‹ Minéralogie du départment du Puy-de DômeChapitre 4 sur 13 · ANALYSE DE GMELIN · texte numérisé non relu

ANALYSE DE GMELIN

Alumine et traces de chaux

Magnésie et Mn. ....

Eau et matière animale . .

M. Dufrénoy la donne également dans son Traité de minéralogie, à la suite de la description d'un minéral spécial, désigné sous le nom AVositc, qn'on rapporte à la pinite, mais qui en diffère toutefois par un clivage facile parallèlement à

la base ; circonstance qui l'a fait regarder par quelques auteurs comme un mica prismé; il se trouve à Neustadt, près Stolpen, en Saxe.

M. Laval a trouvé dans des granits, à Ternant et à Chanat, des prismes clivables perpendiculairement à Taxe, d'une substance minérale analogue à la pinite.

Les localités du département qui fournissent les plus beaux échantillons de pinite sont Manzat (plusieurs auteurs écrivent à tort Morat) et Saint-Pardoux ; certains cristaux de ces provenances atteignent jusqu'à 3 centim. de long sur 1 1/2 centim. de large.

On en trouve également aux environs de Pontgibaud, notamment à Pranal, dans un granit porphyroïde; àKoure,près de Bromont; à Enval, dans une protogyne, etc.

Outre ces principaux gisements, on rencontre encore la pinite dans beaucoup d'autres endroits, aux environs de Rochefort, d'Issoire, à Chanat, etc. ; mais alors les cristaux sont le plus ordinairement très-petits.

Argile

Les matières qu'on désigne sous ce nom sont terreuses, très-tendres, fines, douces, homogènes, blanches ou grisâtres dans l'état de pureté, et jouissent plus ou moins de la propriété de faire pâte avec l'eau, et d'acquérir alors une certaine plasticité (Leymerie).

On ne trouve guère dans le département que la variété dite argile plastique (Brongniart) ; mais elle y est abondamment répandue, et alimente de nombreux fours à faïence et à poterie, ainsi que des briquetteries et des tuileries.

L'argile blanche, qui est la plus pure, et qui est recherchée notamment pour la confection des briques réfractaires, se montre près de Nadde, aux environs de Menât ; aux environs de Pontgibaud ; à Angle, près de Rochefort, etc.

L'argile colorée, rouge ou verte, qui est la plus commune,

se fait remarquer en grandes couches sur les bords de Y Allier et de laCouze, non loin de la Tour-de-Boulade; l'aspect de ce gisement est particulièrement curieux. On en trouve encore à Durtol; cette argile est exploitée pour l'usage de plusieurs briquetteries et tuileries, qu'on rencontre sur la route de Clermont à la Baraque; à Bord, près de Billom; aux environs de Lezoux; aux environs de Combronde, etc.

Lorsque l'argile est en contact avec le basalte, elle passe à une sorte compacte, présentant une cassure conchoïdale: ce minéral ou plutôt cette roche, qui a reçu le nom (Yargilolite, existe au plateau de Laudines, où elle est, en partie, recouverte par le basalte.

On la trouve encore au-dessus du hameau de Bouzarat, près de Bromont, aux environs de Pontgibaud (Bouillet), et dans plusieurs autres localités, notamment près de Merdogne, où M. Fouilhoux père Ta signalée sous la couche supérieure du basalte.

La variété d'argile mélangée de calcaire, connue sous le nom de marne, est excessivement répandue dans le département, ou plutôt elle constitue la formation entière de la Limagne; c'est à ce calcaire marneux, facilement délitable à l'air, que cette vaste plaine doit son admirable fécondité.

L'ocre, qui est une argile très-flne colorée en jaune par la limonite, est déposée par un grand nombre d'eaux minérales, en quantité plus ou moins considérable, et se trouve par conséquent dans beaucoup de localités du département. MM. Lecoq et Bouillet l'ont signalée à Saint-Nectaire, dans la grotte qui est au pied du Mont-Cornadore (Vues et Coupes, p. 120); celle-ci est mélangée d'un peu de calcaire, et fait effervescence avec les acides.

Collante.

Le nom de ce minéral, qui signifie gélatine, indique assez bien quel est son aspect; elle est rapportée par la plupart des

ailleurs à Val'ophanc; c'est un silicate d'alumine, contenant 40 % d'eau environ. Une variété rougeàlre de cette espèce d'après Brongniarl) se trouve sur le sommet et sur le versant sud-est du Puy de Corent.

Bol.

M. Descloizeaux réserve ce nom à des substances argileuses, tenant une proportion notable d'oxyde de fer, qui se trouvent en nodules dans les basaltes, wackes et conglomérats basaltiques: ce savant l'indique au cap de Prudelles, près de Clermont. (Peut-être est-ce la collyrite rouge calcarifère de Brongniart, citée par M. Bouillet?)

On rencontre également cette espèce au Puy Chopine.

Soufre.

Le soufre natif existe dans l'alunite du mont Dore, dont il remplit les vacuoles ; il est presque constamment amorphe, et offre alors une couleur d'un beau jaune serin; mais on le trouve également en petits cristaux mal définis dans la variété bullcuse d'alunite, et alors il est d'un jaune verdâtre, et présente une certaine translucidilé.

M. Léon Chabory du mont Dore a découvert au pied du ravin de la Craie une petite source qui amène encore du soufre à l'air libre, et continue, sans doute, de nos jours, le travail de la transformation des trachytes en alunite.

La source du Puy de la Poix produit à la surface du ruisseau du soufre sous forme de précipité blanchâtre; il en existe également des cristaux octaédriques dans les fissures de la roche, à ce gisement bitumineux.

Un gisement intéressant de soufre natif se rencontre sur la roule deCraponne, près de Dore-l'Eglise ; la roche qui le contient est un gneiss quartzeux décomposé, dont il tapisse les fissures d'enduits cristallins.

