‹ Milton fait historiqueChapitre 22 sur 29 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les Prbc£deus, EMMA.

emma, à la porte du cabinet, yf ovn m'avez appelée , mon père ?

MILTON

Non , mon enfant, mais tu peux entrer.

EMM ^regardant A rthur et son père qui sourient.

Allons , tant mieux , il n'y a que moi de triste dans toute la maison.

Voici l'instant où je vais prendre l'air au jardin avant de me mettre au travail , j'ai, besoin d'être inspiré , j'en • auis à ma belle description des amours (Euidam et Eve. — Toi , pendant ce teins , tu yas prendre ta leçon de dessin, — • Es-tu content de ton ecolière, Arthur?

ARTHUR

Beaucoup plus que de moi-même.

" Que lui fais-tu dessiner ? - 4

ARTHUR

Une tête d'Héioïse, d'après Lecorrège.

HéIoïse r soit ; mais qu'il ne soit jamais question de son amant; je n'aime point cet Àbeillard , ce théologien hypocrite , sans probité , sans honneur , qui , sans respect pour les loir saintes de l'hospitalité , s'introduit dans la maison d'un vieillard pour séduire et déshonorer sa nièce.

ARTHUR

H est inexcusable , sans doute , non pour avoir aimé son écolière, (qui peut répondre de son cœur?) mais pour avoir osé le lui dire. Je sens qu'à sa place je serais mort mille fois avant d'avoir laissé échapper mon secret.

M i L T o n, lui frappant sur t épaule.

Bien, mon ami, bien, pourquoi n'as-tu pas trente ans de moins? (se tournant vers Emma.) M va me conduire, et je te le renvoie tout fie suite.

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