NOR
D ER Re
plaisir de venir diner chez nous avec M.—, sans cérémonie tel jour —?
Cette invitation est envoyée à la dame une semaine au moins avant la date du diner.
Pour un diner plus cérémonicux l'invitation écrite à la main est ainsi conçue.
M. et Mme.— ont le plaisir de prier M. et Mme J. de venir diner chez cux le—
Ceci est envoyé au monsieur et à la dame, deux semaines au moins avant le diner.
Pour les grands diners, on emploie la formule officielle sur carte gravée,
Q. — Où doivent Ctre envoyées les invitations ?
R.—Les enveloppes contenant des invitations doivent autant que possible étre portées par des messagers pour éviter les incertitudes du service postal, et elles doivent être portées à la résidence de la personne invitée, jamais à son bureau.
Q. — Qui fait les invitations ?
R. — Toutes les invitations, sauf les invitations à diner, sont lancées au nom de la maitresse de maison seule. Les invitations à diner sont lancées au nom du maître et de Li maitresse Ce maison, saut pour les diners d'homr::. Dans ce cas les invitations sont faites par le maître de la maison seul.
Q. — À qui répond-on pour une invitation ?
R. — Les réponses aux invitations sauf dans le cas d’invitations faites par le maitre de maison seul doivent être adressées à la maitresse de maison.
Q. — Quand doit-on faire les invitations à diner ?
R.—On ne doit pas inviter quelqu'un seulement la valle ou l'avant-veille d'un diner de cerémonic. Le refus causé par un manque de préparation, pourrait paraître escompté d'avance. Il est évident qu’une invitation faite avec la certitude qu’elle ne sera pas acceptée est aussi peu polie que d'aller voir les gens que l’on sait sortis. De plus, l’invité peut garder la secrète idée qu’on est venu le chercher pour remplacer un convive manquant.
Q. — Lorsqu'une famille se compose de plusicurs frères ct sœurs qui vont tous dans le monde, doit-on inviter chacun séparément où envoyer une invitation collective pour toute la famille ?
R.— On peut envoyer une invitation à deux sœurs ou plus dans la mème famille en l'adressant à Miles X..., mais il faut envoyer une invitation séparée à chaque frère ui est garçon. Il est absolument incorrect d'adresser une invitation ainsi conçue : M. et Mme X... et leur famille. Cependant, il est toujours admis d'envoyer une invitation libellée : AL. ct Mme X...
Q. —- Peut-on rénondre à une invitation à nn thé cur une carte de visite, l’invitation ayant été faite sur une carte de visite ?
R. — Non, quelle que soit la forme de l'invitation, vous devez ré.ondre par lettre.
Q.-—Un mari peut-il écrire une lettre d'invitation au noîn de sa femme ?
R.—En général, les invitations sont faites par les femmes. Il n’est pas défendu cependant, dans une demiintimité à un homme d'inviter au nom de sa femme, donnant pour excuse, soit l'absence moinentanée de celleci, soit une indisposition passagère.
Q.—Le nom du mari doit-il figurer avec celui de la femme sur des invitations pour une réception de l’aprèsmidi ?
R.— Non. à moins que la réception ne soit donnée en l'honneur d’un personnage mâle. Les invitations pour réceptions du soir, mariages et diners sont lancées au nom du maître ct de la maîtresse de maison ; maïs celles pour des danses, des réceptions, des thés, des parties de cartes et des garden-parties de l'après-midi sont faites au nom de la maïtresse de maison seule.
Q. — Peut-on inviter à un mariage une dame mariée sans inviter son mari ?
R.— Non, il est contraire à toute politesse d'inviter une dame sans inviter aussi son mari et réciproquement.
Q. — Les invitations pour un mariage peuvent-elles ètre envoyées sous mème pli à un frère ct à une sœur ?
R.—Non, clles doivent être envoyées séparément meme si le frère et la sœur habitent ensen ie.
Q.—Les invitations par téléphone- sont-elles parfaitement correctes ?
R.—Oui, entre amis ou pour une petite réunion impromptuc. Cependant, comme les invitations de vive voix, elles sont difficiles à refuser et l’on doit éviter, en faisant une invitation, de mettre la personne à qui l’on s'adresse dans l'impossibilité de conserver son libre arbitre.
