‹ Mille questions d'étiquette [microforme]Chapitre 43 sur 65 · PREMIERE COMMUNION · texte numérisé non relu

PREMIERE COMMUNION

Q. — Quels cadeaux offre-t-on en France aux enfants qui font leur première communion ?

R.— Autrefois, on n'aurait jamais pensé à offrir aux jeunes communiants autre chose que des objets de piété. Aujourd'hui, on offre toujours ces mémes objets, mais lorsque la liste est épuisée, on passe fort bien à des présents un peu plus profanes, plutot que de donner en double une foule de choses.

La liste des présents ayant un caractère religieux est d'ailleurs assez longue : missels, livres de prières, chapelets, dizaines, médailles, couverture blanche pour le livre d'heures, quand celui-ci est en maroquin de couleur, signets avec médaille ou emblème des vertus théologales. etc.

Mais, si la première communion marque pour l'enfant une étape importante dans la vie religieuse, elle marque aussi une sorte d'entrée dans la vie mondaine. A partir de sa première communion, l'enfant n'est plus un enfant, c'est une fillette ou un garçonnet ;souvent, à partir de ce moment, ils ont leur chambre, leur chambre bien à eux, ct le cadeau de première communion sert parfois de prétexte à un papa, un oncle, où un grand-père pour doffher les premiers meubles de cette chambre, qui sera plus tard la chambre de jeune homme ou de jeune fille Les cadeaux de ce genre sont, en somme, très éloignés d'avoir un caractère frivole ; ils sont faits pour donner aux jeunes gens le gout du chez soi, de l'intimité de la famille, et l'on ne manque nullement aux convenances en les offrant à l'occasion de la première communion. En dehors de ces présents assez importants, des amis offrent de gentils accessoires de bureau: cachets, porte-plume, encrier, portebouquet un joli dé en argent ou en or est un cadeau très en vogue pour les fillettes : la montre, la première montre est un présent presque classique. Toutefois, l'on s’'abstiendra autant que possible d'offrir des bijoux ; de mème, des objets de toilette, miroir, éventail, qui ne semblent pas de circonstance.

Le tact, d'ailleurs, guide beaucoup en cette affaire.

Q.— Quelles sont les règles pour la première communion ?

R.-—Les usages ont établi pour cette circonstince des règles très nettes que nous allons résumer ici. Parents et amis d'une famille font au premier communiant un cadeau variant d'importance suivant la fortune de celui qui l'offre et suivant ses obligations.

On donne un souvenir pieux, autant que possible, mai< à défaut, tout ce que l’on veut en fait de bibelots de fantaisie.

En échange, le premier communiant remet une image pieuse portant son nom ct la date de sa première communion.

Les personnes qui entourent l'enfant à la messe et aux vépres doivent porter à ces cérémonies leur toilette la plus habillée. Dans certaines régions, il est général de faire des visites ce jour-là. C'est un tort et l’on ne saurait trop conseiller de les Supprimer afin d'éviter les distractions intempestives et de ne pas augmenter chez l'enfant une fatigue déjà grande après les émotions de l1 journée et des dernières semaines de préparation à l'acte qu'il vient d'accomplir.

Après les offices, il est de règle de fêter l’élu par un repas plantureux, servi sur une table élégante, autour de laquelle se groupent les proches parents, les intimes.

ns la famille, le garçonnet ou la fillette, doit occuper la première place au centre de la table, en face de son père et de sa mère, ayant ses grands parents à sa droite et à sa gauche.

Le lendemain de la cérémonie, le petit garçon dans le costume de drap noir, la fillette, en robe de ville coquette. vont avec leurs parents remercier le prètre qui les à instruits au catéchisme et les maitres qui, toute l'année, se dévouent journellement pour eux.

Q.—Que doit-on penser des réceptions de première communion ?

KR. — Nous considérons que cette imposante journée doit ètre entourée de moins de mondanités possibles. Cette fète ne devrait réunir autour de l'enfant que ses parentproches et ses amis très chers.

Q. — Quelle formule de félicitation doit-on employer pour la première communion d'un enfant ?

R.—On n'offre pas de félicitations proprement dites

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aux parents, à l’occasion de la première communion de leurs enfants. Il est impossible d'indiquer des formules toutes faites à leur adresse en ces circonstances. C’est le cœur et le genre des relations qui les dictent. Quant à ce qui concerne les communiants, en les embrassant, on peut leur dire : “ Dieu vous bénisse, mon enfant”. Il est permis de leur faire d'affectueuses recommandations : tout dépend, du reste des rapports : il faut savoir s'inspirer de ces choses-là, plutôt que de la convention.

Q.—Quel cest le cérémonial d'un diner de première communion ?

R.—Ce repas étant surtout une réunion de famille devra avoir un menu satisfaisant, mais non élaboré, afin d'éviter toute prétention. Les fleurs du surtout devront ètre blanches.

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Q. — Dans un diner sans cérémonie à qui doit-on offrir son bras, s’il ne reste à conduire que l'enfant de la maison ct la gouvernante ?

R.— Entre la fille de la maison qui n'est qu'une fillette et son institutrice, un invité n’a pas à hésiter. Pour passer à la salle à manger, c’est à la jeune femme et non à l'enfant qu’il offrira son bras. Quelle humiliation pour la première, si on agissait autrement !

Q. — Qui doit précéder : le monsieur ou la dame ?

R. — En entrant dans une pièce, en montant un escalier dans l'intérieur d'une maison, la dame passe la première. Dans les endroits publics, l’homme passe le premier pour protéger la dame contre tout embarras possible.

Q. — Qu .1d un homme et une femme ont un escalier à monter ensemble, quelle randuite doit tenir l'homme en cette circonstance :

R.— Lorsqu'un homme ct une femme gravissent ensemble un escalier, la femme précède l'homme. Lorsqu'ils le descendent, l'homme précède la femme.

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Q. — En entrant à l’église ou au théâtre la dame doitelle suivre immédiatement l'huissier ?

R.—La règle veut que le monsieur précède la dame Pour passer dans l'allée de l'église ou du théâtre.

Q. — Quand un monsieur et une dame dinent ensemble de quel côté la dame doit-elle s'asseoir ?

R,. — Toujours à la droite du monsieur.

Q. — Une jeune fille peut-elle refuser le bras qu'on lui offre si une personne a été oubliée ?

R. — Une jeune fille peut refuser en souriant de prendre le bras d'un homme quand elle pense qu'il devrait l'offrir à une femme plus âgée qu'elle. “ Je vous remercie, dirat-elle, mais il y a Mme Une Telle qui, plus que moi, à besoin d'un bras. Pardonnez-moi de vous y faire penser”.

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