‹ MinéralogieChapitre 105 sur 160 · ACTION ACTUBLLE DES EAUX · texte numérisé non relu

ACTION ACTUBLLE DES EAUX

elies tendent à ramener sur les côtes basses, sous forme de cailloux et de sable , les débris qu'elles ont arrachés ou reçus de toute part. Elles les accumulent alors sur le rivage sous forme de talus ou levées qui atteignent le niveau des hautes marées, et qui offrent dans leur profil la courbe la plus convenable aux mouvements des eaux. Elles constituent ainsi, d'abord des dépôts de galets, car elles laissent premièrement ce qu'il y a de plus gros ; puis des dépôts de sables, qui souvent aussi formentseuls toute la masse. C'estdu sommet des levées de sable que partent les dunes , § 87, lorsque la matière, fine et meuble , peut ensuite donner prise aux vents.

Quelquefois les levées s'appliquent immédiatement sur les pentes des roches de la côte ; mais il arrive le plus souvent qu'après avoir en partie comblé les baies et les golfes, la mer ne peut plus pousser ses flots jusqu'au fond des anfractuosités du rivage, et qu'elle forme en avant une digue naturelle sur laquelle les vagues viennent mourir. Dans ce cas, il reste derrière des terrains plus ou moins inondés, des marais et des lagunes, tantôt complètement fermés, tantôt offrant une ou plusieurs ouvertures qui donnent passage aux e-aux fournies par les rivières du continent. C'est ce qu'on voit sur toutes les côtes basses, et ce que présentent d'ailleurs toutes les cartes. Ces dépôts relient entre elles les diverses saillies des rochers, et joignent souvent les îles au continent voisin.

Ces levées constituent des bourrelets plus ou moins continus, nommés cordons litloraux, qui régularisent, par des courbes simples, les anfractuosités naturelles des côtes, et au moyen desquels la mer s'est formée à elle-même une enceinte stable qui la sépare définitivement des terres, en opposant une barrière à ses flots. Dans les tempôtes, ces digues sont quelquefois rompues; mais dans les calmes, ces ouvertures se réparent bientôt d'elles-mêmes.

§ 109. Les torrents, après avoir arraché des débris de toute part, les avoir ballottés, entraînés à plus ou moins de distance, finissent toujours par les déposer à mesure que leur vitesse diminue, par conséquent à la partie inférieure de leur cours, à leur jonction avec les rivières ou les lacs. De là des amas immenses dont les parties grossières sont souvent liées entre elles par les limons qui se déposent en même temps. Les grandes rivières qui coulent dans des vallées peu inclinées, laissent généralement en arrière les parties les plus grossières et n'entraînent plus que celles qui sont en rapport avec la force qu'elles possèdent. Or, comme il arrive souvent que les pentes diminuent successivement, ces rivières laissent aussi successivement déposer les matières qu'elles charrient, et par là élèvent graduellement leur lit; elles finissent mÔKve^Net^XvvKwv ^^\vi,w\

cours, par se barrer à elles-mêmes le passage, et par se diviser en plusieurs petites branches, qui se forment des lits au milieu des sables et qui se déplacent successivement. Cette élévation du lit des rivières n'est nulle part plus apparente que dans le Pô, dont il a fallu toujours élever les digues pour empêcher ses divagations dans les plaines de la Lomhardie; aussi ce fleuve est-il maintenant plus haut que les maisons qu'on avait jadis construites àur ses bords.

