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ÉTUDE DES TKRHAINS JURASSIQUES

sorte un Douvel horizon géologique, on peut ajouter encore Voitrea acuminata, fig. 25S, qui se trouve dans les marnes supérieures, ou les calcaires qui les remplacent, puis di\ei%eB térébratales , fig. 259 à 261 , qui paraisseut appartenir plus spécialement à l'oolite ieférieura , aiasi que la petite espèce globuleuse d'ammonita , fig. 262. Dans los couches calcaires proprement dites se trouvent diverses ei^pëces d'ammonites, Rg. 363 ; diverses espèces de pltarotomaires qui paraissent assez caractéristiques, Eg. 364 , et un grand nombre

m CtoLOGIB.

de coquilles de diverses sortes. Les encriniles, souvent très-nombreuses, parais^nt surtout se rapporter eux espèces piriformes rapiocrinites) et semblent quelquefois se trouver dans la place même où elles ont vécu , attachées aux matières consolidées qui composaient le fond des mers , et recouvertes successivement par les dépôts terreu<c qui se formaient.

§ 26i. Les marnes et les calcaires fissiles qui commencent les couches ooliliques ont aussi présenté un fait important : c'est l'apparition des premiers mammifères fossiles, qu'on a découverts dans ce qu'on nomme les schistes de StonesHeld. Ces petits animaui, dont la figure 365 présente la mâchoire inférieure, apperliennent aux marsupiaux, c'est-à-dire à l'un des ordres les plus imparfaits de la classe. On a rencontré également, dans ces parties des terrains ooliliques , des ossements de grands animaux , qu'on a considérés comme appartenant à des cétacés.

Fis MO. Brachypfiyllati

Les conifères , qu'on ne trouve plus que rarement depuis le calcaire conchylien , se rencontrent assez abondamment dans la série oolitique , sous des genres particuliers, fig. 266 , avec des cycadées, (ig. 267 , des fougères de divM-àes espèces , toutes différentes de celles qu'on rencontre dans les couches plus 'anciennes , et enfin un véritable equisetum , fis.MS.

ÉTUDE DES TBMIAINS JURASSigUBS. 223

§ 265. Groupe oxfordien. — Moins compliqué qiip le précédent, ce groupe offre d'abord de puissantes couches d'argile [Oxford day) avec des dépdls plus ou moins marneux et des ama^ siratoïdes de calcaire. Au-dessus se trouvent des sables et des calcaires, terreux ou compactes, plus ou moins ooliliques el souvent ferri^ineux. C'est dans ce groupe que se présentent les dépôts de fer oolilique, qui apparaissent déjà dans le groupe précédent, et qu'on exploite dans la Boui^ogne , la Franc lie-Comté , la Lorraine ; ils sont souvent très-riches en fossiles, surtout en ammonites, et l'on y cite Vananckites bicordatM, Hg. S69, comme très-commune.

l'ig, ïfiS. Jnontfii.n birordu(oi.

Ce qui caractérise le groupe oxfordien, c'eal. la ç^fesRïiwi 4*v.i

ii4 GEOLOGIE.

kij argiles, souvent en quuiiLité assez, sbonduiile, d'une espèce de {^pliëe , fig. 370, de Vostrea Marshii, [ig. 271 , ({ui mit inent^e déjà dans le groupe précédent ; d'un assez grand nombre ite lérébratules diverses, parmi lesquelles se distinguent, danslMpstlîes supérieures, In lerebratula Tfiunnonni, fig. 372, et la terÀnlida impresM, U^. 373. Les moules des coquilles sont souvenl siliccusrai et l'on trouve, dans les diverses couches supérïetires, dœ lita de boules siliceuses à tis^u lâche, renferinaDt quelquefois ds moules de coquilles , auxquelles on donne le nom de chailUi ans la Hautc-Saâne , comme aussi des boules de calcaire cumpMti ui^iloH^iliceux, qu'on nomme sfih^rifnf. On a quelquefois rtgariMCn corps comme des débris organiques, le qui para/l peu probable.

%t66. Groupe coraltiat. — Celui-ci est presque entiàremeotai^ cairc ; il se parlage en dîver'ses assises épaisses qui sa di£liilg«MI i les unes des auli'es par Icuj' structure, Les premiers dépôts sont , ordinairement compactes , i;rir;'Ltrea ou jaunâtres, remplis de |>olypiors qui ont la structure saccliaroïde, ou qui sont passés à l'étU siliceux; c'est Ig coro/ra^ des Anglais. Le« assises suivanlcsaool' les unes oolltiques , Trcqurnimcnt â gros grains irréguliera, ntrfmêlés avec des fragments de coquilles roulés; lesaulres compwstt». passaut à i'élat crayeux, ou même marneux, avec plus ou DÛiM du solidité.

Les polypiers nombreux que rpHlerme ce groupe nous pr^sentrat des carj-ophyiléea , desastrées, des méandrines , des madrépom d'un grand nombre d'espèces , approchant plus ou moins de cru\ que nous avons citéà dans les rescifs, g 110, avec bcau<:oupd'iuilrc» genres. Piirmi les cu(piilles, les amnioniles sonl peu communes; mais au-dessus <les ooNles, cù tous les débris organiques sont

kTUDB DES TBRBAIKS JURASSIOOKS.

briàéa, les premières couches ronlermentunâgrande quantité de coquilles divereej, parmi lesquelles on dislingue les nérinées, Hg. S7t, 375. Le« couches supérieures renferment une grande quantitti A'tu ■ larlti, flg. 376, S77, dont la plus caracléristi que est Va^tarH minima. Parmi lea autres coquilles on peut citer le dicertu arietina, fig. ?I8, et parmi les «khinodcrmes, le ciilarxs corotiala, Tig. S79.

