SCÈNE V
SIM.^THE, THESTTLIS,
THESTYLIS
Que désires-tu ?
SIMtETHE
Je voulais te demander. . .
THESTYLIS
Quoi donc?...
SIMiETHE
Où demeure cette magicienne? Tu sais bien, la vieille qui t'avait donné le philtre que tu portes toujours contre ton cœur? Depuis ce jour, n'es-tu pas heureuse ?
THESTYLIS, lui remettant le philtre.
Tu veux ce philtre? Prends-le ! Et qu'il te soit favorable à toi-même.
SIM^THE
Je n'accepterai point le bonheur à tes dépens. Ce n*est pas ton philtre que je demande, mais où habite cette vieille.
THESTYLIS
Je t*y conduirai.
SIMiETHE
J'irai bien seule.
ÏHESTYLIS
Ce n'est pas la coutume.
SIMiETHE
Ce sera donc contre la coutume. Sa demeure?
(Thestylis la lui explique en indiquant à l'aide de ses doigts, sur le sol, renchevêtrement des rues.)
THESTYLIS
Ici, tu prends le tournant. Là, tu longes les murs extrêmes. Voici la maison.
siM^THE, faisant signe quelle a compris. Bien.
THESTYLIS
Souffre que je t'y accompagne.
SIM^THE
Non.
THESTYLIS
Ne puis-je rien pour toi?
SIM/ETHE
Rien.
THESTYLis, tendrement.
Tu veux que je te laisse ainsi toute seule ?. . . siMiETHE, fondant en larmes, mais continuant de la congédier du geste.
Oui.
(Thestylis s'éloigne lentement ; elle se retourne avec angoisse, et disparaît.)