BALS
Q. — Quelle sont les obligations des maitres de maison et des invités à un bal ?
R.—Il est de rigueur absolue, que les hommes fassent une première invitation à leur hôtesse lorsqu'elle est encore dans l’âge de la danse. Le savoir-vivre lui défendant d’accepter, elle en profite pour indiquer discrètement et de façon à ménager tous les amours-propres, quelles sont les personnes qu'elle désirerait leur voir inviter à sa place.
Cette première invitation, que les jeunes gens savent bien devoir être refusée, n'est au fond qu'une manière déguisée de venir se mettre poliment à la disposition de celle qui les a conviés au bal. Elle, de son côté, sait fort bien qu'elle leur impose une “orte de corvée, surtout si la danseuse qu'elle propose est dépourvue de jeunesse ct d'agrément ; aussi doit-elle mettre dans sa requète toute son affabilité et l'expression d'une gratitude bien sentie
Le maitre de maison partage avec sa femme la plupart des obligations. 11 devra faire danser au moins une fois ses invitées, surtout les plus délaissées, puis les mener au buffet,
Maitre et maitiesse ont le devoir de parcourir les salons, d'aller parmi les invités adresser un bon mot à l'un, un merci à l'autre, une parole aimable à chacun.
Q.— Quelles sont les obligations d'un jeune homme qui accompagne une jeune fille au bal ?
R. —Si un jeune homme conduit une jeune fille au bal, il doit aller la chercher en voiture à l'heure qu'elle a fixée et il est entendu que dans le cours de l'après-midi, il doit envoyer des fleurs. En arrivant à la maison où a lieu le bal, il doit conduire la jeune fille à la porte du vestiaire et aller retirer son pardessus. Il doit le plus tôt possible, revenir prendre sa compagne, la conduire au salon et aller immédiatement saluer avec elle a maîtresse de maison, La jeune fille est tenue par les convenances de danser avec lui la première danse. après quoi il doit la laisser libre de choisir d'autres partenaires, tout en veillant qu'elle ne soit pas négligée, Il doit la conduire au souper puis se mettre à ses ordres pour la reconduire chez elle quand elle le désire.
Q.—Qui ne doit pas accepter une invitation à un bal ?
R.— Une personne qui ne sait pas ou qui ne veut pas danser ne doit jamais accepter une invitation à un bal.
Q. — Quelle attitude doit-on observer à l'égard des demoiselles de la maison ?
R.— 1! est de rigucur d'inviter à danser les jeunes filles de la maison où l'on est reçu.
MILLE QUESTIONS D'ÉTIQUETTF
Q.— Quels gants portent les messieurs Au bal ?
R.— Des gants de peau blanes ; il est bon d'en avoir me paire de propres en réserve pour après le souper.
Q. — A quel moment doit-on inviter une danseuse ?
R. — On ne doit pas attendre que la musique soit COmmencée pour choisir sa danseuse. ;
Q.—Quand doit-on faire ses engagements ?
R.—On doit les faire si c'est possible avant l'ouverture du bal : si les jeunes filles ou les dames avec lesquelles on désire danser ne sont pas encore arrivées, on réserve pour elles certains numéros et entre deux danses, on fait ses invitations. Il est de mauvais goût de faire au cours d'une danse des engagements , "la danse suivante.
Q.— Comment s'inscrit-on pour une danse ?
R.— Les invitations peuvent se faire d'avance, c'est-àdire avant le bal et chacun doit se souvenir et prendre note des danses ainsi retenues.
Mai:, en général, les invitations et inscriptions se font avant l'ouverture du bal, aussitôt qu'arrivent les invités. Des carnets avec le programme des danses sont généralement distribués aux dames et aux messieurs et ceux-ci inscrivent leur nom sur le carnet de leur danseuse en face du numéro de la danse qui leur est accordée. Ce sont eux qui doivent tenir note de leurs propres engagements et inscrire eux-mêmes, sur leur propre carnet, le nom de la danseuse à laquelle ils viennent d'être présentés.