Ki^. 31». Mouli el loquillt di di

GftMOGU.

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St67. GrwÊpe

{wécédent par de puiaganls dépAts d'argile [KJmmmidgt «Iqi) literépandiH partout , an-deann dsaqoels Ib teRainjnraaiqiiewl» mine par dv allerDaDces de calciit«s compaclas, iMmen,» bleus ou ooliiiques à très-petite grains.

Leâ débris organiques qui caractérisent ce groupe sont toWtret et des txogyres d'espèces particulières, fig. S80 et sartDOtW, qui M manquent jamais, tH sont quelquefois d'une Irtegnafc aboMEaitce. Du reste, avec quelques ammàtita, on trome dnaiK des pholadom^. des lérOiratuUi, Bg. ttS â S8i, qniaoM^fd»ment caractéristiques. Certaines cowÂes de ces lortins rorfaMil des paladiM» ou des MUcet, qui indiquent par conaéquW à* coon d'eau douée dans lee mers de cette ^loque.

Kig ISI Terrbralula

ETUDS DBS TSBRAIKS JUniSSIQUBS.

On rapporte à ces parties supérieures des dépâts Jurassiques , la pierre lithographique de Solenhofen en Bavière , dans laquelle on a trouvé une immense quantité de fossiles, de reptiles et surtout de ptérodactyles, §258, de poissons, d'insectes, déplantes, etc.

Les argiles du groupe portiandien , et il en faut dire autant de celles du groupe oxfordien , renferment quelquefois de petits amas de matières cembuslibles , susceptibles parfois d'exploitation, or- Idînairement remplies de pyrites , et qui paraissent formées de conifères conservant le tissu ligneux , %iSî; il y a aussi des cycadées , dont on trouve les restes, flg. iS5 , dans les dernières couches calcaires du groupe , ou peut-être dans la partie inférieure des terrains crétacés.

g 268 i»«B*iie du MPrala Jarunltine — Les dép6(S jurassiques sont très abondants à la surface du globe En France ils forment une espèce de réseau indqué dans la carte fig 286 parla te ntc noire formée de hachures verticales Une lar^e bande s étend dee bords de I Océan vers la Rochelle par Po t ers Châteauroux,

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Bourges, Auxerre, Chaumont, Nancy, juàqa'à Luxembourg et Héxières , où elle se termine aux schistes anciens de l'Eiffel et des A^ dennes , $ 233. Il s'y rattache, dans la partie ocddenlale, onebnde étroite qui , du nord d'Angers , se dirige par Alençon , ArpntiB, Caen, jusqu'aux rochers du Calvados. Divers lambeaux liés entre eux par les directions, enveloppent le plateau central de la France, par Angoulème, Périgueux, Villerranche-d'Ayeyron , Hontaobn, Rodez, Monde, Milhaud, Montpellier, Alais, Aubenas, Privas, d'oo ils semblent rejoindre les lambeaux qui s'étendent de Lyon jusqi'à Beaune.

Ce sont ces calcaires qui constituent les montagnes du Jm, étendues de la hauteur de Vienne en Oauphiné jusqu'au Rhin, ri qui se lient par Besançon , Yesoul , Langres , à la grande baide transversale. On les reconnaît daiis toute l'étendue des Alpes de la Savoie , du Piémont et du Dauphiné , où ils présentent des Gtractères particuliers , et d'où ils se prolongeni dans la Provence. On les retrouve à nu dans quelques points des Pyrénées; d'une part, en Espagne , de Bilbao à la hauteur de Pampelune ; de l'autre, ei France , entre la vallée d'Ossau et celle de l'Ari^. Çà et là, tootes ces bandes sont plus ou moins morcelées, quelquefois intefTOopoPS par les terrains plus récents qui s'étendent au-dessus d'elles, dns les parties basses qu'elles présentent.

Lo lias domine en bande étroite sur lé bord occidental des Vosges, et également tout autour de la partie granitique du Morvan , ou du plateau central de la France. Dans la Lorraine et en Bourgogne, il renferme beaucoup de gryphées arquées; mais dans le Vivaraisce sont les bélemniles qui le caractérisent.

Le groupe oxfordien est très-étendu dans la Franche-Comté cl la Lorraine, dans le Poitou, dans le Quercy, dans les Cévennes et aussi en Normandie. Le groupe corallien forme une bande qui va de la Champagne dans la Bourgogne, le Bourbonnais , le Berry, et on lo retrouve dans la Saintonge et le Quercy. Enfin , le groupe porllandien se présente sur la lisière extérieure de ces derniers dépôts.

§ 269. Dans les Alpes, le terrain jurassique est fortement modilié par l'apparition des matières cristallines qui en ont soulevé la maN"^' de toutes parts , § 499 à 206. Au lieu de calcaires terne-s , grisâtrts ou jaunâtres, compactes ou terreux, on rencontre des marbres colorés de toute espèce , quelquefois des marbres blancs veinés. Les dépôts argileux ou arénacés sont convertis en schistes divers, en grauwackcs comparables à celles des terrains anciens, en quarzile. micaschiste, etc., et les matières charbonneuses qu'ils renfermaient sont passées à l'état d'anthracite.

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