SCÈNE III
Cinquième tableau. Une nouvelle salle du palais s'ouvre devant la foule, que des gardes font reculer. Dans le fond, sur un lit dominant la salle, le couple sacré d'Adonis et d'Aphrodite. De
• tous côtés, fleurs, fruits et bosquets naturels, disposés avec art. — Praxinoa, Gorgo, leurs suivantes, les pèlerins, un étranger, puis TArgienne.
PRAXINOA
Ah ! Dieux !
GORGO
Qu'est-ce qui te prend encore ?
PRAXINOA.
Un frémissement devant tant de beautés.
GORGO
Viens donc par ici. Regarde-moi ces broderies. Quelle légèreté ! Quelle fraîcheur ! On dirait des vêtements divins.
PRAXINOA
Vénérable Athéna ! Quels peintres ont pu exécuter de telles merveilles ! Quelles poses naturelles ! On croirait que les peintures mêmes se meuvent. Tout de même, Thomme est parfois un être adroit.
GORGO, riant.
Tout arrive... Mais est-ce bien toi qui fais Félogedes hommes ?
PRAXINOA
Oh! Il ne s'agit pas de mon mari... Est- il beau, Adonis, sur son lit d'argent, avec ce léger duvet qui ombrage ses joues !