Q.— Que doit-on faire si l’on ne peut pas assister à une réception où l'on est personnellement invité ?
R, — Une lettre ou carte d'excuse doit parvenir à la maitresse de la maison le jour méme où a lieu le thé ou la réception à laquelle on ne peut pas assister et il faut ensuite faire la visite ordinaire, dite de digestion.
Q. — Que doit-on faire si on ne peut pas se rendre à un diner après avoir accepté l'invitation ?
R.— Une fois une invitation acceptée, il n'y a qu’une raison absolument sérieuse qui puisse vous excuser de ne pas arriver exactement à l'heure indiquée. En cas de maladie, accident ou absence forcée, il faut, sans perdre un instant, en prévenir la maitresse de maison. Un petit mot porté par un commissionnaire est la façon la plus polie d'exprimer ses regrets : mais, en cas d'urgence, un télégramme peut suffire, et, si le temps manque pour l'un ou l’autre de ces moyens, l'emploi du téléphone est excusable. Une lettre doit être immédiatement envoyée ensuite pour donner les raisons de l'absence et accentuer les regrets.
Q. — Comment faut-il agir quand une circonstance fortuite vous oblige à décommander un diner ?
R.—11 faut envoyer à tous les convives quelques mots de regrets sur une carte de visite ct donner à entendre que la réunion n’est qu'ajournée.
Q.— Comment doit-on agir à l'égard des invitations fortuites ?
R.—1II arrive assez fréquemment qu'on invite des connaissances nouvelles faites l'été, à prendre le thé de l'après-midi, sans cérémonie. Une personne qui recevrait ainsi une invitation, pourra accepter si elle sent qu'il y a un désir réciproque de faire connaissance ; mais si elle
s'aperçoit que c’est seulement par politesse, elle doit refuser.
Q. — Comment peut-on rendre une politesse autrement L . . « , | La LI « qu'en invitant à un lunch, à un thé ou à un diner ?
R. — On peut inviter les enfants à une petite collation, ce qui ne cause pas grand dérangement où bien, s’il se présente chez vos amis un cas d'accident où de maladie, on peut offrir une chambre dans <a maison à quelqu'un de la famille I arrive quelquefois que li maison d'un ami de situation modeste est située d'une façon commode pour qu'une personne de plus haute position soit heureuse d'y trouver l'hospitalité en se rendant à la campagne où en revenant de villégiature, ou pour v faire laisser ses commissions ou des ‘paquets. Une offre cordiale d'un service de cette nature est souvent très appréciée.
O.— Comment doit-on s’y prendre pour inviter des amies à rencontrer une personne qui vient passer quelques jours chez vous ct, dans certains cas, pour faire savoir aussi qu’elle est fiancée ?
R. — Des cartes de visite ordinaires font parfaitement l'affaire. Vous écrivez en haut à la main “Pour rencontrer Mile. —” avec l'heure qui vous convient, Et en bas “ Bridge” ou “Euchre”. Il est bon d'envoyer ces cartes huit ou dix jours avant l’arrivée de la personne à rencontrer parce qu'il est quelquefois difficile de réunir un nombre convenable de personnes si l'avis est trop court et il vaut mieux se réserver la chance de pouvoir remplacer ceux qui s’excusent. On peut faire savoir à deux ou trois des plus intimes parmi les invités que votre amie va bientôt se marier, mais pas en la présentant, ni de feçon qu’elle puisse l’entendre.
Q.— Si une mère veut donner une sauterie pour sa fille ouels jeunes gens invitera-t-elle ?
R. — Tous ceux qui sont connus d'elle ou de son mari, les fils de ses amis, qu'on les ait rencontrés ou non et les amis de ses amis intimes, avec leur permission, si les cartes d'invitation doivent être jointes à la leur dans la même enveloppe.
Q. — Peut-on envoyer des invitations aux personnes en deuil ?
R.— Envoyer une invitation un mois ou deux après l'événement funèbre serait une indiscrétion, mais après cela, si l’on donne une grande réception, les personnes en deuil elles-mêmes sont flattées de l'attention. On ne doit pas s'attendre à une réponse d'elles. C’est leur droit de ne pas tenir compte de l'invitation. Cependant beaucoup envoient avant la réception une carte en deuil, pour remercier de l'attention.