Les rivières ont couvert de sables les pays plats qu'elles parcourent sur une épaisseur et une étendue quelquefois considérable. Dans les grandes crues, ces sables sont souvent remaniés, transportés d'un point à l'autre, et forment çà et là des amas plus ou moins puissants, qui constituent, tantôt des îles au milieu du fleuve, tantôt des alluvions sur l'un de ses bords. Mais c'est surtout à leur embouchure, dans les mers à cordons littoraux , que les atterrissements deviennent plus remarquables. D'une part, il se fait des 6arres qui forment le prolongement sous-marin du cordon littoral, et sur lesquelles il ne peut souvent passer que de petits vaisseaux. D'une autre, les marais et les lagunes restés derrière lé cordon littoral se comblent successivement, et il se forme enfln ce qu'on nomme des deltas, à cause de la forme triangulaire qu'ils affectent, comme aux extrémités du Rhône, du Pô, du Nil, du Mississipi, du Gange, etc., où même les atterrissements, après avoir tout rempli, ont dépassé la digue naturelle et se sont avancés dans la mer. C'est ainsi que des villes où se trouvaient jadis des ports très-fréquentés, sont maintenant au milieu des terres, parce que les bras de rivières, les canaux, les lagunes au bord desquels elles se trouvaient ont été comblés; beaucoup d'autres ne se sont conservées que par des travaux extraordinaires contre les atterrissements.

Dans les parties des mers où il n'y a pas de cordons littoraux qui aient préparé des réceptacles aux alluvions, les rivières débouchent par de larges ouvertures, comme la Gironde, la Loire, la Seine, la Tamise, l'Amazone, la Plata ; les débris charriés par les eaux sont jetés dans la mer et s'y arrangent alors au gré des vagues. Ces sortes d'embouchures libres ont été nommées deltas négati/s ou estuaires.

§ 140. Les rivières transportent aussi l)eaucou|) de débris organiques, surtout de végétaux qu'elles reçoivent dans leur cours, il se fait dès lors çà et là des amas de ces matériaux, surtout dans les grands fleuves qui parcourent des contrées où la main des homnaes n'a pas encore détruit les immenses forêts qui couvrent le pays. On en cite de grands dépôts dans le lit du Mississipi, le plus long peutêtre des fleuves de la terre, celui où les affluents sont les plus considérables; ils y forment d'immenses radeaux de troncs d'arbres

lacés, arrêtés çâ et là dans les ensaUements, et qui finiront tre complètement ensevelis dans les alluvions. La masse de aux que ce fleuve transporte à la mer est telle, qu'on a été jus- *évaluer à plusieurs millions de mètres cubes par heure. ; courants établis dans les mers transportent également des >s immenses de végétaux , de plantes marines et de débris orues de tous les climats, qui se déposent dans les anses que ces s marins rencontrent sur leur passage. C'est ce qu'on rele à l'égard du courant atlantique, qui longe les côtes de l'Aue, jusqu'aux régions glacées du nord , où les courants polaires lulent les débris de ces contrées avec ceux des autres parties )nde.

lacs qui reçoivent les débris charriés par les rivières se remnt petit à petit de tous ces matériaux ; c'est ce qu'on voit dans aes-uns d'entre eux où il s'est fait ainsi des marais et des attericnts considérables. Il doit en être de même du fond des mers, I définitive, viennent aboutir toutes les eaux avec leurs limons rs sables; on conçoit qu'il doit s'y faire à la longue des dépôts qui s'augmentent de toutes les dépouilles des nombreux aniqui pullulent dans ces vastes abîmes.

4 A . itépôts des matières tenues en solution. — Si les dégradent et entraînent différentes matières, elles en dissolvent quelques-unes, §.89, et les déposent ensuite par évaporation [a forme de sédiments solides, quelquefois même plus ou moins llins. C'est à l'infiltration de ces eaux, par exemple, que sont les stalactites de toute espèce qui se forment dans les diverses te souterraines, et dont la masse est surtout considérable dans avernes des pays calcaires. Mais il y a plus : certaines eaux assez riches en matières dissoutes, et assez abondantes pour ter lieu à la formation de dépôts fort étendus à la surface de la >. Ce sont surtout celles qui, au moyen de l'acide carbonique, lent en solution une grande quantité dé carbonate de chaux, et fournies par des sources abondantes ou nombreuses , donnent à des ruisseaux, et même à des lacs, au fond desquels se forment Bellement ce qu'on nomme les tufs calcaires, dont il existe des ûts très-considérables. Presque partout on trouve de ces eaux ; pour peu qu'en parcourant une contrée calcaire on ait la moindre >nté de rechercher ce qu'elle peut offrir à l'observation, il est KJseible de n'en pas remarquer les effets. Ici, en s'éparpillant sur **rrain plat ou sur la pente d'une vallée, ces eaux incrustent les ■^tesqui y croissent naturellement, et, de ces incrustations ag- ^^^érées et superposées, il résulte des rochers plus ou moins con-