Stibine (antimoine sulfuré, antimonite, stibnite).

La stibine, qui, avant la découverte de la cumengite (antimoine oxydé) de Sensa, et de la sénarmonite (antimoine oxydé) d'Haminate, en Algérie, était considérée comme le seul minerai d'antimoine, constitue en Auvergne des filons nombreux dont plusieurs sont exploités.

Ce minerai figurait à l'Exposition universelle de 1867, sous l'étiquette de M. Ravoux-Visconte, concessionnaire des mines d'antimoine de Langeac. Il possède, d'après Thompson, la composition suivante :

Antimoine 73,77

Soufre 20,23

Sa dureté est faible, il est rayé par le calcaire. Sa densité est exprimée par le nombre 4,62.

Les cristaux, qui dérivent d'un prisme rhomboïdal droit de 90° 45 ', sont d'ordinaire cannelés, et affectent une forme cylindroïde ; il est très-facile de les cliver suivant la direction de la petite diagonale de la base, et la cassure fraîche présente un éclat très-vif.

Dans le département du Puy-de-Dôme proprement dit, la stibine existe au Puy de Clugel, dans un granit tourmalinifère, où l'on rencontre également de la galène; aux environs de Rochefort, à Angle, où le minerai est parfois accompagné ou recouvert de petites aiguilles rougeâtres de kermès; à Anzal-le-Luguet, où la stibine a pour gangue un gneiss; aux environs dWrdcs, notamment au moulin de Dort, prèsd'Apchat ; et à quelques autTes localités citées par M. Bouillet, telles que Lévaux, près de Champeix ; les environs de Montaigut; Nadde, près de Menât, etc.

Une variété cuprifère (?) de stibine a été signalée par M. Pournet dans le quartz de Malroche, au-dessous de Pontgibaud.

Cette espèce, qui a été dédiée par Mohs à M. Jameson d'Edimbourg, et qui porte son nom, a été signalée par Berthier au Pont-Vieux, commune de Tauves, sur la route de Clermont à Aurillac. Ce savant en a donné la description suivante dans les Annales des Mines, t. XV, p. 634 : le minerai se présente en masses compactes, à cassure presque grenue, intimement mêlée de gangue pierreuse, d'un gris foncé presque sans éclat, et ayant, dans quelques parties, une teinte bronzée très-prononcée.

En voici la composition :

La jamesonite contient une petite quantité d'argent aurifère, environ 0,0t 5.

Bertttlërlte (Haiàingérite).

Ce minéral a été trouvé au village de Chazclles, dans le gneiss, en filons, veines ou amas ; il s'y présente en masses . confusément lamellaires, et est accompagné de quartz hyalin , de calcaire ferrifère blond et de pyrite cubique. Sa couleur est le gris de fer; sa surface est fréquemment irisée.

Berthier, qui a déterminé cette espèce, et l'a dédiée à M. Haindinger, en a donné l'analyse suivante :

Sulfure de plomb. .

Sulfure d'antiinoiuc. Pyrite de fer. . .

Gangue ....

Pyrite de fer. .

Quartz. . . .

Fer .

Zinc .

Soufre

Ce qui revient, en ne tenant pas compte de9 corps simplement mélangés, à :

Sulfure d'antimoine 71, «

Protos ulf ure de fer 25 , S

Sulfure de zinc 0,!>

(Annales det Minet, 2« série, t. III.)

L'haidingérite contient donc \ atomes de sulfure d'antimoine pour 3 de protosulfure de fer; c'est une jamesonite dans laquelle le plomb est remplacé par du fer (Rose).

Nota. — Postérieurement à la découverte du minerai de Chazelles, on a trouvé, à peu de distance de ce village, à la mine de Marlouret, un autre minerai, qui renferme deux fois autant de sulfure d'antimoine que l'haidingérite proprement dite, soit 8 atomes de sulfure d'antimoine pour 3 de protosulfure de fer. Il se présente à l'état fibreux, les fibres ayant des directions parallèles ; sa cassure est grenue , mate ; sa couleur est gris-bleu, moins toutefois que la stibine.

Berthier, qui en a fait également l'analyse, y a trouvé:

Sulfure d'antimoine 33,7

Protosulfure de fer 6,3

Gangue pierreuse pure 00,0

ce qui revient à :

Sulfure d'antimoine 84,3

Protosulfure de fer 13,7

(Annales det Mina, 8« série, t. HT.) Hermès (antimoine oxydé sulfuré, antimoine ronge).

Le kermès est un des rares oxysulfures que la nature nous offre ; il existe ordinairement à l'étal de petites aiguilles radiées d'un rouge mordoré, couleurà laquelle il doit son nom.

Ces petites aiguilles, parfois isolées sur la gange, accompagnent le plus souvent la stibine, sur les cristaux bacillaires de laquelle ils forment de petites croûtes cristallines, et paraissent être ainsi le résultat de la décomposition de cette dernière espèce.

C'est ainsi qu'on a trouvé, quoique très-rarement, le kermès dans presque toutes les mines d'antimoine du département, et notamment dans celles d'Angle, près de Rochefort, et à Lévaux, près de Champeix.

StlblconUe.

J'ai constaté la présence de celle espèce sur des échantillons de stibine, provenant d'Anzat-le Luguet, et qui m'ont été remis par M. H. Fouilhoux.

Galène (plomb sulfuré).

La galène qui est le minerai le plus habituel et le plus répandu du plomb, présente un aspect métallique très-net; il se fait remarquer par sa densité assez considérable, qui varie de 7,5 à 7,6, et par la facilité de son triple clivage, qui conduit au cube. Sa dureté est faible; il est rayé par le calcaire. Sa composition est, d'après Thompson, représentée par:

Mais la galène offre rarement cet état de pureté, et le plus fréquemment renferme de l'argent à l'état de sulfure mélangé (Beudanl). Elle contient quelquefois aussi, en mélange, du sulfure d'antimoine, du sulfure du bismuth, et même un excès de soufre.

