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ETUDE DU TERRAIN PÉNEEN

terrain houiller , § 243, et qu'on ne rencontre plus au delà de la formation qui nous occupe. Enfin, il y a aussi des spirifères et des productus, fig. 234 à 233 , surtout le productus aculeatuSy qui , sous le nom de gryphites aculeatus , a été regardé comme caractéristique en Allemagne et a fait quelquefois donner au zechstein le nom de gryphitenkalk, qu'on a, par cela même, confondu avec le lias, § 257. Il s'y trouve encore beaucoup d'autres mollusques, ainsi que des débris d'encrinites , qui paraissent être assez analogues à ceux qu'on trouve dans le calcaire carbonifère.

Fig. Q31.

Fig. 232.

Fig. 233.

Spirifer undulalus.

Productus aculeatus. Productus calcus.

$ 249. »pè« Tossien. — Ce nouveau genre de dépôts, très-développé sur la partie orientale des Vosges et dans leSchwarzwald, a été longtemps confondu, tantôt avec le grès bigarré, tantôt avec le grès rouge , entre lesquels il se trouve placé. Mais, d'un côté, la stratification du grès bigarré est discordante avec celle du grès vosgien , et de l'autre, si ce dernier paraît à peu près concorder avec le grès rouge, il se trouve toujours placé au-dessus, où il forme des dépôts considérables dont la nature est très-caractéristique. On ne connaît pas ces grès dans le reste de l'Allemagne, mais peut-être en existe-t-il en Angleterre, à la base du grès bigarré, savoir: dans la partie la plus orientale du pays de Galles; dans les comtés de Stafford et de Lancastre, autour des dépôts houillers; dans le Cumberland , dans l'anse formée par les calcaires carbonifères , où ils ont été indiqués comme représentant le grès rouge.

Le grès vosgien est entièrement composé de grains de quarz dont la surface est très-brillante et recouverte d'un enduit d'oxyde rouge de fer ou d'hydrate de cet oxyde ; il n'a pas de ciment apparent comme le grès rouge, de sorte que souvent la masse en est friable ; cependant certaines parties forment des couches assez solides qui sont même exploitées comme pierres de taille. Enfin, les galets qu'on y trouve sont presque toujours de quarz, et quand on en rencontre de granité ou degneiss, ils sont généralement décomposés .On n'a trouvé jusqu'ici que très-peu de débris organiques dans ces dépôts, et seulement quelques rares empreintes de calamités qui appartiennent à des espèces particulières. Los débris de coquUÎos wvi ^^. Tî\ÇiwV\^\v\.

210 (ÎÈOLOGIE.

que dans les galels que ce terrain renferme, el par conséquent ils sont étrangers à la formation.

Il n'y a dans les Vosges, où ces dépôts se rencontrent principalement, aucune trace de calcaire pénéen ; seulement, od y remarque v'd et là quelques rognons de calc4)ire magnésien , circonstance qui pourrait indiquer, ou que le calcaire pénéen manque dans les localités que nous connaissons , ou que le grès vosgien en est le représentant. On remarque en Angleterre que dans les lieux où le calcaire magnésien manque, la base du grès bigarré prend des caractères analogues à ceux du grès des Vosges.

§ ^50. Terrain keapriqae* ou triaa. — Cette grande formation a été nommée trias parce qu'elle renferme trois parties principales, ce qu'elle a de commun avec plusieurs autres. Elle se compose de dépôts de grès et de marnes chacun très-varié de couleurs, ce qui a fait donner aux grès le nom de grès bigarrés^ et ciux marnes celui de marnes irisées. Un grand dépôt calcaire se trouve entre ces deux matières dans certaines localités, mais il n'existe pas partout; il manque, par exemple, en Angleterre et dans presque toute la France. Nous ne le trouvons, en effet, que dans deux contrées, d'une part sur la pente occidentale des Vosges et dans la forêt Noire, d'où il se prolonge en Allemagne, où il est aussi parfaitement distinct, et de l'autre dans le département du Var ; il est désigné sous le nom de calcaire conchylien, muschelkalk des Allemands, parce que c'était dans l'ancienne géologie de l'Alleniiigne le dépôt coquillier par excellence. Ce terrain se trouve en stratification discordante avec le grès vosgien, comme on le voit dans plusieurs localités.

