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ÉTUDE DES TERRAINS JURASSIQUES

Fie. 756. § 259. Poches d'encre. — Ces débris, fig. 256, qui

rappellent les poches d'encre des seiches , et qui atteignent quelquefois un assez grand volume, nous présentent encore une haute importance. Ils se trouvent dans le lias de Lime-Regis, avec des osselets dorsaux de calmar qui en présentent parfois les traces, et aussi avec des bélemnites dans les cavités desquelles on en voit également ; ils nous éclairent par conséquent sur la nature de ces derniers corps, et en indiquent Taffinité avec quelque céphalopode , dont ils étaient probablement des osselets internes. L*encre, ou sepia, qu'on peut en tirer est encore aussi bonne que celle Poche d'encre qu'on prépare avec la seiche commune, et elle a

de setche. ggp^j ^^^^ succès pour le lavis.

§ 260. Végétaux du lias. — Le lias offre déjà quelques fruits de palmiers; mais la plupart de ses débris végétaux appartiennent encore à diverses espèces de fougères et surtout aux cycadées. On a pensé que c'était à Taccumulation do ces derniers qu'étaient dus les combustibles qu'on trouve en différents lieux dans les assises supérieures du groupe, comme au plateau de Larsacdans les Cévennes, et à Witby dans le Yorkshire ; mais tout porte à croire que c'est plutôt aux conifères , dont le tissu est beaucoup plus ligneux , que sont dus particulièrement ces dépôts charbonneux, intermédiaires en quelque sorte entre la houille et les lignites.

§ 261. Matières adventives. — Ces terrains renferment aussi du gypse, qu'on exploite en diverses parties des Cévennes, des dépôts salifères exploités à Bex en Suisse , et des dolomies dans le voisinage des roches ignées, § 18», 199 à 206. Dans les points où le grès du lias , reposant sur des roches cristallines , a pris le caractère partioulier d'ar/cose, les calcaires qui le recouvrent renferment souvent aussi des dépôts métallifères, soit des minerais de peroxyde de fer, comme à la Voulte dans l'Ardèche; soit des minerais de plomb, comme dans la Lozère, l'Aveyron, le Lot, etc.

§ 262. Syatènie oolltlque du terrain JuraMilqae. — Le second système des dépôts jurassiques présente une série de couches calcaires , souvent très-épaisses, qui offrent fréquemment le caractère oolilique , et qui sont entremêlées de couches de sable, d'argile et de marne plus ou moins considérables. Il peut se partager en plusieurs groupes qui se distinguent les uns des autres par leur position relative dans l'échelle de hauteur, et bien plus encore par les fossiles divers qu'on y trouve : tous les débris caractéristiques des groupes pr'^cédents ont entièrement disparu.

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(]ui nn se trouve paj iJans les coud les précédentes. AiMlessuà se trouvent des marnes fissiles , dos calcaires pénétrés d'oolites rernigineijges auxquels succèdent les dé[>âts de grosses ooliles lûses (great oolit des Anglais), ou des calcaires plus ou moins compactes. et même t«rreux et grossiers , quelquefois entiéremeot fn-més de débris d'encrlnites. Plus haut viennent encore des marnes, Aa sabler, des argiles, des calcaires plus ou moins grossiers , quelqueroisremplisdecoquilles, ellormant des lumachelles : c'estceque les Anglais nomment Bradford clay, fortst marble et com-hnA.

Malgré les nombreux fossiles, mais souvent brisés été l'état de moules, que renferme ce groupe, il est difficile d'en citer de biw caracténstiques , et nous n'aurions pas osé établir, sous ce rappoK, les différences que présentent, en général , les diverses couches des dépôts jurassiques, sans les bienveillantes communications de M. Leymerie, professeur do la Faculté desscienccs de TouIousp. qui a tant étudié ces terrains.

A la gryphœa cynéiam, (ig. 2!)7 , qui caractérise parfailemenl le premier dépôt dn groupe qui nous occupe, et en forme en quelque

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