Soufre Plomb Fer..

Ce materai forme, dans le département, de nombreux filons, dont un certain nombre est exploité.

Les principales mines en activité sont celles de Pontgibaud; elles comprennent deux groupes : celui de Roure, dont font partie les filons de Roure, de Rosiers, de la Brousse et de Mioche, au bois Dumas, près Tisseron ; celui de Pranal et de Barbecot.

Le filon des Comores, situé plus bas que ces derniers et abandonné vers 1790, avait fourni une galène à grandes et à petites facettes, mêlée de quartz, de spath calcaire et de blende, qui a donné 17 onces d'argent au quintal de plomb.

Le premier de ces groupes est au-dessus de Pontgibaud ; les deux autres sont au-dessous, et à cheval même sur la Sioule, à laquelle les exploitants empruntent la force hydraulique nécessaire pour faire mouvoir les appareils de préparation du minerai, les pompes, les ventilateurs et les appareils d'extraction. (V. le très-intéressant mémoire de MM. Rivot et Zeppenfeld sur les mines de Pontgibaud ; Annales des Mines, 4 e série, t. XVIII, 1850.)

Dans ces gisements, on observe la galène en cristaux, à l'état laminaire, lamellaire, et enfin grenu.

Les formes cristallines sont peu variées : on a trouvé la forme primitive, le cube, à Chalusset; l'octaèdre et le dodécaèdre rhomboïdal dans le stollcn de Rosiers; mais les cristaux les plus fréquents sont des octaèdres modifiés sur les angles ou les arêtes par des troncatures conduisant au cube ou au dodécaèdre rhomboïdal.

Les galènes de Pontgibaud sont plus ou moins argentifères, selon les filons ; ce sont les variétés à grains fins, qui, comme il arrive le plus ordinairement, sont le plus riches sous ce rapport.

A l'exposition des mines de Pontgibaud, qui a été une des plus remarquables du Champ -de-Mars, en 1867, voici quelle était la teneur en argent des diverses galènes argentifères

exposées, avec leur rendement en plomb. (V. la Minéralogie et la Minéralurgie à F Exposition universelle de 1867, par A. F. Noguès) :

Par tonne de matière prête à être traitée, on obtient,

avec le minerai de Roure, 287 k. «0 de plomb . 1 k.037 d'argent, avec celui de la Brousse, 730 id. . 3 000 id.

avec celui de Franal 620 id. . 2 iSO id.

Il faut citer ensuite fa galène argentifère de Montnebout. arrondissement de Thicrs, qui renferme de 500 à 600 grammes d'argent par tonne de plomb (elle est traitée aux fonderies de Pontgibaud); celle de Joursat, canton de Tauves, qui en contient de 450 à 820 grammes.

On rencontre encore de la galène dans beaucoup d'autres localités, telles que Saint- Amant-Roche-Savine ; Masboutin et Youx, canton de Montaigut; le Puy deClugel, cité précédemment comme gisement de stibine ; les environs de Champeix; les environs de Jumeaux, etc.

Les gangues habituelles de la galène aux diverses mines du département sont le quartz, la baryline lamellaire blanche; très-rarement la fluorine et le calcaire. La fluorine ne se montre guère qu'à La Vernède comme gangue de la galène. Le minerai de plomb de Pontgibaud est également accompagné de pyrite, de blende et parfois de mispickel, ainsi que de sidérose.

M.Fournet, dans une note insérée aux Annales scientifiques d Auvergne, 1832, parle d'une galène antimoniale, à lamelles rayonnées, provenant de Tortebesse, près de Bourg-Lastic, où elle se trouve dans un Glon de sidérose, encaissé dans le terrain primitif. Peut-être est-ce la boulangérile ou plumbostibe de Breilhaupt? Ce minerai a été, parait-il, exploité près de Vollore-Ville, au lieu appelé le Gros, et existe également à Joursat, canton de Tauves.

Bournonite (antimoine sulfuré plombo-cuprifère, plomb anlimonié sulfuré, endellione).

La bournonite a été découverte à Barbecot, par M. Fournet, en 1828. Ce savant a donné l'analyse qualitative de ce minéral dans un mémoire inséré aux Annales scientifiques d'Auvergne; il y a reconnu la présence du plomb, du cuivre, du fer, de l'antimoine, du soufre et d'une trace d'argent. M. Fournet attachait une certaine importance au fer dans cette espèce; aujourd'hui, Ton considère la présence du fer, ainsi que celle de l'argent, comme purement accidentelle, et l'on regarde la bournonite comme normalement constituée par la combinaison, en propositions atomiques égales, de trois sulfures, ceux de plomb, de cuivre et d'antimoine ; ces métaux y entrent, savoir :

Le plomb, pour .40

Lanlimoine 28

Le cuitre 12

La bournonite de Barbecot, autrefois assez commune à ce gisement, s'y est présentée en masses amorphes, ou en cristaux ordinairement très-petits, à cassure conchoïdale, offrant un éclat métallique très-vif, et une couleur gris d'acier. La dureté de ce minéral est à peu près celle du spath d'Islande ; sa densité varie de 5,7 à 5,9.

Le système cristallin de la bournonite est un prisme rhomboïdal droit de 93° 40'.

M. Dufrénoy a liguré dans l'atlas de son Traité de minéralogie deux cristaux de bournonite de Barbecot, présentant l'aspect de tables octogonales bisellées, dont les notations sont Pa'hW et Ph'b'e 1 . (Tig. 277 et 278, plane. 98.)

Céause (plomb carbonatô, plomb blanc).

