ACTION ACTUELLE DES SAL'X
1835. Une masse énorme de débris formant une boue noire qui renfermait à peine un dixième d*eau, portant même à sa surface des blocs énormes, s'écoula avec une extrême rapidité jusqu'au Rhône où elle se précipita en faisant refluer ses eaux avec une grande force sur l'autre rive. Dans d'autres circonstances les eaux de pluie détrempent des matières argileuses peu solides, s'amassent au milieu d'elles, et en un certain moment, les dignes du réservoir venant à se rompre, il se fait un torrent de boue épaisse, rempli de fragments de roches et même de blocs suspendus dans la masse visqueuse, qui s'écoule avec une rapidité effrayante, culbutant tout et creusant des ravins profonds. Tel est le cas des Nants sauvages, dans la vallée de l'Arve, sur la pente nord des Alpes. Les éruptions boueuses de Java et du Pérou, § 78, ont produit plus de désastres dans leur course sur la pente du terrain , que par l'accumulation môme du limon dont elles ont couvert la contrée.
§ 97. Pentes des torrento et des rivières. — Les eaux courantes produisent des effets d'autant plus désastreux que les pentes sur lesquelles elles se meuvent sont plus rapides ; mais il ne faut pas croire qu'il soit nécessaire pour cela que leur lit ait une in clinaison considérable. Les torrents les plus impétueux, formant un lit continu, et entraînant des blocs de ^ mètre de côté ou de diamètre, n'offrent que des pentes de 1 à 2 degrés : beaucoup de rivières coulent avec une grande vitesse sur un sol beaucoup moins incliné, et des pentes de 3 à 4 minutes donnent à peu près, pour la rapidité, la limite des rivières navigables ; nos fleuves les plus rapides, qui offrent, à la vérité, une certaine profondeur d'eau, comme le Rhin, le Rhône, etc., ne présentent même que des pentes de i à 2 minutes, et dans plusieurs parties do leur cours, ils coulent sur des pentes de 4 à 8 secondes seulement. Ces données sont très-importantes comme terme de comparaison ; car on voit alors quels effets prodigieux pourraient produire do plus fortes pentes et de plus grandes profondeurs. Il n'est pas nécessaire de pousser bien loin l'exagération; car si nos torrents de 1 à 2 degrés de pente j)euvent rouler des masses de -J- mètre de diamètre, quelle serait leur force avec des pentes doubles ou triples? Que serait-ce, sans changer , de pente, si la profondeur d'eau devenait égale à celle de nos grands fleuves? Il est clair que la boue la plus épaisse pourrait acquérir alors une vitesse énorme et capable des plus prodigieux effets. Si les rivières cessent d'être navigables par la rapidité au delà des pentes de 3 à 4 minutes, quelles seraient, malgré la faiblesse de l'inclinaison, la vitesse et la force avec de plus grandes profondeurs? Que ne doit-il pas s'être passé quand nous voyons, car dvN«w> ^\\fer
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nomènes, que des eaux courantes ont pu remplir des vallées de plusieurs centaines de mètres de profondeur? On conçoit donc facilement les dégradations les plus épouvantables, le transport des blocs les plus volumineux, sans sortir à peine des limites des phénomènes actuels, § 2U à 217, 307 à 309.
^ 98. Action des vagues et des marées. •— Si les caux qui humectent continuellement le pied des montagnes peuvent en délayer, en désagréger les couches inférieures, et provoquer Téboulement des parties qu'elles mettent en surplomb, il est clair que de* eaux continuellement agitées, lancées parfois avec une force *extréme sur les continents, doivent aussi avoir une action prodigieuse sur les côtes. Les flots ont en effet une énorme puissance, là surtout où des rochers abrupts se trouvent immédiatement exposés aux vagues d'une mer ouverte. Le choc est quelquefois tel que la terre tremble sous les pieds; que les digues les plus solides ne peuvent résister: que des blocs énormes de pierre sont arrachés, portés au loin dans les terres, poussés à contre-pente sur le rivage , lancés quelquefois verticalement par-dessus les jetées, où ils roulent ensuite comme de légers cailloux : de puissants bancs de sable et de galets sont souvent déblayés, et des contrées entières se trouvent en un instant détruites ou couverles de débris.