Dans certains bals, aujourd'hui, on supprime la distribution des carnets et l'ordre des danses est simplement indiqué par une pancarte affichée après chaque morceau, en un endroit visible du salon. Dans ce cas, les danseuses doivent se prémunir d'un carnet. On en fait, à cette fin, de très jolis, en ivoire ou imitation, dont les feuillets sont effaçables et qui se suspendent à l'éventail ou au poignet.
IL est bien entendu qu'on ne doit jamais faire répéter à une personne son nom pour l'inscrire : on l'écrit comme on l'a entendu. Si l’on n'a pas compris, on doit compter sur sa propre mémoire des physioncmies pour ne pas manquer son engagement.
Q. — Comment un monsieur «doit-il inviter une danseuse ?
R. — Quand le danseur a été présenté, il dit simple. ment “ Mademoiselle C..., voulez-vous me faire l'honneur de m'accorder cette valse ” ? Si la dame est invitée pour la danse qui suit immédiatement la présentation, il peut solliciter la faveur d'inscrire son nom sur le carnet de la danseuse pour une autre danse, désignée par un numéro
Q. — Quelle obligation comporte une invitation ?
R.— Le jeune homme qui s'est fait inscrire à l'avance se presente devant sa dame dès les premières mesures de l'orchestre.
Q. — Comment doit-on refuser une danse ?
R. —Si une dame veut refuser une danse, soit qu’elle n'aime pas le danseur qui l'invite, soit qu'elle ait une autre raison, elle doit formuler quelque sorte d'excuse : mais elle ne doit jamais refuser de but en blanc et après avoir refusé à un monsieur elle ne doit jamais accepter de danser avec un autre.
Q.—Que doit faire une danseuse qui a refusé une danse ?
R.—Une dame qui refuse de danser parce qu'elle est fatiguée ne doit plus danser du tout, à moins qu'elle n’ait fait remarquer qu'elle désire se reposer pendant une danse seulement.
Q. — Une danseuse peut-elle accepter deux invitations pour la même danse ?
R. — Une dame doit avoir grand soin de ne pas accepter deux invitations pour la même danse à moins que ce ne soit une danse tournante et alors elle peut dire : * JP promis la première moitié de cette valse, mais je puis vou. donner la seconde”. Dans ce cas, elle doit faire part à son premier danseur de sa seconde invitation, afin de nc pas Île froisser en Prenant son autre danseur.
Q.—Que doit faire un monsieur à qui l'on a refuse une danse ?
R.— Si une dame reruse de danser, il est impoli pour celui qui l’a invitée de s'adresser immédiatement à une autre dame qui a peut-être entendu le refus. Si ette dame était invitée antérieurement, on doit chercher une autre danseuse dans une autre partie du salon ; si elle a refusé pour cause de fatigue ou parce qu’elle n’a pas le goût de danser cette danse, ce serait lui faire une politesse de rester à ses côtés ct d'essayer de la distraire
Bpcndant que la danse a lieu.
Q.— Peut-on danser plusieurs fois avec Île meme danseur ?
R.—I1 vaut micux partager ses faveurs et ne pas danser plus de deux fois avec le même danseur à moins que la soirée ne se prolonge beaucoup. L’affectation d’accaparer une danseuse ou un danseur pourrait être remarquée et provoquer des commentaires.
Q. — Comment invite-t-on une danseuse dans une petite soirée dansante et quelles obligations comporte cette invitation ?
R.—Le jeune homme se présente devant la personne qu'il veut inviter dès les premières mesures de l'orchestre.
Il formule sa demande en ces termes ou quelque chose d'analogue : “ Mademoiselle, voulez-vous me faire l’honneur (et jamais, un autre mot.) de danser avec moi cette valse ou ce quadrille ” ?
Ce disant, le cavalier se tient incliné devant la dame qui répond alors :
“ Avec plaisir monsieur ”.
A moins qu’elle ne dise : “Je vous remercie, je suis invitée ”.
Ou encore : “ Je suis fatiguée, je ne danserai pas cette fois-ci.