Le céruse est un minéral remarquable par son éclat ada- '. mantin très-vif, par sa densité qui varie de 6,40 à 6,72, et par sa couleur habituellement blanche, qui lui a Tait donner le nom de plomb blanc par les anciens minéralogistes. Sa substance est un bicarbouate de plomb contenant environ 83 °/o de proloxyde de plomb.

Sa dureté est faible ; il raye à peine le calcaire. Les cristaux sont fragiles, et présentent une cassure vitreuse.

Ce minéral est parfois incolore et transparent ; mais on le trouve aussi coloré en noir. M. Pournel a montré que cette coloration ne provenait pas d'une épigénic de plomb carbonaté, mais qu'elle était due à une interposition, dans la masse du carbonate blanc, de lamelles noires de galène ou même d'argyrose. Ce savant a de plus constaté que le carbonate de plomb blanc était peu argentifère, tandis que le carbonate noir, ou du moins le résidu qu'il laisse, quand il a été traité par l'acide acétique, était assez riche en argent:

La céruse est fréquente dans toutes les mines de plomb du département ; mais les plus beaux échantillons se sont trouvés àRoure; actuellement, elle se montre avec abondance à la Brousse. Elle se présente à ces gisements en cristaux rarement incolores et transparents, le plus ordinairement blancs ou jaunâtres; ces cristaux offrent assez souvent la disposition bacillaire, et sont alors parfois terminés par des bases unies et miroitantes, portant sur les arêtes de petites troncatures. Us dérivent d'un prisme rhomboïdal droit de 117' 14'. Les formes principales sont :

Le prisme à base hexagonale, que termine une pyramide, Mg'b'e* ; la pyramide est souvent basée, ce qui donne la variété Mlg'b'e 1

On remarque fréquemment, sur les prismes, des gouttières qui dénotent l'association de plusieurs cristaux. Ces espèces

d'einftôîlements se manifestent quelquefois aux sommets des . crteiâux par des interruptions de niveau et par des angles saillants et rentrants. J'ai eu occasion de vérifier cette remarque, 'due à Dufrénoy, sur des échantillons provenant de Roure.

On trouve aussi communément la macle figurée dans l'atlas du Traité de minéralogie de Dufrénoy (planche 102, fig. 304) ; elle recouvre les prismes précités. Un fait curieux, c'est que, sur certains échantillons, on observe quelquesunes de ces macles blanches, et en même temps d'autres jaunâtres, comme si les premières avaient seules subi un commencement de sulfuration.

Une autre macle, très-intéressante, est celle qui est représentée, môme planche, fig. 306 ; elle se trouve également à Roure, mais plus rarement. J'en tiens un échantillon de mon ami, M. Francisque Beissac.

Angléaite (plomb sulfaté).

Cette espèce, dont la substance est un sulfate de plomb, renfermant environ 71 0/0 de métal, a été recueillie par M. Fournet, à la mine de Rosiers, dans la concession de Roure ; elle y est rare.

l*yr*morplttto (plomb phosphaté, plomb brun, plomb vert).

Les deux phosphates de l'ancienne minéralogie, connus sous les noms de plomb brun et de plomb vert, forment aujourd'hui une seule et môme espèce, à laquelle Beudant a donné le nom généralement adopte de pyromorphite. La pyromorphile présente une composition assez complexe ; sa substance est formée de trois atomes de phosphate de plomb unis à un atome de chlorure de la même base. 11 faut y ajouter une petite quantité de fluorure de calcium qui avait échappé aux recherches de Fourcroy et de Klaprolh, comme l'indiquent les analyses suivantes, que j'extrais d une notice sur le plo.i.b vert des environs Pontgibuud, par M. Fournet :

AftALTSE DE roUHCHOY :

Oxyde do, plomb 30

Acide phosphorique 14

— arséfique 29

Oxyde de fer 4

Eau , 3

ANALYSE DE KLAPROTB :

Oxyde de plomb 76

Acide phosphorique 13

— arséDique 7

— muriatique 1,78

Eau 0,50

Perte 1,7i>

D'ailleurs le plomb peut être en partie remplacé par la chaux, et l'acide phosphorique par l'acide arsénique. Aussi la séparation de cette espèce d'avec la suivante est-elle difficile à faire dans certains cas.

Quoiqu'il en soit, la pyromorphite dePontgibaud est verte, jaune verdâtre, orangée ou brune ; cette dernière couleur, qui est la plus fréquente, s'affaiblit parfois au point de passer au blanchâtre, comme je l'ai constaté sur certains échantillons appartenant à mon ami, M. A. Julien. Alors, la proportion de phosphate de chaux a notablement augmenté.

La cassure que présente cette espèce est conchoïdale, et possède un éclat faiblement adamantin. Sa densité varie de 6,9 à 7,1 ; la pyromorphite raye le calcaire.

Elle se présente ordinairement en prismes hexagonaux sans aucune modification sur les arêtes de la base. La variété brune, dont on a trouvé de magnifiques échantillons dans les galeries de Rosiers, affecte fréquemment la disposition bacii laire par accolement et allongement des cristaux.

On a aussi rencontré à Rosiers U pyromorphite orangée en

petits mamelons. Quant à la variété verte, elle se rencontre entre la Brousse el Bromonl, près de Pontgibaud.

La coloration de ces deux dernières variétés serait due, d'aprèrM. Fourncl, à l'existence dans le minéral de l'acide chrômique. Ces sortes possèdent une autre propriété caractéristique, elles présentent toutes une raclure jaune, [qu'elles soient vertes, vert-jaunâtres ou orangées.

Himétèfte (plomb arsénialé).

Cette espèce, dont le nom, qui signifie imitateur, indique la ressemblance avec la précédente, au moins sous le rapport de la forme cristalline et de la dureté, se montre sous une couleur jaunâtre ou jaune-verdàtre ; elle existe dans les localités citées pour la pyromorphite. Ses cristaux passent le plus souvent à la forme sublenticulaire par oblitération.

