‹ Mille questions d'étiquette [microforme]Chapitre 2 sur 65 · ADIEUX · texte numérisé non relu

ADIEUX

Q. — Comment doit-on prendre congé ?

R.—Ily a des gens qui font une visite de dix minutes

ct qui prennent vingt minutes pour dire adieu, fatiguant ainsi la maïtresse de maison et se fatiguant eux-mêmes, mais, apparemment incapables de partir sans une foule de tergiversations inutiles. D’un autre côté, il y à des personnes qui vont à l’autre extrême, au1 arrêtent net une conversation et lancent un adieu précipité, comme si le feu était à la maison ou comme si elles s'étaient mortellement ennuyées. Ceci n'est guère flatteur pour la maîtresse de maison. Il faut donc éviter de tomber dans l’un ou dans l’autre de ces excès.

En s'approchant de la maîtresse de maison, quand il y a d’autres personnes présentes, on doit attendre un moment qu’elle s'arrête dans la conversation où elle peut être engagée ; si elle est bien élevée, elle s'arrêtera a la première occasion et se lèvera pour vous dire adieu. “ Charmante réunion, j'ai rencontré tant de personnes

charmantes”, peut-on murmurer en disant adieu, tandis que la maitresse de maison exprime en quelques termes aimables le plaisir que lui a fait la visite. Des formules toutes faites d'accueil et d'adieu ont l'air parfaitement ridicule: quand elles sont imprimées.

este naturellement des règles tacites quant au moment où l'on doit prendre congé d’une maîtresse de maison, à une visite de l'après-midi ou à un thé et, encore, ces règles comportent-elles de sérieuses exceptions qui dépendent des intentions de la personne qui reçoit. Par exemple, si une personne se lève pour prendre congé à une visite, ou peut-être, après un lunch ou quelque chose de semblable, et que la maitresse de maison désire retarder ce départ, elle peut dire : “ Il est encore de bonne heure, êtes-vous obligée de nous quitter si vite, ne partez donc pas maintenant” ou d’autres paroles aimables. Si la visiteuse est en mesure de rester et si son temps n’est pas pris ailleurs, elle doit retarder son départ de quelques instants. Mais, ces quelques minutes sollicitées, — car, ce n'est jamais plus, —ne doivent pas dégénérer en une

demi-heure ou trois quarts d'heure, de crainte d'exposer la maîtresse de maison au regret de sa politesse.

Dans les grands thés, les bals et les diners, ces termes de persuasion sont éliminés et les invités quittent sans cérémonie à l'heure qui leur convient.

sn AMITIES

Q. — Que doit-on faire lorsqu'un ami ou connaissance est l’objet d’une distinction quelconque ?

R. — Lorsque l’un de nos amis ou l’une de nos connais- Sances a obtenu une distinstion quelconque, on s’empresse de le féliciter. Ce sera par un télégramme, une lettre, une carte sur laquelle on tracera quelques mots empreints de cordialité.

Celui qui reçoit ces marques de sympathie a le devoir de remercier les personnes qui les lui adressent : deux mots au-dessus de son nom sur sa carte. On ne lui demande pas de développements, on le suppose accablé sous les témoignages d'affection et d’estime.

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