Un homme bien élevé n'insiste pas, ne prie pas pour É une prochaine occasion. Il peut se représenter un peu plus tard et cette fois, à moins de raisons majeures, la à dame ne pourra plus le remercier sans risquer de provoquer un froissement parfois gros de conséquences ; à moins qu’elle ne déclare ne plus danser.
En ce cas, elle n'aura pas lc loisir de se dédire, pas plus qu'elle n’a celui d’accepter la fin d’une danse avec un autre
danseur que celui qui l'avait invitée lorsqu'elle com: mençait.
Autre circonstance encore : Si par oubli, par étourderie on à accepté deux danseurs pour la même danse, il faut s’en excuser ct dire aimablement que, pour prouver qu'il.n'y a qu'une erreur de mémoire, on se privera de cette danse. Souvent alors le dernier cavalier insiste Pour que la dame accepte son rival : elle ne doit céder qu'avec une sorte de regret montrant qu'elle ne voulait témoigner aucune préférence.
Q. — Que doit faire au bal un monsieur venu seul ?
KR. — Si un monsieur vient seul à un bal, il doit inviter unc des demoiselles de la maison à la première danse ct} céder gracicusement, si elle refuse en raison du manqu: d'espace ou de partenaires pour toutes ses invitées. Il doit aussi consentir avec un sourire si elle demande d'inviter le plus déplorable échantillon de sa tapisserie.
Q. — Peut-on s'asseoir si l’on ne danse pas, sur le siège}
qu'occupait une danseuse ?
R.—Si un monsieur prend pendant une danse la place d'une dame, il doit se lever aussitôt que la danse cesse ct ne pas attendre qu’elle revienne à son siège parce qu’elle pourrait hésiter si elle voyait son siège occupé.
Q.—Que doit-on faire si votre danseuse demande à s'asseoir ?
KR. — Quand une danseuse exprime le désir de s'asseoir avant la fin d'une danse, il est excessivement impoli pour son danseur d’insister pour continuer la danse ; il doit la conduire à son siège ct exprimer alors le regret de voir leur plaisir interrompu. Elle peut lui offrit de se chercher une autre danseuse, mais ce serait une piètre attitude d'accepter l'offre.
Q.— Peut-on prendre un siège vacant auprès d'unc | dame ?
KR. —On ne doit pas prendre un siège libre auprès d'une dame à moins qu'on ne la connaisse, et cncore, dans ce cas, faut-il d'abord lui en demander la permissian.
Dee
Q.— Que doit-on penser de l'oubli d'un engagement au bal ? ,
R.— C'est une grossière impolitesse pour une dame ou pour un monsieur d'oublier un engagement au bal.
Q. — Peut-on refuser une présentation dans un bal ?
R.— Dans un bal privé une dame ne doit jamais refuser qu'on lui présente un des invités : dans un bal public on peut parfaitement refuser une présentation que veut vous faire le maïît'e de cérémonie ou une personne que vous connaissez ; r hasard.
Q.—Une dame peut-elle entrer dans unc salle de bal sans être escortée ?
R.— Une dame ne doit jamais pénétrer, sans escorte,
dans une salle de bal et encore moins traverser seule cette salle.
Q. — Peut-on donner la mai: à une dame au bal ?
R.— Non. jamais ; on offre son bras, jamais sa main pour conduire une dame à un danseur, ou la reconduire à son siège.
Q.— Des gens mariés doivent-ils danser ensemble ?
R.— Jamais, ni à des réunions privées ni à des bals de société.
Q.— Un danseur doit-il enlacer la taille de sa danseuse ?
R.—Un danseur qui valse ne doit enlacer la taille de Sa danseuse que lorsque la valse commence réellement ct il doit laisser tomber son bras aussitôt que la danse cesse.
Q.—Que doit-on faire si l'on ne connait pas parfaitement une danse ?
.R.—On doit s'abstenir à tout prix. Rien n'est plus jatigant pour une danseuse que d’avoir à faire l’éducation chorégraphique de son partenaire.
Q.—Que doit-on faire de son bouquet et de son eventail ?