sidérables dont la masse se consolide par les nouvelles eaux qui circulent dans les vides, et en réunissent toutes les parties. Là, en roulant sur la pente d'un terrain dépourvu de végétation, ces eaux déposent des couches minces et successives qui en suivent les ondulations, et dont Tensemble forme des masses compactes plus ou moins épaisses qui s'accroissent journellement. Ailleurs il n'est pas rare de voir les débris qui gisent au pied des montagnes ou des escarpements, cimentés plus ou moins solidement par la matière que ces eaux déposent entre leurs parties. Lorsque les eaux se rendent dans des marécages, elles en incrustent aussi toutes les plantes, et il arrive souvent alors qu'elles en recouvrent toute la surface d'une croûte sur laquelle se développent parfois de belles prairies ; mais peu agrégées, mal supportées par les incrustations inférieures, ces croûtes superficielles offrent fréquemment un imminent danger à quiconque voudrait les traverser, par les fondrières qui se déclarent subitement sous les pas : les animaux surtout , attirés par la verdure , y sont fréquemment pris. Ce n'est qu'à la longue , par les eaux de même nature qui viennent successivement se perdre sous ces voûtes, que la base du dépôt prend plus de solidité, et qu'on peut ensuite le franchir avec une certaine sécurité, mais non sans trouver les traces des accidents qui y sont arrivés. Dans les lacs où se réunissent de telles eaux, il se forme des couches horizontales de matières calcaires plus ou moins solides, qui se remplissent souvent de coquilles fluviatiles, et même de coquilles terrestres que les ruisseaux y entraînent journellement des terres voisines.

Si un grand nombre de dépôts de tuf calcaire sont encore aujourd'hui en voie de formation, comme ceux de Vichy, de Saint-Allyre, près de Clermont , où ils ont formé un pont au-dessus du ruisseau de Tiretaine, d'un assez grand nombre de lieux en Bourgogne, en Quercy, dans les Cévennes , etc. , il en est beaucoup où il paraît évident que les sources ont perdu considérablement de leur ancien volume , et plus encore où elles sont entièrement taries depuis un temps immémorial : mais dans ceux-ci même on reconnaît encore facilement l'origine des dépôts, par leur position en dehors des séries continues de formation dont nous parlerons dans la suite, et par la présence, la disposition et la nature, fluviatile ou terrestre, des débris organiques qu'on y rencontre.

§ 112. C'est aussi par des eaux plus ou moins chargées de carbonate de chaux que les sables rejetés par les vagues , soit dans les lacs d'eau douce, soit dans les mers, sont journellement consolidés. On cite à cet égard les sables du lac Supérieur dans l'Amérique septentrionale, ceux qui s'amoncellent dans le golfe de Messine, en

plusieurs points des côtes d'Angleterre, aux Antilles et principalement à la Guadeloupe, à la Nouvelle-Hollande, et dans la plupart des tles de la mer du Sud. Ces matières arénacées deviennent souvent assez solides pour être employées dans les constructions, et en divers lieux elles sont journellement extraites des bords de la mer pour cet usage.

g 113. Dépdtii Biliceux. — Un assez grand nombre d*eaux minérales, et surtout celles qui sont chaudes, renferment, en même temps que le carbonate de chaux , une certaine quantité de silice : de là plusieurs tufs calcaires qui sont plus ou moins siliceux. Mais il y a aussi des sources où la silice est assez abondante pour former des dépôts considérables de tufs siliceux hydratés, tantôt à peu près purs , tantôt entremêlés avec diverses matières. Nous avons déjà cité les tufs des geyser, en Islande, § 82, dont les dépôts, de 3 à 4 mètres de puissance, s'étendent quelquefois très-loin. On en connaît de plus ou moins analogues, fournis également par des eaux chaudes, et souvent mélangés de matières étrangères, dans les monts Rocheux aux États-Unis, dans Tlnde, et aussi à Saint-Michel des Açores, où ils se trouvent par petits lits alternatifs, et par veines, dans des matières argileuses que les mêmes eaux amènent en abondance de l'intérieur de la terre. Dans tous il se trouve aussi des débris organiques, particulièrement végétaux, dont quelques-uns sont passés à l'état siliceux , tandis que les autres ont disparu et ont seulement laissé leurs empreintes.