Mrëltnoae (plomb molybdaté, plomb jaune).

• La mélinose a été, parait-il, accidentellement trouvée dans la mine de Roure par M. Hervier (Bouillet).

idiailuiu (plomb oxydé rouge).

Signalée également par hasard, comme la précédente espèce, dans les mines de Pontgibaud; elle s'y trouve fort rarement.

Blende (zinc sulfuré).

La blende accompagne à peu près constamment la galène dans tous les gisements du département où l'on trouve ce minerai; mais on la rencontre surtout dans les mines de Pranal, où elle existe assez abondamment.

Elle se présente en cristaux assez petits, formant des druse

sur la roche ; ces cristaux paraissent être des tétraèdres plus ou moins modifiés; ils sont parfois translucides et même transparents, et oiïrent alors des faces très-miroitanles. Leur couleur varie du brun au rougeâtre plus ou moins foncé.

La densité de ce minéral est 4,16; il raye le calcaire et est rayé par lapatite. La blende de Pranal contient toujours une certaine quantité de fer.

Voisine.

La volzine a été trouvée pour la première fois par M. Fournet à Rosiers, et dédiée par ce géologue à son ami, M. Voltz.

La substance de cette espèce est unoxysulfure de zinc; il convient de faire remarquer que la nature présente rarement ce genre de combinaison.

La volzine est associée à une galène à fines facettes trèsargentifere, à des traces de cuivre pyriteux et natif, à du sulfate de baryte, et à du carbonate de plomb noir et blanc; le sulfure de zinc se montre rarement dans cette association.

Elle se présente sous forme de petits mamelons hémisphériques, de la grosseur d'un petit pois environ, accolés et se recouvrant les uns les autres ; leur centre parait être cristallin.

Poussière blanc sale tirant sur le brunâtre. La volzine raye la fluorine ; sa densité est 3,66. Elle présente la composition suivante :

Sulfure de zinc 81

Oxyde de line 15

Oxyde de fer 1,8

Matière organiqne 2,2

La gangue qui accompagne la volzine est un quartz noir ou brun foncé, très-dur et tenace, imprégné de pyrites, soit sulfureuses, soit arsenicales, généralement peu apparentes, mais

dont la présence est décelée de suite par l'odeur que produit le choc du marteau. (V. les Annales scientifiques de C Auvergne, 1833.)

Fer natif.

Le fer natif paraît avoir été trouvé, par M. Mossier père, dans les laves de Gravenoire, près de Clermont. Je me borne, à cet égard, à reproduire la mention qu'en fait M. Bouillet. (V. sa Topographie minéralogique.)

Aimant (fer oxydule, fer oxydé magnétique, magnétite).

La variété sableuse d'aimant, que l'on appelle nigrine, se trouve dans les sables provenant des terrains volcaniques du département ; elle est toujours plus .ou moins titanifère.

La nigrine se distingue de l'isérine ou fer tilané proprement dit, en ce qu'elle est attirable à l'aimant. La proportion du titane dans le fer oxydulé peut s'élever jusqu'à plus de 20 0/0, sans lui enlever cette propriété.

Isérine (fer litané, sables tilaniferes).

Ce minéral ressemble beaucoup au précédent par ses caractères extérieurs, et notamment par sa forme cristalline nabi tuelle, qui est l'octaèdre régulier. La variété sableuse se trouve d'ailleurs assez souvent dans les mêmes gisements que l'aimant.

L'isérine entre pour une proportion notable dans la composition du basalte, environ de 5 à 15 centièmes; aussi cette roche en abandonne-t-elle de petits cristaux ou des grains nombreux, quand elle se décompose. On en trouve fréquemment dans les terrains d'alluvion des environs de Pontgibaud, et dans les ravins de Perrier, où ce minéral accompagne plusieurs gemmes que j'ai déjà mentionnées.

Wolfram (scheétin ferruginé, tungstate de fer et de manganèse).

L'existence de cette espèce a été reconnue en différentes localités, entre autres dans un filon de quartz gras, au-dessous du cap de Prudelles ; dans un autre quartz des environs de Saint-Pardoux, à Charade, etc. (Bouillet).

OHgiste (fer oligistc, fer ojydé rouge, peroxyde de fer). •

L'oligiste existe dans le département à deux principaux états, à l'état métalloïde, comme l'appelle M. Dufrénoy, et à l'état mamelonné.

A la première catégorie appartient la variété, dite spéculaire, à cause de son éclat; elle se trouve en cristaux généralement plats, que l'on rencontre dans les trachytes du mont Dore, surtout à la grande Cascade; dans les domites du Puy-de- Dôme; dans les laves deVolvic, de Pariou, de Gravenoire; dans les laves altérées du Puy de la Vache ; dans l'eurite du Puy Chopine, etc.

Les cristaux d'oligistc offrent quelquefois des irisations très-belles ; ce sont surtout ceux qui se présentent sur les laves de Yolvic ou du Puy de la Vache.

J'ai eu occasion de voir, sur un échantillon appartenant à la collection de M. Rousseau Florence, à Clermont-Ferrand, de très-jolis cristaux d'oligisle, lamelliformes, translucides et d'un beau rouge cochenille.

La forme primitive de ce minéral, dont la substance est un peroxyde de fer contenant 69 0/0 environ de -ce métal, est un rhomboèdre de 86° 10'. Les cristaux du Mont-Dore présentent les formes Pd'eV, et Pd'e'a». (V. les plan. 67 et 68, fig. 9« et 101 de l'atlas de Dufrénoy.)

La poussière de l'oligiste est rougeâtre ; sa densité est de 5,24; il raye l'apatite.