R.—Une dame ne doit jamais donner à tenir son bouquet, où son éventail pendant une danse, sauf à son mari, son frère ou au feune homme qui l'accompagne pour la soirée.
Q. — Une femme doit-elle des remerciements au cavalier qui l'a fait danser ?
R.— Une femme reconduite à sa place par l'homme qui vient de la faire danser ne le remercie pas. C’est lui qui remercie en saluant profondément, et elle répond settlement par une gracieuse inclination.
Q. — Comment conduit-on une dame au buffet dans unc reception du soir ou dans un bal, quand le souper n’est pas servi par petites tables ?
R. — On emmène au buffet la dame avec laquelle on se trouve au moment où a lieu le souper, si elle n’est pas ‘venue avec quelqu'un, car dans ce cas, on ne doit pas usurper son privilège. Si elle n’est pas engagée, on doit lui trouver un siège, s'il y a moyen, et veiller qu'elle soit servie des plats qui lui plaisent. Ne pas souper en même temps qu’elle attendre qu’elle ait fini, ensu.te la reconduirc au salon. Quand toutes les dames ont été, une fois au moins au buffet, c'est seulement le temps pour les messieurs de songer à eux.
Q.— Doit-on inviter une danseuse à venir au buffet ?
R. — Après chaque danse qui a lieu après l'ouverture du buffet, on doit donner son bras à sa danseuse et lui offrir de la mener au buffet. Si elle refuse ou si déjà elle y est allée on la reconduit à son chaperon ou à son groupe, on
lui procure un siège et on la remercie pour le plaisir qu'a procuré la danse.
Q. — Combien doit-on rester de temps au buffet ?
R.— Une dame ne doit jamais garder longtemps son partenaire au buffet, elle s'expose ainsi à lui faire commettre l'impolitesse de manquer son engagement avec une autre personne pour une autre danse.
Q. — Quand sert-on le souper ?
= 2 n 'cf me
R.—Le souper se sert à minuit et la salle du souper reste ouverte jusqu'à la fin du bal. Il est cependant d'un goût pitoyable de se coller à la table du souper et de rester là. Le devoir de la maîtresse de maison consiste à veiller à ce qu'aucune dame ne soit privée de souper faute de partenaire. S'il n’y a pas de jeunes gens dans la famille elle doit demander à l’un de ses invités d'aller au «ccours de l’infortunée.
Q.—Un jeune homme peut-il conduire sa sœur au souper dans un bal ?
R.—1I1 faut éviter de conduire sa sœur ou aucune de ses parentes au souper chez des étrangers ; on ne peut se permettre de le faire que dans un cas de nécessité absolue
et encore fant-il avoir demandé à une autsæ jeune fille de leurs amies où connaissances de les accompagner.
Q.— Comment une jeune fille peut-elle dégager un monsieur quand, après une danse, elle n'est pas engagée
pour Ja suivante et que son cavalier ne demande pas à se retirer pour un autre engagement ;
R.—Elle peut lui demander de la mener auprès d'une amie qui est assise. Cela ne doit se faire que si la conversation languit visiblement et que le monsieur ne Loutient la conversation que par polit'sse, autrement elle pourrait avoir l'air de vouloir se débarrasser de lui.
Q.— En quoi consiste la charité bien comprise ?
R.—Si vous avez l'avantage d’ètre mince, n'allez pas sourire jusqu'à ce que les veines de vos tempes éclatent en voyant une grosse dame faire des efforts évidents. Si le ourire vient malgré vous, cachez-vous derrière votre éventail ou derrière un écran et restez-y jusqu'à ce que votre ‘enue ne puisse plus offenser personne.
Si vous êtes rondelette, ne souriez pas jusqu’à ce que vos veux se ferment sous les replis de vos chairs rutilantes en voyant une demoiselle mince percer rageusement de son coude le cou d'un infortuné partenaire qui s’est détourné d'elle pour dire quelques mots à son voisin. Dans ce cas, tâächez de dire quelque chose de spirituel à votre propre partenaire : vous rirez alors tous deux en même temps et cela pourra pascer.