Les chroniques et les traditions des contrées maritimes nous offrent de nombreux exemples des changements successifs, des désastres instantanés qui ont eu lieu dans un grand nombre de localités. Il s'en est fait d'immenses, et chaque jour il s'en fait de nouveaux, sur les côtes plates, sableuses, qui bordent les mers dans les diverses parties du monde. Nous en avons des exemples fameux depuis le> bouches de l'Escaut jusqu'au canal de Jutland, où l'on a vu se produire le Bies-Bosch, le Zuyderzée, le Dollart, etc., dans dos marées extraordinaires, et où se sont opérés d'innombrables changement^ dans les îles, depuis le Texel jusqu'aux bouches de l'Elbe, dans les détours du Lymfiord, ou sur les côtes du Catlegat et de la Baltique. D'immenses coupures, des anses, des golfes profonds s'y sont formés à diverses reprises pendant les tempêtes, et s'y forment encore tous les jours par l'action ordinaire des vagues, qui tantôt apportent dos masses do sable, et tantôt détruisent les digues qu'elles avaient jadis formées.
$ 99. ^e n'est pas seulement sur les terrains meubles que l'action des flots se manifeste; elle a lieu également sur les roches les plus solides, et do la des modifications journalières dans les falaises qu'on trouve sur les côtes de France et d'Angleterre et dans toutes les parties du monde. Plus la côte est abrupte, plus elle est exposée
ACTION ACTUBLLB des EAUX. 73
auK dégradations des vagues, par la raison que, brisant immédiatement lee flots, elle en éprouve le choc dans loute sa force. Sur les cAtes plates, au contraire, le flot, courant sans obstacle, s'avauce tant que sa force le lui permet, et juEtqu'à ce qu'il ait successivemenl perdu toute sa vitesse ; il apporte alors, en sabtes et cailloux roulés , beaucoup plus qu'il ne détruit, même sur les terrains les plus meubles. La disposition naturelli des couches solides est lanlôt opposée, (anlôl favorable à lion des flots; elle est opposée.
i lorsque ces couches, étant unies I et bien homogènes , se trouvent I inclinées vers la mer, Rg. 4G, parce que le retour d'une vague
Fig. 45. Àetian da ritiitm lur d« plana le long du taluS diminue l'aCtion
'"*""*'■ de la vague suivante , dont le
reste de force est uniquement employé à remonter sur le plan : ce n'est alors qu'à l'aide des crevasses et des fissures qui se trouvent dans la roche que les eaux parviennent à l'entamer. Il n'en est plus de même lorsque le terrain présente ses tranches â l'action des eaux, fig t6 et 47, les parties inférieures , attaquées continuellement par
■hrri abrvjili.
les chocs réitérés des flole, que rien ne conMbue à diminuer, se dégradent et se creusent succès^ vement, et d'autant plus vite que la matière est plus délayable ou plus facile à désagréger : les couchesi supérieures, qui se trouvent alors bientôt mises en surplomb, no tardent pas à s'ébranler et à so précipiter dans la mer. C'est ainsi que des parties considérables de c6tes ont été bouleversées à diverses époques, que des promontoires ont disparu, que d'autres ont été coupés et séparés du conUnent. Ces clfels deviennent très-rapides dans leslieu][oùunemerprofondeengloutitàme^ux&\«%\i\w%
<létachés, ou dans cfux où la force des vagues est assez puissante pour ballotter les débris, les user les uns par les autres et les déblayer successivement, de manière que le pied de l'eacarpemeot reste toujours à nu : c'est ce qui arrive surteiii quand le resserrement de d eu* côtes opposées détermine de forts courants, comme dans la Mancbe, entre la France et l'Angleterre , dans le canal SaintrGeorgea , etc., où les eaux de l'Atlantique, arrêtées dans leur cours, viennent battre avec fureur. Dans ces localités, la mer gagne constamment sur la montagne, et avec plus ou moins de rapidité , suivant le degré do résistance du terrain. Il existe en effet un grand nombre de narrations qui indiquent les dates des principaux éboulements, ou l'existence de phares, de tours, d'habilations, de villages mtoie, qui ont été successivement abandonnés, et <jui ont aujourd'hui complètement disparu.
