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savoir que si nous avons besoin de troupes pour le service actif, il faudrait absolument un intendant général, bien que co soit uno question de savoir si cet officier devrait être en même temps adjudant-général ou s’il faudrait deux officiers distincts,
L'honorablo député de Middlesex-Ouest a fait voir encore scs grandes connaissances en matières militaires en disant qu'on ne saurait tolérer un corps de torpilleurs. Extravagance épouvantable, a-t-il dit,
Encore une fois cet honorable monsieur parlait do choses qu'il n'avait pas pris la peine d'étudier, S'il y a quelque chose dans lo bill qui ne soit pas extravagant, c'est à. coup sûr la clauso concernant le corps des torpilleurs. Avec nos côtes si étendues, si nous avons une organisation efficace, nous pourrons, grâce aux torpilles, nous dispenser de vaisseaux, de batteries, et do bien d’autres choses coûteuses, Aussi, savais-je bien que l'honorable monsieur, quand il m'accusait d’extravagance, ne me connaissait mémo pas à demi, parco que je no suis réellement pas extravagant. l
M. O'BRIEN : Il s'en faut de plus de moitié quo vous soyez assez exlravagant,
M. CARON : Mon honorable ami dit qu'il s'en faut de plus do moitié que je sois assez extravagant ; je commence à croiro qu'il a raison, En proposant la créatipn d’un corps de torpilleurs, je propose réellement une grande économie pour le pays. Si seuloment l'honorable monsieur le désire, je lui enverrai touto une collection des ouvrages les plus récents publiés en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, en France et ailleurs, lesquels établissent que lo mode moderne le plus efficace pour la protection de côtes aussi étendues que les nôtres, est celui des torpilles. L'honorable monsieur l'apprendra quand il étudiera la question. Cela, à la vérité, lui prendra plus de temps qu'il ne s’en écoulera d'ici à la fin de la session, pour la raison qu'il n’a pas encore commencé à le comprendre. Je crains même que si je lui adresse tous les ouvrages que j'ai consultés moi-même, l'honorable monsieur ne soit pas capable de donner son opinion avant la session prochaine, A cetto date, cependant, ii avouera, j'en suis convaincu, que j'avais raison ot qu'il avait tort.
L'honorablo député de Richmond et Wolfo (M. Ives) a étudié à fond la question. Lui qui, d'habitude, jugo sainement, s’est trompé sur un point cependant. Il a soutenu que nous encourions de fortes dépenses, ot il m'a demandé de déclarer, en ma qualité de ministre de la Milice, si nous voulions avoir une armée permanente ou si nous voulions simplement organiser une force pour prévenir les troubles civils. L'honorable monsieur sait que nous ne pouvons pas organiser uno armée permanente hors de sa connaissance; de plus le bill indique au-delà de tout doute quelles sont les intentions précises du gouvernemont en organisant co corps. Cette prétenduo armée permanonte compterait 750 hommes, Vous pouvoz vous figurer quelle sensation prodairait parmi les puissances étrangères la nouvelle quo le Canada, devenu puissance militaire, aurait organisé une armée do 750 hommes. Ce n'est pas une armée permanente, mais bien un centre d'instruction que nous voulons créor. Nous organisons pour l'infanterie des écoles, comme celles que nous avons déjà établios pour l'artillerie et qui ont déjà eu un si bon effet sur cette brancho du service. Pas une seulo fois, depuis que je suis à la tête du départoment de la Milice, je n'ai tonté d'augmenter les dépenses pour l'état-major ou les Officiers; dans le bill que je viens de déposor sur
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le bureau de la Chambre, je ne l’essaie pas davantage. Consultez seulement les comptes publics et vous verrez que depuis que je suis ministre de la Milice j'ai diminué les dépenses de l'état-major. J'ai affecté aux soldats les économies qui en résultaient, et je demande maintenant à tous si les camps n'ont pas été d’un grand avantage pour nos soldats,
Ce n’est pas mon propre témoignage que j'apporte ici, car je com-
. prends que quelques-uns de ces honorables messieurs pourraient dire
gi ne m'appartient pas d'en donner, que je ne suis pas compétent, ’opinion que j'émets est basée sur les archives du département de la Milice et de la Défense ; je la donne comme venant des militaires qui ont acqiis une grande expérience dans l’armée anglaise et qui soutiennent que les forces militaires du Canada, dans leurs douze jours d'exercices, ont fait plus d'ouvrage et acquis plus d'expérience qu'elles n’ont jamais eu auparavant l'occasion d'acquérir,
Je dois ajouter en toute franchise que je préfère des exercices annuels au camp qui se tient tous les deux ans dans les districts de chacune des provinces, pour la raison que les soldats peuvent apprendre plus dans ces camps qu'aux exercices dans les quartiersgénéraux. Il n’y a pas le moindre doute que dans ces derniers nor volontaires font leur devoir et le font bien, mais vous n’y pouvez réuuir le même nombre d'hommes que dans les camps, pas plus que vous ne pouvez leur y donner l'expérience qu'ils acquièrent dans ceux-ci, ni leur apprendre aussi bien les mouvements ni même leur enseigner ceux qui ne peuvent être en aucune façon enseigné dans les quartiers-généraux. De plus, c'est dans les camps que se forme cet esprit de Corps qui devrait toujours animer les forces organisées. Je préférerais même des camps qui réuniraient des hommes de différentes parties du pays.
Mais si je suis déjà extravagant, ainsi que l’a affirmé l'honorable député de Middlesex, vomment pourrais-je demander à cette honorable Chambre de voter les crédits nécessaires pour les camps annuels. Je sais que cela serait très avantageux ; mais comme nous avons procédé graduellement, améliorant notre milice d'année en année, il ne faut pas trop nous presser et demander maintenant âu pren de voter une somme considérable pour les camps annuels,
ous devrons attendre. Nos miliciens savent que lorsque les grandes dépenses que le pays a dû encourir pour certains travaux nécessaires seront devenues moins lourdes, le gouvernement sera probablement en mesure de nous donner de ces camps annuels. Je suis d’avis que dans ce cas, comme dans tout autre, il nous faut procéder graduellement, de telle sorte que le pays n'ait pas à souffrir de dépenses extravagantes. 4
Certains députés se sont attaqués aux dépenses de l'état-major. S'ils avaient étudié la question avant de faire ces attaques et s'opposer à ce que ces hommes obtiennent la juste rémunération de leurs services, ils auraient trouvé qu’en réalité l'état-major absorbe très
u de l'argent voté par le parlement—pas plus qu’un vingtième. Il
ut considérer que Le hommes qui se dévouent ainsi n'ont pas,
. comme les membres du service civil, le privilége de se retirer avec
une pension prise à même le fonds de retraite. Le jour qu'ils quittent le sevrice ils n’on rien autre chose sur quoi ils puissent compter gs les économies sur les salaires qui leur ont été payés chaqué année urant le temps de leur service. Je ne dirai rien de plus sur cetté uestion; je me permettrai seulement de demander aux honorables
députés s’ils considèrent que c'est une extravagance de consacrer à
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