‹ MinéralogieChapitre 127 sur 160 · ETUDE DU TRIAS · texte numérisé non relu

ETUDE DU TRIAS

culières de conifères qui Cflnstituent le genre vdHia, fîg 240. Les fougères d'espèces parliculîërts se rencontrent encore (fuelquefois dans les localités assez nombreuses où se trouvent les dépôts char-

% 253. Débris de reptiles. — H y a dans (-«s terrains plusieurs espèces de grandssauriens, qu'on a trouvés, d'une part à Lunèvillo, de l'autre dans le Wurtemberg et dans le pays de Bareuth. C'est aussi sur le grès bigarré qu'on a observé les empreintes de pas que nous avons citées, § 161, dont les unes indiquent des oiseaux, et dont les autres, d'après les ossements trouvés plus tard, appartiendraient, suivant M. Owen, à d'énormes batraciens.

S Î5i. Depuis adoentifs [voyez § 1 51). — Ces terrains offrent encore une nouvelle importance sous un autre rapport; c'est dans leur partie supérieure que se trouvent les dépâls salifères exploités en Lorraine, et toutes les sources salifères du Jura, comme aussi les dépôts de sel et les sources salifères en Angleterre et dans la plus grande partie de l'Allemagne. Ces dépôts sont toujours accompagnés de masses gypseuses plus ou moins abondantes, que l'on rencontre également seules dans un grand nombre d'autres localités, et notamment dans le midi de la France, partout où le terrain de trias est développé. Les parties supérieures arénacées se sont fait remarquer anciennement h Chcssy, près de Lyon, par les dépôts d'azurite qui ont fourni pendant un tomps de magnifiques <^tiantillons à nos collections.

'2\\ i^ÈOLOtilE.

.". i'.ùt. Terrain jurawilque. — Le terrain jurassique , ainsi { ni>iiuiir \nrcv t\\ii} les inontuiznes du Jura, qui en sont formées, on! stuivent s?^r\i lU» tt'rmo »le comparaison, occupe une étendue considérable en Franc»', vn Andeterre. en Allemagne, et dans toute? It^ parlie^i de la tt-rn'. Il re[»use en stratification discordante sur 1tria.-*. c»»ninie un le vuit près de Saint-Amand. sur la direction di: canal d»» Berry. oumme aussi sur le calcaire carbonifère dans leba; Boulonnais. 11 se compose de dépôts alternatifs d'argile plus oi: imiins siîbleuse et de calcaires de diverses sortes, fréquemment oolitiiiues, ce qui lui a valu aussi le nom de terrain oolitique. Ses nombreuses assises sont partout concordantes, ce qui semlsle annoncer une longue période de tranipiillité à la surface de TEurope. Néanmitins. {Miur la facilité de Fétude, on peut, d*après divers caractères. diNis«T l'ensemble en deux systèmes, et chacun d*eui ensuite en plusieurs jxroupes.

;' 2.'j6. fftyNtèiue du lia». — Le système du lias , qui commencla sérii». jieut être considéré comme composé de trois parties. Li première, celle <pii recouvre immédiatement le trias, présente de? matières très- variées suivant les diverses localités. Dans ce^taine^ contrées, comme en Lorraine et dans le midi de la France, ce sont des }:rès qu'on ntmime grès du lias, et qui passent à Farkose, § 227, dans dilférents lieux où ils reposent sur les granités, dont ils prennent i*n (pielque sorte peu à peu les caractères; ils renferment liilferents dép«''ts niétallileres, coniinr l'oxyde de manszanèse en Beu:- ^l'.^ne et l'ii IVMi.:Mnl. l'nxyde \ert de chrome près d'Autuu, fl-" UiMis diiutres Incjiliios ee sont des calcaires de diverses sorttv. rniiune en Norinandi»'. dans la partie sud de la Bourj:oi:ne et diii> le Lyonnais, (luelipielois pétris de coquilles l>nsées et constiluar.* lies liinuichelles plus ou moins solides, entremêlés ailleurs a\ei"tl'.> marnes bleuâtres ipii linissent aussi par dominer çà et la.

Au-dessus (le ce premier dépôt se trcuvent tles calcaires n::j «actes i:risàtri'S ou bleuâtres, en couches peu épaisses séparée- {■ «les litxle marnes t'ei.illetées. i'.'esl à ces calcaires, dont les <\\u-ten's M»nt partout a>M'z constanis. (pi'on donne plus particulit':-.ment le mande //(is j)runoncez /ë/as), ou de calcaire à ynjjht (ir//;/f'''. parce que cette ciupiille s'y trouve en iirand nombre.

Enlin dans la jiartie supérit-ure se trouvent des calcaires à béleuinites. renferniant peu ou point de irryphées, comme tlans le Vîvîïraiset la plus grande partie des Cévennes, ou des marnes ijui {\i'^ii rtMilernient des oolites ferrugineuses et se lient par la a\ec W systeuio ooliti([ue.

,'. 2*i7. CotjuiUes carartrrislitiuefi ilu lias. — t'.e «pu Innue ni.

ÉrtlDB DES TERRAINS JURASSIQUES. 215

aractëre très-important de ces premiers dépôts Jurassiques, c'est 'apparition des bélemnites, dont, jusqu'alors, on n'a pas trouvé do .rac«s ; mais chaque couche, en outre, se distingue par quelques 'ossiles particuliers que nous allons Indiquer.

Les assises inférieures sont caractérisées, suivant M. Leymerie, par la présence du pMfen /uffdunmsis fig 241 et de divti'ses espèces d'échinides de la division des diadèmes fig 2i2

Les assises moyennes, ou le lias proprement dit, se distinguent surtout par la gryphée arquée, fig. 313, qui est souvent très-abondante, puis l'ammonile de Bucktand, fig. 24i, la ptkatuU épiiieufe. fig. 2i&, le sptrt/ére lie iVakol, fig. 346. par lequel la races'élcint.

ËTtIDK DES TERRAINS JURA8SIUIIES.

Plff. SSÏ. Trigoaia ctavellal,

$ 358. Reptiles dit lias. — C'est aussi dans le lias que se trouvcnl pour la première Tels cm singuliers sauriens dont l'ostéolc^ie rappelle à laTois les lézards, les crocodiles, les poissons, les mammifères, et dont les pieds, en forme de rames, annoncent une habitation tAul aquatique : tels sont les ichIhyosauTes, lîg. 253, dont quclques-uns devaient avoir plus de 7 mètres de long; les plésiosaures:. fig. 25i, dont (juclques individus n'avaient pas moins de i mètres, et si remarquables par la longueur de leur cou, qui ressemble au corps d'un serpent par la forme et h

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