‹ Mille questions d'étiquette [microforme]Chapitre 46 sur 65 · N ED A · texte numérisé non relu

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R.—Si vous ne pouvez pas donner de réception, annoncez Sans cérémonie l'arrivée le votre visiteuse à vos amis et demandez-leur de venir la voir. Arrangezvous pour que trois où quatre de vos amies intimes la rencontrent chez vous à la premiére occasion, soit dans l'après-midi, soit dans la soirée, le plus tôt sera le micux, afin de présenter votre amie aux gens de: votre cercle, et de ‘leur donner l'idée de l'inviter. Si l'on attend trop longtemps on ne s'occupe plus des étrangers et on ne donnerait peut-Ctre aucune réception spéciale pour votre visiteuse. L'essentiel est d'agir promptement dés le début.

Q.—Une dame doit-elle prendre le chapeau ou le manteau d'un visiteur ?

R.— Non, mille fois non. Elle lui indique simplement où le placer en disant *“ Voulez-vous accrocher votre, chapeau ou pendre votre pardessus dans le vestibule ”.

Q.—Quelle est la tenue d'une «servante de bonne ma!son ?

R.— Dans les maisons où il n'y à qu'une servante pour tout domestique, on s'arrangera de manitre qu'elle soit entièrement libre pendant les heures de réception. Il serait contraire à la bienséance que cctte fille allàt ouvrir la porte avec les manches retroussées, un tablier manquant de netteté, où des mains malpropres. Elle devra étre “oigneusement coiffée d'un petit bonnet blanc et correctement habillée d'un costume très simple noir avec un tablier blanc.

Q.— Si en faisant une visite un jour de réception on aperçoit des amis, peut-on leur dire bonjour avant de -aluer la maitresse de la maison s'ils sont plus près de l'entrée du salon ?

R. — Vous pouvez saluer et sourire, mais ne pas donner de poignée de main, ni entamer de conversation avant d'avoir parlé à la maitresse de maison et d'avoir recu sa bienvenue.

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292 MILLE QUENTIONS D'ÉTIQUETTE

R. — Quand l'espace et les ressources sont limités, il n'y a pas de meilleur n, ide de recevoir que d'inviter à un petit souper. On peut le servir à partir de neuf heures du soir en limitant le nombre d'invités à quatre ou six. Tout doit étre prèt d'avance et servi sur la table. Il est plus facile de donner un souper froid. Cependant on peut servir du bouillon chaud dans de petits bols puis de la volaille, où du gibier froid, de la salade, du gâteau et des fruits, du thé ou du café. S'il n'y a pas de bonne, lc service se fait sans façon, le maitre de maison et les autres hommes présents peuvent se lever, si c’est nécessaire pour enlever les assiettes où passer ce qui est sur le buffet La maîtresse de maison doit étre gaie ct enjouée et doit communiquer la gaité à ses invités.

Q.— Que doit-on penser du terme ‘obligations <o-

ciales ”’?

R.— Le terme * obligations sociales ” est très élastique ctilest bien à craindre qu'il ne serve souvent de paravent à beaucoup de péchés d'omission au foyer de la part de femmes qui préfèrent le plaisir à leurs obliga‘ions domestiques. Dans notre pays, une femme, à moins d’avoir ‘un mari très riche ca très important, n'a pas plus d'obligations sociales qu'il ne ‘ui plait de s’en créer. Elle a toute liberté de faire ce que bon lmi semble. Elle n'a qu'à dire: “ Je ne fais pas de visite cet hiver parce que mes enfants prennent tout mon temps ct exigent tous mes soins ”, ct l'affaire cst réglée du meme coup

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