La Variété mamelonnée d'dligiste, qn'on appelle hématite

rouge, et dont la structure est finement fibreuse, se trouve également dans les trachytes du mont Dore, au Puy-de-Dôme et au Puy Chopine. »

On trouve au Puy-de-Dôme, au Nid-de -la-Poule et au Puy de la Vache, des cristaux octaédriques reposant sur de la domite, des scories ou de la lave altérée, et dont on a voulu faire une espèce particulière sous le nom martite ou fer oligiste octaèdre; mais si on broie ces cristaux, on obtient une poudre, qui n'est autre chose qu'un mélange de fer oxydulé et de fer oligiste, ce qu'on peut reconnaître aisément à l'aide d'un aimant.

M. Dufrénoy, qui a signalé ce fait, suppose que le fer oxydulé a imprimé sa forme, et a entraîné loligiste en cristallisant, de même que le calcaire de Fontainebleau l'a fait pour les grains quartzeux qu'il renferme en si notable proportion ; ou de même encore que la fluorine de Buxlon (Derbyshire) pour l'argile, dont elle contient jusqu'à 40 et 50 0/0 de son propre poids.

Limonite (fer oxydé brun, fer oxydé hydraté, ferperoxydé hydraté, fer limoneux).

La limonite, qui est le minerai de fer le plus fréquent en France, se trouve, dans le département du Puy-de-Dôme, » divers états, qui permettent de le ranger dans les trois sorte6 suivantes :

La limonite concrétionnée ou en roches;

La limonite réniforme ;

La limonite terreuse.

La première de ces variétés, qui est la plus importante, et qui est connue aussi sous le nom d'hématite brune, se rencontre dans les houillères du bassin deBrassac.

Berthier en a reconnu, auprès de la houille du Grosménil, une couche, dont les échantillons globuleux, de couleur

brune, ayant une densité 3, ont donné à l'analyse les résultats suivants :

Peroxyde de fer . .

Oxyde de manganèse Magnésie . . . .

Silice •.

Alumine

Ean

L'hématile brune contient souvent des oxydes de manganèse en mélange.

Ce minerai se trouve encore à la Forestie, près Mauzun, où il constitue dès couches dans la formation tertiaire.

On en a reconnu aussi à Liournat, près de Saint-Sauves.

Enfin, on l'observe à l'état guttulaire sur beaucoup de produits volcaniques, laves et basaltes de différentes localités.

La variété réniforme se trouve disséminée en nodules dans des couches argilo-ferrugineuses, notamment à Crouzol, près de Riom. Ces nodules, dont l'intérieur renferme souvent un noyau isolé, portent vulgairemeut le nom A'œtites ou pierres d'aigle.

On peut aussi s'en procurer dans les ravins de la montagne de Perrier.

Quanta la variété terreuse, on la rencontre mélangée plus ou moins avec des argiles fines, et constituant celte matière particulière qu'on appelle ocre, et dont j'ai déjà parlé à l'article Argile.

Pyrite (fer sulfuré, fer sulfuré jaune, pyrite martiale, marcassite).

Cette espèce est remarquable par sa belle couleur jaune et par son éclat; elle se distingue aisément de la chalkopyrite,

ou pyrite de cuivre, par sa dureté ; elle raye le feldspath et fait feu au briquet. Sa densité est 5. La substance de la pyrite est un bisulfure de fer contenant 460/0 environ de ce métal.

C'est un minéral de liions, et on le rencontre assez fréquemment dans les minesde galène argentifère, accompagnant ce sulfure de concert avec la blende. On l'observe, entre autres localités, à Pranal,en petits cristaux cubiques simples ou modifiés, qui sont disséminés dans la masse de la gangue du minerai.

Il a été trouvé également dans les galeries de Rosiers.

Sperkise (fer sulfuré blanc, pyrite blanche, pyrite rayonnée).

Lasperkise, qui, bien qu'identique avec la pyrite, sous le rapport de la composition chimique, en diffère par sa cristallisation, dérivée d'un prisme droit rhomboïdal de 106° 2', se montre fréquemment en boules à structures radiées dans les schistes bitumineux du bassin de Menât.

H est assez difficile de conserver longtemps intacts les échantillons de sperkise de cette provenance, surtout dans un local un peu humide; car, ils se fendent, se divisent en secteurs, s'effleurissent, et finissent par tomber en poussière.

Nota. — On trouve à Menât une sorte de tripoli rougeàtre, qui provient de la décomposition de la sperkise contenue dans le schiste bitumineux.

Ifllspleltel (fer arsenical, pyrite arsenicale).

Le mispickel, dont la substance est un arsénio- sulfure de fer, contenant, d'après l'analyse de Chevreul, 34,95 de ce métal, 20,13 de soufre, et 43,42 d'arsenic, est un minéral d'un blanc grisâtre, j e densité 6,12, faisant feu au briquet, et dont la dureté est représentée par le nombre 5,5.

Une concession a été accordée pour l'exploitation de ce

Gl

minerai à Bauberty, commune d'Anzat-Ie-Luguet, arrondissement d'Issoire, sous le titre de Concession de ia mine d'arsenic argentifère et aurifère de Bauberty, en 1837, et a, parait-il, donné des résultats satisfaisants.

On l'a trouvé également en un lieu appelé Taillefer, commune de Torlebesse ; d'après M. Baudin, ingénieur des mines, le minerai renfermait 0,0005 d'argent.

Le mispickel se rencontre parfois dans les diverses mines de Pontgibaud, en petits cristaux contournés, formant des associations avec la galène, la barytine, la pyrite, etc. J'en ai trouvé quelques échantillons.

Nidéroflr (fer carbonaté, fer oxydé carbonaté, chaux carbonatée ferrifôre, fer spalhique, mine d'acier, sidérile).

