‹ Milton fait historiqueChapitre 21 sur 29 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

ARTHUR, MILTOK.

milton, faisant approcher Arthur très-près

de lut

on ami, 51 ne s'agît plus de plfriftttOJer a.ve<x le danger. — Je connais parfaitement Godwin , c'est lorsqu'il parle le moins, qu'il a le plus à» dire. Je n'ai pas dû raisonnablement m£ flatter que Charles II laissât en repos le secrétaire 3u Protecteur. Point de doute que je* me sois proscrit, et peut-être découvert ;"tes montagne* d'Ecosse m'offrent encore un asile , il faut s/y rendre.

ARTHUR

Mais y Monsieur l pouvez - vous croire que vos talens , ▼otre génie ? . . . .

Ne parlons pas de çà. Les talens et le génie dans Tin* fortune ne sont que des ennemis déplus : il feut fuir, et je viens exiger de toi une grande marque d'amitié.

ARTHUR

Àïi ! Monsieur.

r Bf-MTOH,

Ecoute. Comme je ne veux pas associer ma fiïle au*

dangers,

dangers d'un voyage précipité / comme Godvyîn set*. probablement recherché lui-môme , ou du moins très* observé , j'ai formé le projet de partir seul , cette nuit , avec Charlotte ; ma tille restera sous ta garde daiu quelque village voisin , jusqu'à ce que vous puissiez profiter ensemble d'un moment favorable pour venir ifcie trouver.

ARTHUR

Quoi I mon ami , yous me confieriez votre fille ?

Pourquoi pas ? ton âge , ta prudence x ton amitié poufr moi, ne. me permettent pas de croire que je puisse lamettre en meilleures mains. •

ARTHUR

Ah ! soyez sûr que votre confiance.

Hé bien ! dis-moi donc que tu l'acceptes;

à R- t h u r , après un silence àdmiratifl

Non , Monsieur , non ; mon avis est que vous ne quittiez pas encore ces lieux; mais si une affreuse nécessité vient vous forcer à fuir, Emma doit rester avec Charlotte/ et c'est à moi à vous accompagner. De quel secours vous serait une femme en pareille occasion ; (il s'échauffe graduellement.) comment son faible bras jrepousserait-it vos etinemis , écarterait-il le danger , soutiendrâit-il , dans une marche pénible , vos pas incertains ? Mais moi , jeune . .

Comment jeune ?

ARTHUR

Je veux dire fort pour mon âge, connaissant bien h pays , fait à la fatigue , et me souvenant encore comme on s'escrime au besoin. S'il faut gravir une montagne , je vous y porte;* s'il faut passer un torrent, je m'y jette avec vous à la nage; s'il feut tirer Tépée ......

Quel diable d'homme ! Et d'où te vient cette chaleur ? 1 U me semble entendre un amoureux de vingt ans , au moment d'enlever sa maîtresse.

f ARTHUR.

Je n'ai guère plus, Monsieur, quand il s'agit de vont servir. Mais encore une fois ne précipitons rien , les bruits publics sont si mensongers , la craintive amitié s'alarme si aisément, et il est si possible que les nouvelles d'aujourd'hui soient plus heureuses

, M i l t o n, avec abandon.

Arthur, tu ne veux pas me tromper., toi, tu as un bon esprit et un bon cœur , je cède à ton avis , mais que tout ceci soit un secret pour Emma.

art H v R, bas à Hilton.

La voici.

MILTON

Pour qu'elle ne se doute de rien , reprenons nos occupations ordinaires.

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