Q. — Peut-on inviter une femme à dine: sans son mari, si l’on ne connait pas celui-ci et si l’on ne désire pas faire sa connaissance ?
R. — L'étiquette ne permet pas d'inviter l’un sans l’autre, s'ils sont tous deux à portée d'invitation, sauf le cas de profonde intimité. Le fait de ne pas connaitre le mari n'est pas un empêchement pour l'imviter si l’on connait la femme. FO
Q.— Quand et comment une maîtresse de maison faitelle la révision de sa liste d’invitations ?
R. — Une maîtresse de maison qu reçoit un peu se voit obligée de réviser constamment sa liste d’invitations, pour faire place aux connaissances nouvelles et agréables ct rayer celles qui sont indifférentes ou désagréables. Elle est parfaitement libre d'en agir ainsi, surtout à l'égard des personnes auxquelles elk: ne doit aucune obligation. Une maitresse de maison qui tronve sa liste trop longue, n'a qu'à la revoir et à supprmmer impitoyablement ceux qui ne lui ont jamais rendu d'aucune façon ses politesses. À quoi bon s'évertucr à recevoir pendant des années &es personnes qui ne vous ont jamais invitée même à prendre
une tasse de thé ? On peut parfaitement conserver les noms d'amis moins importants, mais qui ont au moins essayé, suivant leurs moyens, de reconnaitre modestement vos politesses. Meme si l'on n'a pas accepté, l'intention était toujours là.
Q.—Est-il à propos de porter un corsage décolleté pour une réception du soir dans un hôtel et comment doiton répondre à une invitation R.S.V.P. pour une réception de ce genre ?
R. — Un corsage décolleté est de mise vu que la réception se tenant sur invitation correspond à une réception particulière. Toutes les invitations doivent avoir une réponse à la personne meme qui les a écrites. R.S.V.P. est la formule employée pour les invitations faites à la troisième personne et celles-ci doivent être acceptées ou refusées en conséquence. M. (ou Mme.) — accepte avec plaisir (ou regrette de se trouver dans l'impossibilité d'accepter) l'aimable invitation de Mme X..., etc.
Q. — Quelle formule française peut-on employer au lieu d'inviter à un “ five o’clock tea ” ?
. R. — Nous cueillons ceci parmi les “ mondanités ” d’un journal parisien : “Le 28 décembre, tasse de thé chez Mme N..., en ses salons de la rue...”
Ceci a révélé une importante révolution à la veille de s'accomplir, accomplie déjà peut-être dans le code changeant de la civilité mondaine. Vous avez bien lu : “tasse de thé”, au lieu de “five o’clock ”, adopté jusqu'à présent par les g:ns qui savent vivre. Après une brillante carrière, “{ ’& o'clock ” a, paraït-il, fait son temps. Désireux de substituer un équivalent à l'expression anglaise discréditée, les arbitres du bon ton se sont mis martel en tete, et leur génie inventif a découvert ‘“ tasse de thé”, tout simplement. Sans doute auraient-ils du commencer par là et s’y tenir : en se contentant de notre bonne langue française, ils se fussent épargné la fatigue d'une réaction contre l’anglomanie.
Q.— Comment invitet-on une personne à vous faire visite ?
R. — Si une femme désire en inviter une autre à lui faire
visite, elle peut dire simplement : “ Je désirerais beaucoup faire plus ample connaissance avec vous. Vous me feriez grand plaisir en venant me faire visite”. Et la personne à qui céci s'adresse de répondre : “ Je vous remercie et ce sera pour moi un grand plaisir de profiter de votre aimable invitation ”.
Une jeune fille pour faire la même demande à un jeune homme dira : “Je serais très heureuse si vous veniez me voir quelquefois. Ma mère et moi sommes à la maison tous les jeudis”; ou bien encore: “ Venez donc quelque soir où vous aurez l’occasion de passer dans notre voisinage ”.
Q. — Que doit-on faire quand on est invité à une soirée dans une famille où l’on n’a pas encore été faire visite ?
R.—On doit immédiatement avant la soirée aller déposer une carte chez la famille. Puis après la soirée on fait la visite régulière.