La substance de cette espèce est un carbonate de fer contenant normalement environ 60 0/0 de protoxyde de ce métal, mais pouvant contenir, en remplacement, une quantité assez notable de plusieurs oxydes isomorphes, tels que la chaux, la magnésie et le protoxyde de manganèse.

Cette espèce peut se scinder en deux variétés, la sidérose spalhique ou à structure cristalline, et la sidérose compacte ou lilhoïde.

La première variété, dont la forme primitive est un rhomboèdre obtus de 107% se trouve en filons à Taillefer, commune de Tortebesse.

M. Baudin en a donné l'analyse suivante :

Carbonate de fer. . .

Carbonaie de magnésie .

Carbonate de chaux . .

Carbonate de manganèse Gangue

O.OiiO 0,052 0.022

La sidérose se mon tre encore dans plusieurs autres localités,

aux environs de Bourg-Lastic, à Chaumadoux et à Chalameiroux ; dans le canton de Tauves ; près de Nadde, etc.

Je tiens de mon ami, M. Francisque Beissac, un échantillon de sidérose blonde, en petits rhomboèdres nets, mais contournés, associés à des cristaux de blende, et formant une druse sur le stéachiste rude des mines de Pontgibaud.

Quant à la sidérose compacte ou lithoïde, elle a été rencontrée abondamment dans tes houillères du bassin de Brassac, notamment dans la mine du Grosménil, à Mège-Coste, aux Bartheset à Charbonnier. Elle se présente en rognons parfois assez volumineux, que les ouvriers appellent piores d'enfer, à cause de leur dureté assez grande, relativement à celle de la

Berlhier en a donné les deux analyses suivantes, que je cite, bien que les minerais en question apparliennent à des concessions situées dans la Haute-Loire; car, ces minerais se trouvent dans les diverses concessions formant le bassin de Brassac, et dont plusieurs dépendent du département du Puy-de-Dôme :

1° Minerai en rognons de Mège-Coste, compacte, grisâtre, ayant une densité 3,01 :

houille.

Carbonate de fer. . . .

Carbonate de manganèse. .

Carbonate de magnésie . .

Eau et bitume

Argile

2° Minerai des Barthes :

Carbonate de fer. . .

Carbonate de manganèse Carbonate de chaux . .

Eau et bitume. . . .

Argile ......

O.OSX)

Yivlaitite (fer phosphaté bleu terreux, fer azuré, bleu de Prusse natiî).

Celte espèce, dont la substance est un phosphate de fer alumineux, se trouve, dans le département, à l'état terreux, formant de petits amas bleus pulvérulents sur un lignite du ravin de la Mone, près de Saint-Saturnin ; il existe également dans les laves altérées du Puy-de-la-Vache.

Mon ami, M. A. Julien, cite, dans sa thèse sur les phénomènes glaciaires du plateau central de la France, un phosphate de fer vert et bleu formant un enduit mamelonné dans les vacuoles d'un basalte résineux des environs du mont Dore, et trouvé à Perrier.

Dialloglte (mangnnt'se carbonate, manganèse oxydé carbonate, chaux carbonalé raanganésifère).

J'ai donné à l'article Sidérose deux analyses indiquant que le carbonate de manganèse s'allie au carbonate de fer spathique, et même à la variété lithoïde.

Ce minéral est une substance de filons, et, quand il est isolé, il se présente presque constamment à l'état cristallisé ou lamelleux.

M. Fournet l'a signalé aux environs de Pranal. Il se trouve aussi, paraît-il, aux mines de Saint-Amant-Roche-Savine.

La diallogite se fait aisément reconnaître par sa couleur rose. Ses cristaux dérivent d'un rhomboèdre obtus de 107° 20'. Sa densité est 3,592; il raye le calcaire.

Rutile (titaue oxydé, schorl rouge).

M. Fournet cite ( Annales scientifiques (f Auvergne, 1832) un cristal de rutile, trouvé par M. Bal tel sur un des deux sentiers de la côte d'Anchal, qui conduisent au sommet. Comme le cristal était détaché de la gangue, on ignore à quel gisement il se rapporte.

Sphène (titane silicéc-calcaire, rayonnante en gouttière).

Ce minéral existe en très-petits cristaux dans les pbonolites du mont Dore, à la Roche-Sanadoire, où il est associé à Thaùyne et à la hornblende.

Il se trouve aussi dans la do mite du Puy-de-Dôme et du Puy-de-Sarcouy. Enfin, on le cite même encore dans roche au Puy Chopine.

IVIehélftue (nickel arsenical, kupfernickel). A peut-être été trouvée à Pontgibaud par M. Mossier père.

Cabaltlne (cobalt gris, cobalt éclatant).

Cette espèce, dont la substance est un arséniosulfure de cobalt, parait aussi avoir été trouvée à Pontgibaud par l'observateur dont je viens de citer le nom, ainsi que par l'abbé Lacoste.

Cuivre natif.

M. Fournet a signalé des traces de ce minéral dans les galeries de Rosiers, près de Pontgibaud.

Challiopyrlte (cuivre pyriteux, pyrite cuivreuse, mine de cuivre jaune).

On a rencontré près d'Anglebas, canton de Rochefort, des traces de chalkopyrite dans une barytine lamellaire blanche très-abondante.

Pannbaae (cuivre gris antimonifère).

Cette espèce a été reconnue par M. Fournet dans une galène noire et terne provenant du filon Saint-Denis, à Rjsiers.

Azurlte (cuivre carbonalé bleu, cuivre azuré, cuivre bleu).

L'azurite se trouve en très-petite quantité, et dans un trèspetit nombre de localités du département. On cite au pic d'Usson, près d'Issoire, et accidentellement peut-être dans quelques mines, où elle est évidemment le résultat de la décomposition des pyrites cuivreuses, sous la double influence de l'humidité et de l'acide carbonique.