Le grès bigarré est quarzeux, à forain fin, solide, le plus souveol de couleur rouge , mais quelquefois aussi mélangé de blanc, de hleuiUro, de verdàtre , ce qui produit la bigarrure qui a fourni le nom. On y tiouvedes dépôts slratiformes de matière très-argileuse. variée de couleur, et des couches minces de dolomie, surtout dans les parties supérieures.

Les marnes /risées sont composées, d'une manière très-variable, découches calcaires plus ou moins marneuses et de couches d'arij;ile lie de vin, verdàtre ou bleuâtre, qui alternent ou se mélaniiont (le toutes les manières. Quelquefois la partie supérieure se termine par (les grès, connue on le voit à Chessy près de Lyon et en Wurtemberg.

Ces deux membres particuliers du terrain de trias sont fréquem- !Tient les seuls qu'un trouve dans un grand nombre de localitts. C'est ainsi qu \U^o Çout remarquer on Auji^leterre, où on les désigne

éti:de du trias.

par l'expre^Jun upper new red sandstone and rai mari ( nouveau grès rouge et marne roii{;e supérieurs). En France, ce sont eut qu'on trouve le pluB fréquemment et qui se présentent seuls par députa fort i^lés les uns des mitres dans les Basses- Pyrénées, l'Hérault, l'Aveyron, le Lot, leTarn-et-Garonne, ta Corrëze, surtout autour de firjves, la partie méridionale duCher, la partie septentrionale de l'Allier et tout le pied dea montagnes du Morvan, la partie centrale de la Manche.

g 351 . Calcain eonchglim. — Placé entre les deux dépdta précédente, le calcaire conchylien commence par alterner dans le bas avec le grès bigarré, tandis que dans le haut il se coofond souvent avec les marnes irisées qui le recouvrent. Ce calcaire est, en général, compacte, grisâtre, verdâtre ou jaunâtre, et tacheté de ce» deux teintes; souvent il est magnésifëre à sa partie supérieure, où d'ailleurs il est Tréquemment terreux, et passe aux marnes qui vont suivre, parmi lesquelles se trouvent encore quelques lits de calcaire pur ou magnésien. Il présente sauvent des silex en rognons plus ou moins étendus; enlin, il rcnlerme une grande quantité de co<juillps parmi lesquelles on peut citer comme caractéristiques VammonUe à nœuds, fig. 23i, Vacicula soeialis, Hg. 235; la ponidtmia minuta, fig. S36. Il s'y trouve ausâî beaucoup d'encrinites, surtout de l'espèce monitiformis, fig. 937. C'est dans cette formation que se montrent auséi pour la première fois les Irigonies ,

Bg. na, d(Mt ha MBibnB

It eakaira flutEhylien est aiaet abondiiminont répandu àm Larraim, oA 0 lonne, «tm Iw deux autres tncmbres do la i triiriqM, loole la partie ocddenlale Ue.~ Vo^^'ts: ou le rcirt «■ri sur la rive dnÂe du Bbiii, d'où il se pnrirà^e en ADami en eoBViantiiB anei pand «pace. Dans le reste de la Fiano M le nnt (rfoa que dan la partie moyenne do département do ' entre Brignolles, Touloo et Aotibes.

§S52. Débris végétaux du trias. — Les marnes irisées rec ment des débris assez nombreui de plantes des genres pltnp lum, fîg. 239, etnilsonia, qui paraissent pour la première ibis f ra[^rtent aux cycadées. Les calcaires renferment des plantes genre mantdlia, de la même famille, et les grès des espèces pi

Fig »S. Plmphtllu»

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