PRESENTATIONS
Q.—Quelles sont les règles générales de la présentation ?
R. — Les présentations se font toujours du plus modeste au plus élevé en dignité : nous savons déjà que l'age ‘confère la plus haute dignité. Ainsi, on présente un jeunc homme à un vieillard, un homme à une femme, un inclividu plus ordinaire à un Personnage occupant une situation marquante, etc.
C'est la personne présentée qu! est nommée la première. Supposons que M. À... veuille présenter M. B... à Mudame C..., il dira à cette dame, en désignant M. B... « la main; J'ai l'honneur de vous présenter monsieur B. connu à tel et tel titre, Madame C... s'inclinera légrrement devant M. B... et alors M. A..., continuant son bon office, désignera madame C.. à M. PR En tour, s’luera profondément en regardant la dame.
Entre femmes on supprime la formule : J'ai l'honneur, pour dire simplement : Je vous présente madame C..., et l'on ajoute presque toujours une parcie sympathique telle que : une bonre amie, où une de nos anciennes connaissances, etc. Quelquefois même le “ Je vous présente ”
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reste sous-entendu, ainsi qu'il arrive généralement entre hommes quand il ne s'agit pas de hautes personnalités ; on nomme alors tout simplement : Monsieur B..., puis, en se retournant vers celui-ci : Monsieur CC...
Dans les présentations faites à une personne plus âgée, ou d'un homme à une femme, à quelque personnage, Ce sont ceux qui ont reçu la première présentation qui doivent prendre l'initiative de la conversation ; s'ils ne le font pas, il est de la dignité des personnes présentées de s'abstenir.
Entre gens de méme âge, de méme sexe où de méme position, on ne prend pas garde à cette étiquette ; la personne la plus empressée témoignera gracicusement du plaisir qu’elle éprouve à faire la connaissance.
Quand on présente un de ses protégés, un ami, un jeune parent à quelqu'un d'une certaine situation, il est nécessaire de dire : “ Mon frère, où mon cousin, où mon ami un tel, sollicite l'honneur de vous être présenté ”,
Si c'est une femme mariée qui présente son frere, elle doit ie désigner par son nom de famille, qui n'est plus le sien ; elle dira par exemple : Monsieur Durand, mon frère ou maître Durand, le docteur Durand, mon frère, s'il est avocat où médecin.
On fait de même pour tout autre parent, oncle, cousin, neveu, mais la jeune personne non mariée dit simplement : Mon frère aîné, ou mon frère Charles.
Quelle que soit la formule adoptée en cette circonstance, si la personne à qui la présentation est faite n'a pas de graves raisons pour ne pas répondre à cette avance, elle doit dire : * Je suis bien aise de taire votre connaissance”. Dans le cas contraire elle s'incline : mais, si cette sévérité n'est pas motivée, elle manque de bienveillance.
Aucune visite n'est due après une présentation faite dans une maison neutre, on se bornera à se saluer dans l'avenir en cas de rencontre. Toutefois si un désir réciproque de relations se manifestait, l’une des personnes inviterait l'autre à la visiter, et elle attendrait alors qu'on eüt répondu à sa proposition avant de faire elle-mème une visite.
Quelquefois les présentations sont faites à domicile, c'est-à-dire que l'intermédiaire demande à une personne quil connait la permission de lui amener son protégé. Ce dernier ne doit faire ensuite une seconde visite que s’il y a été formellemnt invité par celui ou celle à qui on l’a
présenté: toute parole dite pour provoquer cette invitation serait indiscrète ct par conséquent constituerait un manque de savoir-vivre.
Q. — Comment doivent se faire les présentations dans un salon ?
R.—En matière de présentation c'est toujours le monsieur qui est présenté : la dame et en cas de grande différence ‘'ige, c'est la dame la plus jeune qui est pré sentée à la plus âgée. Il suffit généralement de mentionner les deux noms: “ Madame Martin, M. Dupuis”. Mais il est plus convenable de n'être pas si laconique et de dire par exemple: “ Madame Martin, permettez-moi de vous présenter M. Gray ”.