24 MILLF QUESTIONS D'ÉTIQUETTE
Q. — Comment quitte-t-on une salle de bal ?
R.—En quittant une salle de bal, il n'est pas nécessaire de prendre congé de la maîtresse de maison, D'ailleurs il vaut mieux se retirer tranquillement pour éviter que les autres personnes croient l'heure plus avancée qu'elle n’est réellement ct pour ne pas interrompre le bal plus tôt que ne le désirerait la maitresse de maison.
Q. — Quelle est la bonne règle de conduite quant au vestiaire ? |
R.— En allant chercher votre manteau au vestiaire, ne vous y attardez pas plus qu'il n'est nécessaire, songez à la personne qui vous attend.
Q. — Que Ed faire un monsieur qui reconduit chez elle une personne après le bal ?
R.— Si on reconduit chez elle une dame après le bal, elle n'est pas tenue de vous inviter à entrer et si clle vous invite, vous devez refuser l'invitation. Mais vous devez alors demander la permission de vous présenter le lendemain dans la journée où dans la soirée, ct faire visite.
Q. — Doit-on reconnaître par la suite une personne dont on a fait la connaissance à un bal ?
R. — Ceci est absolument facultatif.
Q. — Peut-on envoyer dans une lettre, en billets de
banque ou en argent, Je montant d'une souscription à un bal ou à un concert ?
R.— 11 vaut toujours mieux envoyer un chèque, quel que soit le montant, On évite ainsi au destinataire le tracas de faire parvenir un reçu.
Fbt BAPTEMES —
Q. — Quand il y à dans une famille deux belles-mères désireuses toutes deux d'être marraines, comment doit-on faire le choix ?
R.—1I1 y a là une question de forme et de sentiment. es deux belles-mamans ont des droits égaux à vouloir tre marraines. La mère du mari aura sans doute une gère priorité d'âge ; mais la mère de la jeune femme oit, pour des raisons spéciales être ménagée. En ce cas, our ne blesser personne, on s'en remet à... la Provilence. OnMécide que si le nouveau-né est un garçon, ce era la mère du mari que l’on choisira ; si c'est une fille, e sera la mère de la femme. Si, par hasard, c'étaient deux umeaux ?... tout le monde serait d'accord.
Q.— Quelles sont les obligations des parrains et marrec aines !
R.—En beaucoup de famiiles, on laissait au parrain “hoisi toutes les charges du baptème. Il n’en est plus insi. Le père paie les frais de la cérémonie religieuse. Les parents de l'enfant fournissent aussi les voitures, qui transportent tout le monde à l'église, s'il y a des invitations.
Le parrain n'en supporte pas moins beaucoup de frais encore. IL doit un cadeau à son filleul : couvert d'enfant, timbale, assiette et cuiller à bouillie, à moins qu’il n'offre un chèque d’une valeur plus ou moins importante. A la mère il donne des boîtes de bonbons ainsi qu’à sa commère et en outre, à celle-ci, des fleurs, où un bibelot, s’il pense ainsi être plus agréable à la marraine.
Cette dernière n'est tenue qu'à un présent à son filleul. C'est un objet d'argenterie ne faisant pas double emploi avec celui que peut envoyer le parrain, ou une élégante couverture de berceau faite de ses mains, où une jolie robe longue, dite de baptème, ou une pelisse, etc.
Si la marraine est mariée, elle invite, quelque temps après, son compère à diner avec les parents de l'enfant.
Jeune fille, ce sont ses parents qui décident du plus ou moins de convenance de cette invitation, au cas où Île parrain serait célibataire.
Si la marraine est inconnue au parrain, celui-ci demande au père de son filleul de le présenter à elle avant le bap-
S'il la connait, il lui fait une visite dès qu'il a appris le choix qu'on a fait d’elle et de lui pour tenir l'enfant sur les fonts baptismaux.
