MAGASINS
Q. — Quelles sont le: règles à suivre dans les magasins:
R. — N'entrez jamais dans un magasin si vous n'avez rien à y faire.
Demandez ce que vous désirez aussi clairement que possible.
N'examinez pas cinquante choses dont vous n'avez pas besoin.
Si vous n'avez pas envie d'acheter, mais seulement d'examiner et de vous informer, dites-le tout de suite.
Ne marchandez jamais ; si le prix ne vous convient pas. allez ailleurs.
Ne restez jamais à hésiter devant un comptoir.
Décidez-vous promptement. Si vous n'êtes pas décidée, il vaut mieux quitter le magasin et revenir.
N’abimez pas les objets que vous touchez.
Ne donnez jamais de dérangements inutiles aux commis.
Ne demandez jamais d’échantillons sans vous excuser et à moins que vous ne vouliez réellement revenir prendre les marchandises ou essayer d’assortir.
Autant que possible faites porter vos paquets à domicile
Ne faites jamais attendre un commis pour causer avec une amie.
Si vous voulez causer, écartez-vous du comptoir pour que le commis puisse servir d’autres personnes.
N’appelez jamais un commis qui est occupé à servir une autre personne.
Si vous voulez être servie par tel commis en particulier. attendez qu'il soit libre.
Il est de mauvais goût de se moquer ou de rail'er les articles qui vous sont offerts ; s'ils ne vous conviennent pas, laissez-les là. Faites grâce de vos commentaires.
Ne vous allongez pas sur le comptoir.
Planter ses deux coudes sur un comptoir est d’un effet pitoyable,
Bousculer où pousser quelqu'un à un comptoir est de mauvaise éducation.
Ne prenez jamais des mains d’une personne un article qu’elle examine ; attendez qu'elle l'ait reposé sur le comptoir.
Les chuchottements ou les apartés sont de mauvais goût dans un magasin
Il est impoli d'arréter les amis que l’on rencontre dans un magasin pour les consulter sur des achats avant qu'ils aient terminé les leurs.
Il est impoli, à moins d'en ètre priée, d'exprimer son avis sur les achats des autres personnes ou sur leur goût en achats.
ht MAISON —
Q.— Quelles dispositions doit-on prendre pour ranger
les manteaux à l'entrée de la maison :
R.— C'est un très mauvais arrangenent en ville de pendre tous les pardessus et d’accrocher tous les chapeaux de la famille dans le vestibule. S'il n’y a pas d’endroit spécial disponible, tous les jeunes membres de la famille devraient être dressés à s'habiller et à se déshabiller dans leur chambre: on peut faire exception pour le maitre de la maison. Dans les maisons confortables, il y a généralement dans le vestibule ou sous l'escalier une armoire où l'on peut serrer les caoutchoucs, les manteaux, les casquettes, les cravates et autres choses que l’on n'aime pas voir trainer.
Q. — Quelle précaution doit-on prendre quand les lumières sont allumées dans le salon ?
R,— Quand les lumières sont allumées, les persiennes doivent être fermées ou les stores baissés ou encore d'épais rideaux tirés. Il y a des gens qui ne comprennent pas le charme du secret de la vie privée et qui ont l’air de vouloir toujours vivre dans une maison de verre. Cependant l'absence de store ou de rideau dans un salon éclairé indique que les maîtres de maison ignorent les usages ou manquent de raffinement.
Q. — Peut-on mettre des fleurs dans des vases à une fenêtre ?
R. — Non, on ne met pas aux fenêtres des fleurs dans des vases, mais on peut y mettre les fleurs en pots. Les fleurs dans des vases se mettent sur une cheminée, une table une console.
Lun à MALADIE —
Q. — Peut-on demander à un docteur ce que coûtera une
opération avant de se laisser opérer ?
R.—1I1 est non seulement permis mais nécessaire de
S ENQUErIT Au prix d'une opération avant de s'v décider.
On doit prévoir aussi une assez forte dépense d’imprévus : ;
et d'accessoires.
. Q@.— Quelle conduite doit-on tenir à l'égard d'amis intimes malades, d'une affection légère mais contagieuse et auxquels on veut prouver ses sympathies ?
R. — Beaucoup de personnes en cas de maladie légère mais contagieuse ferment leur porte à leurs meilleurs amis. Elles estiment que c’est bien assez d'exposer à la contagion ceux dont les soins leur sont d’une nécessité absolue. La mode hollandaise — d'afficher à la porte le bulletin de santé du malade, — est suivie par quelques-uns. Et on ne saurait trop applaudir au souci des autres dont témoigne la défense d’entrer dans le logis contaminé, et à l’idée pratique de cet affichage à la porte. Les gens de la maison très surchargés, ne sont pas dérangés ; les amis ne sont pas exposés à contracter le mal : ces derniers doivent avoir dans ce cas la bonne pensée de glisser leur carte sous la porte ou dans la boite, carte portant au crayon quelques mots de: sympathie, de félicitation ou d'encouragement selon le cas.
On enve’ maintenant des fleurs aux gens rétablis, pour célébrer leur convalescence. Mais on doit consulter ses ressources avant de suivre toutes ces nouvelles coutumes qui ne laissent nas d'être fort onéreuses et lourdes aux petits budgets. Les gens dont la situation de fortune est modeste peuvent se borner à exprimer leur joie de l'heu-
reuse issue de la maladie. S'ils tiennent à se mettre à l'unisson, qu’ils offrent le bouquet le plus simple, le moins coûteux. — Au contraire, si l'on est riche on peut agir grandement en cette occurrence : envoyer primeurs et fleurs rares, et chatteries. On met encore sa voiture, pour des promenades, à la disposition du convalescent qui n’en
s he
a pas à lui.