Quand des personnes sont présentées l'une à l’autre, la chose la plus convenable à faire pour chacun est de s’incliner légèrement en prononçant le nom de la personne qui vous a été présentée et celui de la personne à qui l'on a été présenté, respectivement. On peut parfaitement dire également : “ Comment allez-vous, Mr Dupuis”? ou “Mme Martin”? si on le veut. Mais en réalité c'est de la courtoisie insignifiante, car on ne peut pas ètre supposé s’intére: cr vivement à la santé d'une personne dont on vient seulement de faire la connaissance.
Une autre phrase de convention en réponse à une prtsentation est celle-ci: “ Je suis heureux de vons rencontrer”, ou bien, “enchanté de faire votre connaissance ‘’. Cette formule est plus souvent employée par les femmes que par les hommes mais peut servir également pour le: uns comme pour les autres.
Une fille ou un fils doivent présenter les jeunes personnes de leurs amis à leur mère ou à leur père en disant: “ Ma mère, je te présente ou je vous présente Melle Marie David ” ou “ mon père, je te présente Mr Smith ”.
Les petites questions d’étiquette sont généralement plus embarrassantes que les grosses probablement pour li Hip que l’on pense plus souvent à celles-ci qu’à celle:à.
Ainsi un point sur lequel on se trouve quelquefois mal à l'aise est celui-ci : doit-on ou ne doit-on pas se lever pour une présentation ” ?
Quand un monsieur est présenté à une dame celle-ci salue toujours et reste assise. Mais quand la présen-
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MILLE QUESTIONS D'ÉTIQUETIE 217
tation se fait entre deux femmes, celle qui est assise doitclle se lever pour reconnaitre la présentation ? Voilà où est la question.
En somme, dans ces conditions, se lever serait faire un mouvement déplacé à moins que la personne présentée ne soit très âgée et qu'on ne tienne à lui donner une marque spéciale de respect. Dans toute présentation ordinaire, il n'y a pas lieu de se lever à moins que l’on n'entame aussitôt une conversation ; auquel cas, il faut absolument se lever si l’autre personne reste debout.
La maitresse de maison doit toujours se lever pour recevoir ses invités aussitôt qu'ils arrivent, à moins qu'elle ne soit très âgée ; et elle se lève quand ils s'approchent d'elle pour prendre congé.
Quelquefois, dans un thé ou une réception de l'aprèsmidi, si la maitresse de maison est en train de causer à une visiteuse quand une personne entre, la visiteuse assise à côté de la maitresse de la maison, ne sait pas si elle doit se lever elle aussi, elle se lève à moitié et se rassied restant ainsi quelquefois dans une position ridicule, ne sachant pas si l’un ou l’autre mouvement était le vrai.
La règle est celle-ci : si la personne qui arrive est absolument étrangère à la visiteuse qui cause avec la maitresse de la maison, elle ne doit pas bouger du tout et ne pas s'occuper de la personne qui entre et ne doit ni se lever, ni faire aucun mouvement dans ce sens ; mais si la nouvelle venue est une de ses connaissances, après que la maitresse de maison lui a serré la main et lui a dit quelques mots, elle doit se lever également, s’avancer et à son tour elle lui serre la main et lui dit quelques mots.
Q. — Quel est le nom qui doit être prononcé le premier celui de la personne présentée ou de la personne à qui l'on présente ?
R.— L'usage françris veut que la personne présentée soit nommée la première comme nous le disions à la première question ; la coutume américaine qui est la plus généralement suivie en Canada est de nommer d'abord la personne à qui l’on présente.
Q. — Doit-on serrer la main à une personne à qui l'on est présenté ?
R). — Un homme ne serre jamais la main à une dame à qui il est présenté, mais il la serre toujours à un autre homme à qui on le présente. Selon la coutume américaine un homme ne doit jamais serrer la main à une dame s'il est ganté à moins que celle-ci ne soit gantéc également.
Q. — Peut-on présenter une personne dès son entrée à plusieurs personnes déjà arrivées ?
R.—1I1 cst d'extrémement mauvais goût de présenter un invité à son arrivée à plus d'une personne.
Q.— Comment fait-on pour se faire présenter entre femmes à une personne que l'on désire connaître ?
Q. — Vous pouvez parfaitement demander à une personne mariée, à laquelle vous avez été présentée, méme ce jour-là de vous présenter à uné jeune femme que vous désirez connaitre, et à laquelle vous voulez parler. Une fois présentée, vous pouvez lui offrir de faire avec vous le tour des salons,
Q.— 1.1 maitresse de maison est-elle tenue de présenter tous ses invités les uns aux autres à un thé ?
