INTRODUCTION
Le mime était une sorte de dialogue familier, mêlé de gestes, reproduisant les événements de chaque jour avec une fidélité attentive.
Telle était la définition grecque : le mime est Timitation de la vie (i).
Cette absence de convention dans l'écriture (2), ainsi que dans la mise en scène (3), permettait la poursuite des caractérisations psychologiques les plus nuancées.
Platon faisait ses délices des Mimes de Sophron et ce serait lui, si Ton en croit Diogène de Laërte, qui aurait rapporté en Grèce les ouvrages du grand mi-
(i) Voy. G. J. Grysar, Der Romische Mimus^ p. 6 ; A. et M. Groiset, Hist, de la Littérature grecque^ dernière édition, tome III, p. 456 et s. ; tome V, p. 178 et s., 449 et s., et les sources indiquées.
(2) Malgré le rythme, et peut-être à Taide du rythme même.
(3) Question pleine d'obscurité. Il y avait copie du langage et de l'accent des personnes. Gfr. toutefois en ce qui concerne Théocrite, Groiset. tome V, pp. 202 et 2o4. Nous ne saurions nous attarder à ce point de vue qui n'est pas le nôtre.