SCÈNE UNIQUE LA FOULE ; GORGO, PRAXINOA, suivies de leurs servante
PRAXINOA.
Gorgo ! Gorgo !
7^ Mimes et èallëts grecs
GORGO
Qu'as-tu ?
PRAXINOA
Nous sommes perdues. Où sont nos servantes?
GORGO
Là. Elles nous suivent.
PRAXINOA
Tu appelles cela suivre... Gorgo !
GORGO
Quoi donc ?
PRAXINOA
Les chevaux de guerre du roi ! Ne m'écrase pas, beau cavalier ! Dieux, ce cheval couleur de feu qui se cabre ! Veux-tu bien te ranger, Eunoa ! je tremble pour le caA^alier : il va se faire tuer.
GORGO
Tu trembles tout le temps, toi.
Et toi, jamais.
GORGO
C*est si inutile...
PRAXINOA
Quel bonheur que Tenfant soit resté à la maison !
GORGO, rassurant du geste Praxinoa.
Les voilà passés.
LES FÊTES d'aDOJNIS ']b
PRAXmOÂ
Il y a des choses que je redoute par dessus tout, Gorgo, et cela depuis ma plus tendre enfance. GORGO, distraite.
Et ce sont ?
PRAXINOA
Le cheval et le serpent.
GORGO
Que diras-tu de ton mari ?
PRAXmOA
Il tient des deux... Cela dépend du moment.
(Elles rient.) Hâtons-nous.
GORGO
{ Le moyen? tune peux cependant pas traverser la foule. (A une vieille femme,) La mère, tu viens du palais ?