R.—On ne peut pas s'attendre à ce que la maitres:e de maison présente tous ses invités les uns aux autres, à un thé de l'après-midi. Elle peut le faire pour une per sonne étrangère qui n'a pas de relations dans la ville: en dehors de cela, c'est à chacun de s'arranger. Les présen tations ne doivent se faire que lorsqu'on est sûr qu'elles
seront réciproquement agréables, Mme A... aimerait probablement bien à rencontrer Mme B..., mais Mme B... almerait probablement mieux circuler et voir se
propfes amies ; si la maîtresse de maison est au courant de cette préférence, on ne peut pas la blâmer d'agir en conséquence.
Q. — Quelle formule employer quand on se présent: soi-meme ?
R.—11 arrive qu'une femme soit obligée de se prcsenter elle-méme à une autre personne, c'est-à-dire de « nommer pour se faire connaître. Elle dit : “ Madame ou mademoiselle X...”, et non DAS ENTATIe CE
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Q. — Deux personnes ont successivement déposé l'une chez l'autre une carte sans se rencontrer, quelle attitude doivent-clles prendre si elles se trouvent ensemble ?
R. — Après cet échange de cartes, on doit se saluer dans la rue ou se parler quand on se rencontre, sans autre présentatjon comme de vicilles connaissances.
Q.— Comment erttamer la conversation entre personnes qui viennent d'étre mutuellement présentées ?
R, — Quand on est présenté à un étranger il survient quelquefois un moment d'embarras. Une question dénotant de l'intérét—non pas de la curiosité — envers cette nouvelle connaissance met quelquefois la conversation en train, Par exemple : “ Etes-vous aussi un ancien ami de notre hôtesse”? où bien * Demeurez-vous ici ou ètes-vous simplement, comme moi, en visite ”?
Q. — Une jeune fille doit-elle présenter ses amis à ses parents ?
R.—1I1 arrive quelquefois, avec la liberté grande qui est laissée à nos jeunes filles que celles-ci reçoivent la visite d'amis qu'elles ont rencontrés à des réceptions ou des soirées auquelles leurs parents n'assistaient pas. Il va sans dire que le visiteur ou la visiteuse reçus dans ce cas, sont à leur première visite présentés à la mère de la jeune fille et aux autres membres de la famille. La formule peut ètre celle-ci : Maman, j'ai le plaisir de vous présenter M. X... ou Mlle X... que j'ai rencontré à telle place et dont je vous ai parlé.
Q.— Un jeune homme qui se trouve avec sa mere en soirée doit-il lui présenter les jeunes filies qu'il connait ?
R. — Pour ce jeune homme sa mère est la personne la plus importante qui se trouve à ce moment-là dans le salon. C'est de sa part un compliment de dire à une personne qu'il désire lui faire faire la connaissance de sa mère. Il doit 12 conduire à sa mère et non pas faire venir cellech HAN ien qui soit plus à l'avantage d'un jeune homme qi !: le voir entourer sa mère des plus grandégards. Une jeune fille serait une ignorante ‘1 ur2 satte si elle se plaignait de ces égards sous préte.’ culs la privent un certain temps de la société d'un jeu . nomme.
Q.— Doit-on donner à une frnme son titre de veuve en la présentant ou en lui écriva : ?
R. — Non, c’est disgracieux. in ‘a présentsut, on dit : “Madame X..., qui est veuve ”.
Q.— Deux jeunes messieurs rencontrent dans la ruc une jeune fille connue de l’un d'eux, celui-ci peut-il lui présenter son camarade ?
R. — Si ce jeune homme connaît très bien la jeune fille, et s’il est à peu près sûr que cette présentation ne puisse pas déplaire, rien ne s'oppose à cette présentation dans la rue. Cependant il est bon d'observer que l’on doit
éviter de présenter des personnes les unes aux autres dans la rue.
Q.— Quelle conduite doit tenir une jeune fille quand une de ses amies lui présente un ami qu'elle attendait et qui vient à sa rencontre ?