Lorsque les masses de débris tombés des falaises ne sont pas immédiatement déblayées, ilenré- ; aulte, fig. iS, un rempart naturel contre les vagues , qui viennent vbriseravant d'atteindre le pied de 1 escarpement i ce n'est alors I qu d la longue que ces débris peuvent être usés, arrondis, etenleiéb petit a petit, ce qui dépend du deiiré de solidité de la rocbe dont ils sont formée. On imite au- ■nitioiH i.onifciLusiurir 'a"' que possible ces remparts
naturels en amenant des blocs de pierres au-devant des talus que l'on veut préserver, soit sur les cAles de la mer, soit sur les bords des rivières.
§ 1 00. L'action des vagues se manifeste aussi sur les falaiseset sot les plages par des érosions diverses. Ici, ce sont de longues cannalures horizontales, à Heur d'eau, qu'on remarque surtout sur les roches calcaires; là, ce sont des cavités réelles qui s'enfoncent horizontalement dans la masse du terrain , dont les parois sont tanidl déchiquetées, tantôt unies, et marquées de cannelures circulaires qd attestent le roulis des matières dures dans leur intérieur ; ^ouTe^ ture en est tanlût plus large, tantôt plus étroite que le fond. Ces civiles sont analogues aux marmites des géants, $ 91, mais creosAtt par la vague dans les parois verticales des roches. Sur les plagea, on voit aussi des cannelures plus ou moins profondes, perpeiulicutaires aux rivages, qui sont produites au moyen des débris (pw le flux et le reflux font constamment mouvoir.
§401. BicBflnxIe raptnro. — (Juand on i obbttrvé l'oflut journalier dee vagues âur les continenki , on eât naturellement conduit à penser que les nombreux Hccidenlâ qu'on remarque sur lus câtes, et dont on ne pont préciser les dates, ont eu la mâme origioe. Sirondoilaltribueràructtundcsfloislegexcavationsqn'ontrouveHu DjTeau des mer^ , sur les tiilaise-s calcairoâ, il parait naturel do leur imputer aussi certaines arches qui traversent tout un promuDluire. Cependant celte action no s'exerce immédiatement que sur leii matièreB délayables ou Taciles à dé^réger, comme la iraio, les ar};iles, les matières arénacécs, et elle est infiniment lente sur les matières dures j il y a des points où, depuis les époques liisloriques, elle n'a produit aucun effet. Di^s lors il ne suffit pas , |>our expliquer les faits, d'admettre uniquement la Turce érosivo des eaux, ni même l'effort impétueux des values, il faut encore remarquer [|ue les terrains sur lesquels cette action s'exoi'co ont été fissurés de toutes les BiDiëres , soit jiar des actions antéiieures , soit dans le moment nèaie , par des trenibiemeuls de lorre, % 32, 1 32, et que c'est ainsi qu'ils ont cédé â l'action combinée des forces auxqucil<-s ils étaient eiposée. C'est par ce moyen, ainsi que par l'action des );lacus flotluiles entraînées des pâles, qu'on parvient ù se rendre compte des rochers isolés, des lies qui avoisineiit nos continetits, de ces );ratides coupures au travers desquelles la mer trouve un |)assai;o, de ces poupos (le rocliers découpés qut fuinient ûva redits au milieu des aers, enflo du tous ces démembrements si communs et si variés qu'on observe sur les cotes de France et d'Aiii,'letorre, dans les nonibreiues Iles qui s'étendent vers les mers du Nuni, li^;. i'i et 50, et hw» DD nombre infini de localités.
76 r.ÈOLOGIE.