Q. — Doit-on toujours donner la raison d’un refus à une lettre d'invitation ?
R. — Pas nécessairement.
Q. — Peut-on inviter une jeune fille à une réception où les dames sont invitées, sans inviter sa mère ?
R.—Non, l'invitation doit être faite à la mère et à la jeune fille, lors même qu’on ne serait pas en relations avec la mère.
Q. — Une jeune fille doit-elle envoyer des invitations à son nom ou au nom de sa mère?
R.—Si c’est une invitation pour jeunes gens et jeunes filles il faut employer le nom de la mère et aussi s’il y a un peu de cérémonie. Pour des invitations sans cérémonie une jeune fille peut les faire en son nom propre.
Q. — Un jeune homme peut-il inviter des dames à des courses ou à des parties de sport ?
R. — Certainement ; les dames vont, de nos jours, avec grand plaisir, aux courses ou aux joutes de crosse et de balle.
Q. — Peut-on offrir à une jeune fille, après le théâtre, de l'emmener souper dans un restaurant ?
R. — Non, et une jeune fille qui se respecte ne doit pas accepter une telle invitation.
Q.— Une jeune personne qui a été invitée plusieurs fois à des parties par un jeune homme peut-elle l'inviter à prendre le thé chez ses parents ?
R.— Certainement. Il est toujours de très mauvais goût d'accepter toutes les politesses et de ne jamais en rendre aucune. Un jour où le jeune hommie doit. venir rendre visite dans la soirée, il est très facile de lui dire de ven'r un peu plus tôt, afin qu'il puisse prendre le thé ou le diner avec la famille.
Q.— Quand doit-on répondre à une invitation à un concert ou à un théâtre ?
R.—On doit répondre immédiatement aux invitations de ce genre ; sinon, on peut laisser le monsieur qui a
fait l'invitation dans le doute et le priver du plaisir d’inviter une autre personne si l’on refuse.
Q.— Peut-on suggérer qu'une invitation vous serait agréable ?
R.—I1 est absolument déplacé pour un homme de donner la moindre indication qu'il serait heureux d’être invité par une femme à lui faire visite. C’est le privilège de celle-ci de faire la première démarche en semblable matière ; sinon, elle pourrait se trouver placée dans une très embarrassante position.
Q. — Une jeune fille peut-elle inviter à lui rendre visite les jeunes gens qu’elle rencontre dans une autre maison ?
R. — Une jeune fille peut parfaitement inviter à lui rendre visite les jeunes gens qu'elle rencontre chez des amis ou qui lui sont présentés d'une façon régulière. I est bien entendu qu'elle ne doit adresser cette invitation qu'à ceux qui paraissent se plaire dans sa société ou qui ont eu pour elle une attention spéciale. Mais elle ne doit rien dire ou faire qui puisse ètre considéré comme “ des avances”. Il n'est pas toujours facile pour une jeune
fille de distinguer, au début d'une connaissance, si un causeur où un danseur agréable est à d’autres points de vue un ami acceptable, et il est bon de prendre des informations avant de faire à quelqu'un l’honneur de, son hospitalité.
Q. — Doit-on laisser les enfants accepter des invitations d'autres enfants ?
K.— Dans la société on ne permet pas aux enfant: d'accepter des invitation; d'enfants de personnes que leurs parents ne visiient pas. Dans des cas exceptionnels, quand les deux familles occupent la méme position sociale, la mère des enfants qui veulent donner une petite féte peut écrire un mot à la mère des autres enfants en expliquant par exemple que ses enfants désirent jouir de la compagnie de sa petite fille, etc., et mettre dans sa lettre sa carte et deux de son mari. Si l'invitation est acceptée, la mère de l'enfant invitée doit rendre promptement visite. Si l’on ne désire pas entrer en relation avec la famille qui invite, on envoie une lettre de regret dans laquelle on met les cartes réglementaires.
Q.— Est-il impoli de mentionner à une personne la durée du temps que l’on veut l’avoir ?
R.— Pas du tout. C'est ainsi que se font les invitations. Vous dites par exemple : “ Faites-moi donc |: plaisir de venir passer une quinzaine ou une huitaine d jours Où un mois, selon le cas, avec moi”, etc. L’invitée elle-même sera plus à l'aise et comprendra combien de temps, elle devra s'attendre à rester chez vous.