R.— Lorsque vous causez avec une jeunc fille et qu'un ami que vous connaissez s'approche de vous, ne transportez pas immédiatement sur lui toutes vos attentions. Lorsque vous lui aurez fait signe que vous le reconnaissez. il se joindra probablement à vous. Présentez-le immc. diatement à la jeune fille avec qui vous êtes et faites-leur part égale dan: votre conversation ; c’est un devoir qui s'impose pour l’un comme pour l'autre.
Si vous êtes la jeune fille ainsi présentée, soyez un peu réservée dans votre maintien bien que cordiale ct retirezvous au bout de quelques instants si c’est possible ; le tête
à tête est généralement plus agréable que la présence d’une tierce personne. Une présentation fortuite de cette nature n'engage pas à reconnaitre plus tard ce monsieur, si vous ne tenez pas à cultiver sa connaissance.
Q.—Que doit faire une jeune fille à qui son fiancé présente ses amis ?
R. — Une fiancée à laquelle son fiancé présente un ami sourit gracicusement à celui-ci cet peut lui dire : “ Mon fiancé m'a bien souvent parlé de vous”. Une jeunc mariée pourra ajouter : “C’est un grand plaisir pour moi
euve dit :
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de faire connaissance avec vous”. C'est toujours à la jeune fille ou jeune femme à tendre la main la première.
Q.—Un homme marié doit-il présenter sa femme à ses amis ?
R.— Un homme marié qui rencontre un de ses amis, garçon, à une fête du soir doit offrir à celui-ci de le présenter à sa femme et ne pas attendre que celui-ci qui est garçon lui sollicite cette faveur. Ce dernier hésitera naturellement à faire cette demande, car c'est un honneur dont il peut ne pas étre jugé digne.
Q. — Comment s'y prendra un mari pour présenter sa femme à un homme plus jeune qu’elle ?
R.—Un mari qui aurait à présenter sa femme à un homme plus jeune qu'elle, ne nommerait pas d'abord celle-ci. Se tournant vers sa femme, puis vers la jeune femme, pour le désigner, il dirait : “ M. Ne 2 renstiité faisant le méme mouvement vers le jeune homme, :il
ajouterait : “ Ma femme ”.
Q.— Comment peut-on se faire présenter à une personne quon n4 Jamais rencontrée ?
R.—On doit demander à un ami commun de nous présenter et il, ou elle, doivent avoir d’abord le consentement de la personne en question. Une fois ce consentement obtenu vous pouvez aller faire visite en compagnie de la personne qui vous présente.
Q.— Une jeune fille se Ilève-t-elle quand un monsie: lui est présenté ?
R.— Non elle ne tend pas la main pour une présentation fortuite, elle sourit et salue gracieusement. Si la présentation se fait chez elle, elle doit se lever. Si le monsieur est un ami d’un intime ou si c’est elle qui reçoit, elle tend la maïn cordialement.
Q. — Comment se font les présentations dans les hôtels ?
R.— Dans un petit hôtel d'été, dans une villégiature simple, on s'adresse souvent la parole sans présentation formelle. Dans tous les cas, il est bon d’attendre une
occasion favorable. Les personnes qui valent la peine d'être connues n'aiment pas qu'on se jette à leur tête, tout en étant disposées à entrer en relations, si les circonstances s'y prétent. Dans les grands hotels de places d'eau à la mode ce serait une erreur d'adresser la parole aux pensionnaires de l'hôtel sans présentation. Ils ont généralcment leur cercle déjà formé et s'ils désirent l'agrandir cela leur est facile par l'entremise des connaissances déjà faites. Personne au courant des usages du monde ne pourrait trouver à redire à cette réserve à l'égard de ces pensionnaires d'hôtel. Quand on se trouve appelés à séjourner quelque temps sous le même toit, on n'encourt pas d'autre: obligations que celles imposées par la plus stricte courtoisie, C'est un fait bien connu des voyageurs que le: personnes qui cherchent trop à cultiver la connaissance de parfaits étrangers sont généralement celles dont la connaissance est le mo'ns à souhaiter.
Q.—Que doit faire un nouvel arrivé dans une ville pour se faire connaître de personnes qu'il ne connaît pas. mails auxquelles 11 a été recommandé ?