§114. structure de» dépôts de ffédiment. Effets de chute. — Si l'on examine les dépôts de détritus qui se forment au pied des montagnes par la destruction journalière des roches, on reconnaît que leurs pentes présentent des inclinaisons très-variables, dont les plus fortes ne vont jamais à 45**, et dont les plus faibles ne descendent guère au-dessous de 20° ; les variations entre ces limites se trouvent en rapport avec la grosseur, la forme des fragments et les

circonstances de chute. De là il

résulte que si, à des éboulements successifs, il se fait des variations dans la forme des fragments , dans les circonstances de chute, on aura une accumulation de dépôts dont les pentes seront successivement plus faibles , et qui , , ,, ., ,__, offrirontà peu près la disposition

Fie. 51. Talus deboulempnl. j o *. , ^ u

a, 0, c, a, e, fig. 51 , ou chaque accroissement est plus épais dans le bas que dans la ^jkaçU^i %^\\|S^,-

GEOLOGIE.

rieure. Il est évident que la même chose pourrait avoir lieu dans les eaux stagnantes , privées de tout mouvement ; d'où 'il suit qu'à la chute d'une Hvière dans un lac à parois rapides il pourrait se former des talus considérables très-inclinés, et que, par différentes crues qui amèneraient successivement des matériaux de grosseurs et de formes diverses, il se ferait aussi des dépôts analogues à ceux que nous venons de citer.

§ 115. Effets (T entraînement. — Si en quelques points, même sous les eaux , il peut se faire quelques dépôts à couches inclinées entre 20 et 45 degrés, il ne faut pas en conclure pour des dépôts établis sur des espaces où les eaux courantes s'étendant librement, peuvent pousser les débris arrachés de toutes parts. Ici les pentes des talus sont beaucoup moins rapides; jamais elles n'atteignent le minimum des pentes d'éboulement, et elles ne parviennent même à 10 ou 12 degrés que dans des cas exceptionnels qu'offrent des torrents d'une grande rapidité , à l'endroit où ils se précipitent dans une vallée transverse , et où il y a autant chute qu'entraînement. Le lit des rivières les plus rapides est infiniment moins incliné, § 97, et les dépôts successifs se font dans la plupart à peu près horizontalement. Les graviers et les sables que les vagues poussent sur les côtes se déposent aussi sous des angles très-faibles, et des pentes de 10 degrés sont des exceptions , même dans les localités exposées aux plus fortes lames ; le plus souvent elles sont beaucoup au-dessous, et presque horizontales.

Il arrive souvent pendant l'entraînement des matières par des courants d'eau , et dans les crues des rivières où il se fait un remaniement du fond, qu'il s'opère des effets analogues à ceux que produisent les vents de mer sur les dunes, § 87. Des rides se forment en travers du courant; les matériaux divers, poussés par-dessus , ces buttes initiales, s'accumulent derrière elles, en formant des talus d'éboulements successifs qui donnent au dépôt la structure fig. 52. Si le fleuve vient à changer de régime , il arrive bientôt que la surface ondulée du premier dépôt se trouve nivelée , et il se fait pardessus des dépôts tranquilles , fig. 53 , dont le précédent se distingue

Fig 52.

Fig. 53.