§ 40:2. Cailloux roulés. — Dans les ravages que produisent les eaux courantes, les débris qui se trouvent arrachés aux montagnes sont transportés plus ou moins loin, selon que les inclinaisons du sol permettent à la force du courant de se conserver sur des distances plus ou moins considérables; mais à mesure que les pentes diminuent, la vitesse décroît successivement, et successivement aussi les plus gros blocs restent en arrière au fond de la vallée, puis ceux de moindre dimension, et ainsi de suite jusqu'aux sables et limons , qui sont souvent transportés à d'énormes distances. Dans ce roulis de différentes matières, les blocs et les fragments, se heurtant pendant leur transport , se frottant les uns sur les autres et contre la paroi solide du terrain, perdent successivement leurs arêtes et leurs angles , et finissent par être complètement arrondis, par former ce qu'on appelle des cailloux roulés ou galets, qui peiivent être plus ou moins volumineux. Toute la partie inférieure des torrents, là où lé terrain s'aplanit suffisamment, où la vallée s'élargissant permet aux eaux de s'étendre en diminuant de profondeur, et par conséquent de vitesse, se trouve généralement couverte de ces cailloux, qui s'amassent quelquefois en quantité immense, et à travers lesquels, dans sa tenue ordinaire, le ruisseau serpente de différentes manières dans un lit qu'il s'est formé, et dont il change souvent aux diverses crues. Les rivières et les lacs dans lesquels les torrents se jettent, et où ils perdent par conséquent leur vitesse, s'encombrent aussi journellement de ces cailloux , et c'est, par exemple, la cause de l'élévation continuelle du lit du Pô. Le» graviers et les sables, qui ne sont que des cailloux fins, les limons qui résultent de l'usure générale et des parties terreuses déblayées, sont toujours transportés au loin, soit immédiatement dans les lacs ou les mers, soit dans les rivières, qui les déposent successivement sur leurs bords, et surtout vers leurs embouchures que l'on voit alors s'encombrer de plus en plus, % 408.
§ 103. Il se fait aussi des cailloux roulés en quelque sorte sur place, par l'action des flots sur les roches éboulées. C'est ainsi que, sur les côtes de France et d'Angleterre, les silex des craies sont arrondis, usés les uns par les autres , et constituent des bancs de galets considérables. Quelque chose de semblable a dû s'opérer dans des points qui sont aujourd'hui à l'intérieur des terres, où l'on trouve des cailloux roulés, des blocs arrondis, à peu de distance des rochers dont ils ont été détachés : c'est ce qu'on remarque surtout fréquemment autour des buttes basaltiques de la partie sud (les Cévennes, soit au milieu des masses de débris qui en forment Jr^s pontes, soit dans lesalluvions qui composent les plaines voisines
ACTION ACTUELLE DES EAl'X.
Dans les torrents boueux, § 96, qu'à la vérité on n*a jamais vus parcourir de grands espaces, les blocs et les fragments paraissent s'arrondir beaucoup moins que dans les cours d'eau ordinaires. Une circonstance remarquable de ces torrents, c'est que les débris qu'ils renferment sont généralement déposés sur les bords des ravins qu'ils ont creusés , et au niveau même que la masse visqueuse atteignait , précisément comme s'ils avaient nagé à la surface : c'est la disposition que présentent les débris le long dos Nants sauvages de la vallée de Sallenche.
{(404. Trana^rt de* roches par les places flattaatcs. —
Si des cailloux, des blocs plus ou moins considérables, peuvent être roulés par les eaux à des distances souvent très-grandes de leur place originaire, il est aussi d'autres moyens de transport que nous devons signaler ici, parce qu'ils nous fourniront quelques explications de certaines particularités des dépôts les plus modernes. Pour peu qu'on ait examiné ce qui se passe dans nos climats ao moment de la débâcle des glaces d'une rivière , on aura vu les glaçons soulevés par la crue des eaux , emporter avec eux des masses de cailloux roulés ou môme de terre arrachée au rivage. Or, les choses se font plus en grand dans les régions froides, comme la Russie, la Nouvelle-Zemble, les côtes du Groenland, du Canada, etc. Les glaces étant plus épaisses soulèvent des blocs plus ou moins volumineux, au moment de la débâcle, et les emportent plus ou moins loin comme sur des radeaux. Ces glaces viennent bientôt échouer çà et là sur les rivages, puis en se fondant y laissent les blocs, à peine émousséssur leurs arêtes et leurs angles, et indiquant ensuite la hauteur de la crue par leur position. Quelquefois on trouve des blocs de granité du poids de plusieurs milliers embarrassés et suspendus dans les branches d'arbres qui bordent les rivières à des distances plus ou moins grandes.
