‹ MinéralogieChapitre 109 sur 160 · C. Résultat des phénomènes volcaniques · texte numérisé non relu

C. Résultat des phénomènes volcaniques

7*» Les phénomènes volcaniques nous offrent aussi des soulèvements du soi, des crevassements profonds, des excavations plus ou moins vastes, à couches inclinées en dehors, qui forment ce qu'on nomme les cratères de soulèvement. Il s'élève du sein de la terre des montagnes coniques, tantôt pleines, tantôt offrant un canal vertical Ba centre, et un cratère au sommet, qui sont composées ou de matines cristallines, ou de matières poreuses et scoriacées ; ces montagnes sont quelquefois isolées, quelquefois groupées , et le plus or- ^oairement alignées sur une même fente.

' S* Les éruptions commencent souvent par des déjections de matières pulvérulentes, dont l'accumulation forme les tufs volcaniques

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autour des volcans; les laves se font jour soit par le cratère culminant , soit par des crevasses latérales, quelquefois môme très-loin du foyer principal.

9** La forme des courants de laves varie beaucoup, suivant l'inclinaison des pentes sur lesquelles ils coulent. Sur des terrains inclinés il ne s'arrête que de faibles courants, qui se réduisent à une bande étroite en forme de gouttière, offrant un bourrelet de chaque côté, très-mince à la partie supérieure, et se terminant par un culot retenu dans le sac solide et tourmenté qui se forme par le refroidissement. Les grands courants ne s'arrêtent que quand ils sont parvenus sur un sol horizontal : ils ne laissent alors après eux, sur les pentes rapides, que des traînées minces de fragments incohérents et scoriacés; sur les pentes faibles ils laissent des dépôts disloqués, formés de grandes pièdfes bousculées les unes sur les autres. Ce n'est que sur un sol horizontal que la lave s'accumule en galettes ou en nappes, plus ou moins épaisses, dont la surface est alors sensiblement unie.

40*" Les caractères des laves, après le refroidissement, sont en rapport avec l'inclinaison des pentes sur lesquelles elles se sont arrêtées : la matière est scoriacée et fragmentaire sur des pentes rapides; elle est poreuse et disloquée en larges blocs sur les pentes douces. Ce n'est que dans la plaine ou dans les bas-fonds que, accumulée sur une grande épaisseur, elle devient compacte, cristalline, plus ou moins porphyroïde dans la partie inférieure et souvent divisée en colonnes prismatiques verticales. La partie supérieure du dépôt présente alors une masse poreuse plus ou moins épaisse.

H° Les fentes produites par l'action volcanique restent quelquefois ouvertes dans le haut, ou s'y remplissent de rapilli ; mais, dans le bas, elles sont remplies de laves, qui forment alors des filons, ou dikes, communiquant quelquefois à des nappes plus ou moins étendues dont ils ont fourni la matière.

42'* Les vapeurs qui, dans les éruptions volcaniques, se dégagent des laves, des cratères, des solfatares, exercent une action puissante sur toutes les matières environnantes, les désagrègent , les réduisent en poussière ou on bouillie, et, séparant leurs éléments, en forment fréquemment de nouveaux composés.

D. Effets des agents extérieurs,

1 3** L'air atmosphérique , les alternatives de sécheresse , d'humidité et de gelée, exercent une action sensible sur la plupart des matières minérales qui se trouvent à la surface du globe. C'est de leurs

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