Structure produite par l'entraînement des matières.

par la structure particulière qu'il doit aux circonstances de sa formation. Ces effets résultant du mélange do dépôts tranquilles et de

dépôts rapides, se voient très-clairement dans les atterrissements qui bordent nos rivières, et surtout dans les deltas qui terminent leurs cours , lorsque les eaux y ont creusé quelque ravin. On reconnaît alors que la masse du dépôt est formée d'assises sensiblement horizontales, à surface plus ou moins ondulée, fig. 54, qui se distinguent les unes des autres par la grosseur des parties compo-

Fig. 54. Structure observée dant lc8 atterrissements des rivières.

santés, parla couleur, par des structures que les accumulations rapides ont produites, soit en poussant les matières dans le sens du courant habituel, comme dans les dépôts a et 6, soit en sens inverse comme dans le dépôt c, qui indique des contre-courants formés à un moment ou à l'autre. Souvent il se fait çà et là des amas particuliers, d, qui sont ordinairement formés de graviers plus grossiers, ou de débris organiques divers.

Rappelons que derrière les différents obstacles qui peuvent s'opposer à un courant , il se fait souvent des accumulations de débris, allongées entre les deux branches latérales formées dans la masse liquide, et qui se continuent jusqu'à leur réunion : c'est ce qu'on voit fréquemment derrière les [)ilcs des ponts.

§ 116. Effets des mouvements oscillatoires. — Les grandes masses d'eau, sujettes, comme les mers, à des mouvements ondulatoires, nous présentent encore un autre ordre de faits; non -seulement les matières suspendues s'y déposent en couches horizontales, mais encore les plus faibles agitations ne permettent à aucune particule matérielle de se fixer d'une manière stable sur des plans sensiblement inclinés, et tendent au contraire à combler toutes les inégalités du fond. Il est impossible , à la vérité, de constater immédiatement ces effets au fond des mers ; mais le nombre immense de sondages exécutés par la marine dans toutes les mers nous montre clairement que tous les fonds mouvants ont des inclinaisons extrêmement faibles, que des pentes de J degré sont déjà rares, et qu'au-dessus elles sont tout à fait exceptionnelles : d'où il résulte que dans ces grands amas d'eau les couches formées par les dépôts successifs doivent être tout à fait horizontales. Nous voyons d'ailleurs ce fait de la manière la plus claire dans corU\\x\?>\vycs ^wVw\.vn\\

un partie de^chés, où l'on rencontre des alternatives de couches de toute espèce nettement horizontales; c'est ce que présentent le lacBakie, en Ecosse, le lac Supérieur et le lac Huron, en Amérique. On reconnsit le même fait dans les Tonds de mer soulevés qu'on rencontre en tant de lieux différentâ, et que nous avons indiqués en Suède et au Chili, g 33, 35.

Cette disposition deâ matières diverses suspeodues dans les eaux, et j-assembiées lit par lit sur le fond des marais, des rivières, des lacs, des mers, est ce qu'on nomme la stratification; les dépâts eux-mêmes sont dits alors $tratiltés. Cette circonstance distingue éminemment les dépôts formés par voie aqueuse de ceux qui ont été produits par la fusion ignée , qui sont le plus souvent massifs ou dl- , visés irrégulièrement.

§ 117. Matare dcn «épetsi déferla arganlqucB Les couches d'alUlvion sont formées de cailloux roulés, de graviers et de sables, et aussi de limons plus ou moins analogues aux niati^^ qu'on nomme argiles. Elles sont plus ou moins consolidées, tant sous leur propre poids que par les eaux chargées de carbonate de chaux ou de matièi-es diverses qui peuvent les pénétrer. Dans le lacs, on voit des marnes calcaires et argileuses, qui ont surtout la propriété de se durcir à l'air, comme on l'observe dans quelques lacs à demi desséchés d'Ecosse , dans les pierres de formation moderne qu'on tire de quelques marais de Hongrie , et dans celles da lac Supérieur et du lac Huron, aux Étals-Unis. On ne peutdoul^ (lu'il ne s'en forme de semblables dans les mers , puisque leurs eaui sont souvent assez calcarifëres pour consolider les sables rejetés sur Iesc6teis;et la nature des dépôts soulevés en tant de lieux différents ne peut laisser aucune incerûtude à cet égard.

$ KS. Ces dépôts sont fréquemment remplis des débris de tous les êtres organisés qui vivent actuellement à. la surface du globe. Dana les alluvions des rivières on trouve les débris des coquilles j fluviatilcs qui vivent encore dans les mêmes lieux , fig. 65 à 57, <ni •

Page 1