IVIwlftehlte (cuivre carbonalé vert, vert de montagne).

Ce minéral se montre aux affleurements du gite de chalko pyrite précédemment cité ; il y est en très-petite quantité, et, comme plusieurs d'espèces précédentes, je ne le cite que pour mémoire.

Or natif.

M. Bouillet a découvert des traces de ce métal dans un filon de quartz gras qui se trouve au sud du pic de Pradelles. On en rencontre parfois de petites paillettes dans l'Allier.

Rétinasplittlte(rétinite).

Cette variété de résine fossile s'observe dans les wackes bitumineuses si fréquentes du département, à Pont-du-Chàteau, au Puy de Croùel, au Puy de la Poix, etc.

MM. Lecoq et Bouillet l'ont également trouvée en masses d'un certain volume dans un pépérite près de Cournon.

Il est généralement associé à la calcédoine. (V. Vues et Coupes, p. 198.)

Plasaaphalte (raaltbe, poix minérale).

On voit suinter au Puy de la Poix une sorte de bitume visqueux, qui reste constamment mou, et qui est un mélange d'asphalte proprement dit et d'huile de pétrole.

MLNKUALOGIK

Ce minéral organique est très-abondant dans le département, et a été l'objet d'un assez grand nombre de concessions. On le retrouve dans toute la Limagne, à Malintrat, au Puyde Croûel, à Pont-du-Château, à la Butte de Montpensier, et dans une multitude d'autres localités.

Dunodyle (stercus diaboli).

Le nom de cette espèce, qui signifie puant, lui a été donné parCordier, pour rappeler l'odeur infecte (assa fœtitia) qu'elle exhale en brûlant. C'est d'ailleurs plutôt une roche qu'un véritable minéral.

On rencontre le dusodyle à Chadra, au-dessus de Saint- Amant-Tallende. 11 constitue une sorte de schiste grisâtre, flexible, et facilement divisible en feuillets, dans les interstices desquels existent fréquemment des empreintes de petits poissons.

On l'observe également près d'Àuthczat-la-Sauvetat. Anthracite.

Il existe une couche importante de ce combustible minéral dans les communes de Saint-Gulmier, Saint-Hilairc, lesMonges et Combraille, arrondissement de Riom ; ce gisement a même été l'objet d'une concession récente (1850), et on y a fait quelque exploitation.

La grande couche de la mine de Charbonnier a fourni une véritable anthracite, de densité 1 ,43, et qui n'a guère eu d'autre usage industriel que la cuisson de la chaux.

Elle est noir-grisâtre, à texture mi-schisteuse, mi-vitreuse. On retrouve encore l'anthracite dans celte remarquable et

Résultat en coke . .

Produits volatils . .

Résidu a l'incinération

curieuse commune de Messeix, que j'ai déjà citée pour ses gites de stibine et de sidérose.

Houille.

Ce combustible, qui peut être regardé comme une anthracite intimement mélangée d'une matière bitumineuse (Leymerie), offre dans le département les trois sortes principales, qu'on désigne sous les noms de houille sèche, de houille maigre et de houille grasse, indépendamment des autres variétés d'éclat, de couleur, de structure, etc., qui, au point de vue minéralogique,ne présentent que peu d'intérêt.

La houille sèche existe dans la grande couche, et dans la couche de la Ronzière, à laCombelle; sa densité est 1,364; elle présente de 18 à 20 0/0 de matières volatiles; elle est donc àl a limite des houilles sèches et des houilles maigres. On la retrouve aux mines de Saint-Eloy, près de Montaigut en Combraille, et à Messeix.

La houille grasse, que l'on nomme souvent aussi houille maréchale, et qui renferme de 25 à 30 0/0 de matières volatiles, se rencontre dans le bassin de Brassac ; il faut citer notamment la grande couche du Grosménil, et la couche les Vignes de Fondary. Le résidu en cendres de celte dernière est assez faible, 3 0/0 environ. La houille grasse se montre également à Singles.

La houille maigre, qui forme le passage de la première sorte à la deuxième, est commune dans le bassin de Brassac ; elle a été exploitée dans les couches delà Fontaine du-Chien et de Chamas, concession d'Armoîs; elle offre de 19,50 à 20 0/0 de matières volatiles.

Ces diverses sortes contiennent toutes plus ou moins de pyrites, ce que l'on reconnaît à l'aspect de leurs cendres plus ou moins rougeàtres. (V., pour plus de détails, V intéressant travail de M. Baudin, ingénieur des mines, sur le bassin houiller de Brassac, 1843.)

Lignite.

* Le lignite, dont le nom, qui signifie bois, rappelle l'origine, se rencontre au mont Dore, dans le ravin des Egravats.

La variété compacte et la plus riche en earbone, qu'on nomme le jayet, se montre parfois à Boutaresse, prèsd'Ardes (Bouillet).

Je pense que c'est au lignite terreux qu'on doit rapporter la petite couche brun-noirâtre que Ton peut observer sur la droite du petit chemin qui conduit des carrières du sommet du Puy-de-Marman à Mouton.

Nota. — Bien que constituant des roches, les schistes bitumineux de Menât peuvent être rangés, comme appendice, à lu suite des lignites, dont ils ne s'éloignent pas trop, au moins comme aspect.

Les schistes de Menât appartiennent à l'étage moyen des terrains tertiaires; ils sont gris noir ou gris jaune, à aspect terreux, assez légers et facilement pulvérisables ; ils renferment de nombreux poissons pyrilises et des empreintes de végétaux.

Ces schistes présentent, d'après les analyses de M. Selligues, la composition suivante:

Charbon 7,7

Matières volatiles au-dessus du rouge

sombre 3,2

Houille 14,8

Eau 3,2

Gai, par différence 9,H

Ceudre» 61,6

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