R.— Si le nouvel arrivé a des lettres d'introduction, il peut les mettre sous enveloppe avec ses propres cartes et les envoyer aussitôt par messager en ajoutant l'adresse de son hôtel ou de la maison où il est descendu. S'il n'a pas de lettres d'introduction, il peut aller rendre visite aux personnes dont le nom lui a été donné, il se présente lui-même à leur bureau et décline les nom: d'amis communs. Il est probable que la personne ainsi visitée s'arrangera pour venir avec sa femme rendre la visite au nouvel arrivé ou lui enverra une invitation à venir chez lui. Il n'est pas à propos d'aller voir les gens chez eux dans une ville étrangère, san: avoir d'autre titre à invoquer que le nom d'un ami commun. Si vous’ ne pouvez pas vous arranger pour pénétrer jusqu'à la personne indiquée, il vaut mieux écrire un mot où appeler au téléphone pour vous annoncer ct la laisser ensuite faire comme elle l'entend.
boot PROMENADE —
Q. — De quel côté du trottoir doit-on se tenir ?
| peine te, tout Stances au à la IX pennéraledir cela | faites.
jOurrait ensionjourner l'autre:
» courque les issance ont la
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tion, 1!
rtes et idresse DS rendre nné, il nonis rsonne femme a une propos étrann d'un F pour écrire ICERUET
MILLE QUESTIONS D'ÉTIQUETTE 2e
R.— Quand on croise ou que l'on dépasse des personnes dans la rue, on doit toujours tenir sa droite, sauf pour laisser à une daine ou à une personne ägéce le haut du trottoir, le côté des maisons.
.@. — De quel côté du trottoir doit se mettre une jeune fille qui sort avec un prètre ?
R. — Une jeune fille doit éviter autant que possible de sortir avec un prêtre ou un religieux : si elle y est obligée elle prend le côté intérieur du trottoir.
Q. — Comment doit faire un MONSIEUT Qui accompagne une dume en cas de passage difficile ?
R.—Si un monsieur ct une dame ont à traverser un passage étroit, ün endroit -Essant, la dame peut passer la première et le monsieur m.rche tout près derrière elle, pour l'aider au besoin, Si Je passage cest court, le monsieur : averse le premier et tend ensuite la main à la dame pr l'aider à passer.
Q. — Quelle est l'étiquette pour passer une clôture quand on accompagne une dame à la promenade ?
R.- L'étiquette consiste pour le monsicur à <auter la clôture le nremier aussi gracieusement que prssible, puis à tourner le dos sans affectation, et à ne se retourner que lorsque la dame demande votre main pour sauter du Sommet ct de la clôture. lle ne vous remerciera certainement pas :1 vous insistez pour la faire passer la premiere ou si vous l'examinez pendant qu'elle saute.
Q.—Que doit dire une jeune femme pour prendre congé d'un monsieur qui l'a reconcuite Jusqu'à <a porte ct qu'elle ne peut pas inviter à entrer ?
R.— Vous n'avez qu'à dire : “Je regrette beaucoup de ne pouvoir vous demander d'entrer à cause de l'heure avancée. J'espère que vous me ferez Je plaisir de venir à la maison une autre fois ”
Q. — Peut-on, si l'on accompagne une dame, prendre le ss
n que l'on croit préférabie ?
R.— Non, on doit laisser la dame choisir elle-même la route et ne la guider que si elle vous en pric.
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LL ri mer error
Q. — Peut-on passer entre deux personnes qui causent ensemble ?
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R.— Non, c'est une grossièreté. Mais il est tout aussi grossier de se parler à distance et d'intercepter ainsi le passage.
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Q.— Un monieur peut-il se permettre d'arrêter une dame de sa connaissance qu’il rencontre sur la rue ?
R.— Oui. Muis il doit pour lui parler continuer de marcher à ses côtés, au lieu de l'arrèter complètement Si la dame, au lieu de marcher s’arrète net cela signifie : Dites ce que vous avez à me dire, et puis retirez-vous.
Q. — Un monsieur doit-il laisser à une dame le haut ou le bord du trottoir ?
R.— 11 doit li laisser le côté du trottoir qui longe le: maisons, En France, il n'y à aucune règle à ect égard. on se place comme bon vous semble.
Q. — Peut-on manger quelque chose dans la rue en & promenant ?
R.— Non, mille fois non. Manger quelque chose. mème des bonbons en se promenant, est une marque & l'éducation la plus pitoyable.