Q. — Quelles places doivent occuper le parrain et |: marraine à un diner de baptême ?
R.— 11 est tout à fait poli de placer au festin du bap:tème le parrain et la marraine l’un près de l’autre, au centre le la table, en face des maîtres de maison, assis l'un près de l’autre, atissi, ce jour-là, par excegtion:
De la sorte il y a toujours deux places d’h#hneur po'r les cotivives masculins et deux, également, pour les convives féminins. Une des femmes les plus âgées ou le plus importantes s’assied auprès du parrain et une autre auprès du maître de la maison. Il en va de même pour les places au côté de la marraine et de la maitresse de la maison, qui sont celles des hommes distingués entre les autres. :
Le parrain et la marraine passent ensemble les premier: à la salle à manger. Le maitre et la maîtresse de la maison entrent dans les conditions habituelles, avec leur voisin ou voisin» de table.
La carte-menu qui porte au revers indication des placr: du parrain et de la marraine n’est pas revêtue d'autre désignation que celle-ci : “ Le Parrain”, “La Marraine ”
Q. — Quelles obligations impose l'acceptation d'être marraine d'une cloche ?
R.—Les obligations sont au point de vue matéril presque les mêmes que pour le baptème d’un enfant. La Marraine habille la cloche. Elle lui envoie sa robe de baptéme, laquelle n'est autre qu'une nappe d’autel où un: nappe de cérémonie suivant les besoins de l’église. On doit s'informer à l'avance de ce qui est le plus nécessaire. Si la lingerie de la sacristie laisse à désirer, on enverr: pour envelopper la cloche une pièce plus où moins longue de toile après laquelle on faufilera de la dentelle. Apre: la cérémonie, on fera de la toile les objets nécessaires. Rappelons, en passant, bien que ce soit inutile, sans doute, que le linge d'’autel doit être en fil de lin.
On peut encore, après avoir enveloppé la cloche d'une bande de toile roulée en spiraike autour de la filleule, poser dessus une aube froncée en coïlereite autour de l'anneau Tout cela dépend de l'importance qu'on peut ou que l’on veut donner au présent. (C’est la marraine qui envoie le long ruban blanc que l’on attache au battant de la cloche
t qu'au moment de la bénédiction, elle devra tirer. Car est Ja marraine, la première, après l'officiant, qui tire un son de la cloche.
Parfois, l'on procède autrement. Lorsque l'estrade n’est pas disposée pour permettre d'attacher le ruban, ce qi arrive lorsque la cloche repose sur un plancher au lien d'être suspendue au milien d'un échafaudage, la marraine, au lieu d'envoyer un ruban, envoie le petit marteau neuf et enrubanné, avec lequel elle frappera trois coups sur la «loche.
L'envoi de tout ceci s'appuie d'une offrande pour les pauvres de la paroisse. C'est généralement Île parrain
qui l'ajoute.
tte BIJOUX — Q.— À quel doigt un homme peut-il porter une bague ? R.— Au petit doigt de la main gauche.
Lu à à BICYCLETTE —
RMS sont les règles d'étiquette pour la bicyciette’f
R.— Il n'y a pas de règle spéciale. Ce sont les règles ordinaires de la route. Tenir sa droite et tourner à droite. Un homme doit toujours aider une dame à monter en lui tenant son bicycle. Il doit marcher à sa gauche en réglant son allure sur la sienne et se tenir prêt à rendre assistance en cas d'accident. Il doit sauter à terre le premier pour aider la dame à descendre.
Q.— Quels égards doit-on aux femmes en bicyclette ?
R.—La bicyclette étant devenue un passe-temps ti ès populaire, il serait regrettable de le faire tomber dans là vulgarité. L'idée qu'un homme à le privilège d'adresser la parole à une femme qu'il ne connait pas, simplement parer qu’elle est en bicyclette est plus qr'’erronée ; jamais on nadresserait ainsi la parole à une femme à cheval — or, la bicyclette n'est qu'un cheval d'acier. Rejoindre et nedaler à côté d’une femme non accompagnée où lui couper la route est une impertinence,
MILLE QUESTIONS D'ÉTIQUETTF