Dans les mers circumpolaires , les glaciers qui descendent souvent des montagnes jusqu'à la mer, se trouvent remplis, tant à la torface de leur masse que dans leur intérieur, de blocs de roches plus ou moins volumineux, de fragments et de graviers, la plupart à arêtes vives, et en quantités considérables. Or, 1 éboulement do ces parties inférieures dans la mer produit des glaces flottantes qui emportent avec elles tous ces débris.
■ Tous les voyageurs ont rencontré de ces îles de glaces flottantes Cft pleine mer et charriant ainsi les débris des montagnes dans loates les directions. Ces sortes de radeaux viennent échouer cà H là sur les côtes, dans les anses, dans les bassins, à l'emboudrnre des fleuves où ils se précipitent , et y laissent des déUv\s v\\\
78 GKOLOGII.
peuvent y être parvenus de très-loin. D'antres glaçons an Gontnin se brisent ou se fondent au milieu des mers, et hnssant aller les débris , déterminent çà et là des dépôts adventifis plus ou wàmi^ dus, qui B*opèrent presque toujours dans la môÊoe direction, pVBif que c'est toujours aussi dans le noéme sens que, tons les ass, Gouranis de glaces flottantes se font sensiblement. Le nombre blocs charriés ainsi sur les côtes diminue à mesure qu'on ïïn90 vers l*équateur. \
J( 405. Trmam^mri par les stoeieni. ^ Les gladers (toir i^ fi^n(ilo9J0),^:qui occupent les hautes vallées des grandes chitnef montagnes, sont aussi des moyens de transport extrêmeneiit i marquables. Diverses circonstances permettent à ces dépote de mouvoir constamment et de descendre sur la pente des temias^ les supportent; or, leur surfiace se trouve couverte de fra^flieali^ de blocs tombés des montagnes environnantes, et il arrière qie^ tout est charrié lentement de l'extrémité supérieure à l'extréniHéi^ férieure, et que des blocs, souvent d'une énorme dîmensioit trouvent portés, sans avoir subi de frottement, à des distances sidérables du lieu de leur origine. Ces débris, par suite de phénomènes dans le détail desquels nous ne pouvons entrer, cumulent touMrMir les parties latérales du glacier contre le de la valléeâVwvent aussi , par l'influence des vallées qui amènent Mw'eiâfîttingent, en longues bandes sur le milnQ; 1 résulte de petites collines allongées, qu*on désigne sous le nos moraines. Tous ces débris, parvenus à Textrémité inférieure i glacier, culbutent dans la vallée sur sa pente, et forment à son d'autres moraines, quelquefois assez élevées. Or, s*il arrive qn'i avoir augmenté pendant un certain temps, par suite d'une d'étés froids , le glacier diminue par une succession d'été chauds prolongés, les moraines de diverses sortes restent sur le lem abandonné par les glaces, et forment, jes unes des espèces* digues plus ou moins hautes au fond et en travers de la vallée, *"" autres de longues bandes sur ses flancs et à une hauteur plus moins considérable. Ce sont alors autant de dépôts advenlJfe* Ton trouve entassées pêle-mêle, en fragments et blocs de tooW dimensions, toutes les roches de la vallée. Souvent on reconnaîldecfl' délaissements en divers points , même à d'assez grandes distanceSi qui indiquent les états des glaciers à diverses époques.
Sur les terres polaires, les glaciers descendent jusqu'à la mtfi* la surface de laquelle quelquefois ils surplombent, et leur eitrénâ» est souvent coupée à pic par suite des blocs qui s'en détachent jouP* nelloment; il en résulte qu'il n'y a pas de moraines terminales, du