ÉTAT DE L*EUROPE AUX DIVERSES ÉPOQUES
tout les immenses dépôts que nous connaissons. Elle se composait de lycopodiacées, de fougères, etc., toutes arborescentes, dont les analogues ne se trouvent que sous les tropiques, avec des conifères voisines des araucaria, § 242. Ce sont leurs débris accumulés qui ont formé la masse du combustible, avec les cryptogames qui croissaient alors sous les eaux, comme aujourd'hui dans les marais bourbeux, et sous une température plus favorable encore à leur développement.
Les eaux dans lesquelles se formait la houille paraissent avoir renfermé peu de mollusques conchifères, car on n'en trouve même pas dans les houilles marines, si ce n'est quelques anodontes ou mulettes qui annoncent des affluents d'eau douce ; les poissons étaient assez nombreux dans les marais et ils appartenaient tous aux genres paleoniscus et amblypteruSy vivant sans doute dans les ruisseaux qui serpentaient au fond des fractures abruptes des terrains anciens.
§ 358. époque pénéeniie — Ce que la catastrophe du nord de l'Angleterre, § 340, présente de plus remarquable, est le soulèvement de la partie la plus occidentale de l'Europe , dans tout ce qui se trouvait situé vers le sud, qui a dès lors presque complètement échappé à la formation pénéenne, § 328, la plus grande partie delà mer carbonifère, fig. 376, a dû être soulevée; la plupart des îles de l'Angleterre ont dû dès lors se réunir entre elles et avec toutes celles situées précédemment à l'est et au sud en une immense terre ferme, sur laquelle il n'y a pas de traces des dépôts formés à cette époque. On n'en voit en effet en Angleterre que dans le comté d'York, fig. 376, entre Nottingham et Sunderland, à l'est du terrain houiller qui depuis cette époque a toujours été découvert, et où tout le dépôt pénéen est représenté par le magnesianlimestone. En France nous n'en avons que dans les Vosges, où la presqu'île formée vers Strasbourg à l'époque précédente a dû maintenant s'affaisser, entre Montbéliard et Saint-Dié, pour recevoir le grès rouge qui recouvre les marais houiilers. Delàlamerpénéenne s'est étendue principalement au nord des terrains anciens qui marquaient le centre de l'Allemagne à l'époque houillère , et elle a formé dans la Thuringe et le Mansfeld la série complète des dépôts pénéens que nous avons fait connaître. § 247, 248. On retrouve la même mer dans toute la partie orientalede laRussie,oùsessédimentsontrecouvertunegrandeétenduede terrain.
La végétation avait peut-être peu changé à cette époque, mais elle n'a fourni au terrain pénéen que quelques algues enfouies dans les matières schisteuses, et quelques troncs silicifiés de conifères dans les grès. La terre était alors habitée pour la première fois par des reptiles sauriens voisins des monitors, dont les débris se trouvent aussi dans les schistes, en même temps que ceux de quelques poissons
du emrA paleoniscus. qu? d'ailleurs on ne retrouve plus sm'^ ijues euivnntes. Ucs mers renrermaient alors quelques eîipéreâ paioculitJrra ilo prwJuctus et de spirifères, g 247.
% 359. ifm^me ■«■sicBBe. — Lo système du Bainaut part avoir encore augmenté l'étendue des terres émei^ées de rijwpt pr^rédenle. Car laTburinge et le Mansfeld, aussi bien que la Bdw orienta la précédemment sous les eaux où BcrormaienE IcsdépA^p^ Iléons, ne présentent aucune trace de grès voagîen et parcoDséqwa furent alors â sec, § 3J8. Par opposition pjuslpur^ pointe décounW dans Ih Bavière rliénane et le duché de Bade ont dû èlra maint»»! submei^ÉD pour recevoir la formation vosgienne qui se raontn «■ jourd'bui sur les deux rives du Rhin. La" partie submei^ eut» Monlbéliard et Saint-Ké qui recevait le grés rouge à l'époqwF néenne, s'est de nouveau relevée pour échapper â cehii-à.
Ainsi le dépôt vos^en semble s"être fait dans un lac au mitiai i!' continent, et peut-être on Angleterre entre deux grandes lia qw présentait cette contrée, oii se sont formés plus lard Iesdép4tslria^ sique«. Cette Tormation parait avoir dui-é peu de temps, ou du mm avoir été trée-lumullueuse, cari! ne s'yest trouvé jusqu'ici aucun»" d'animauï.etlcsdébriadeplanLosysont môme peu nombreui.jîW
§360. Epoque trlaulqae L'événËtnpiitdu syslémednlthin, |
g Ui, est venu tir nouveau distoqnrd I découper le continMi. | qui panilt avoir eiL^f aux deux époquts pt cédenle.i. UncpunJi' île s'étendait ainrobliquement à Irasir' la France, fi^. 3' de l'Angleterre Ofo- 1 dentale jusqu'en Au- ' triche, comprenant iJ Bretagne, le Limou- .
sin, le Forez, étendant une presqu'île jusqu'aux PyrénéK fl une autre en Bourgogne. Une autre ilf renfermait ia Belgique, le grand-duché du Rhin s'étendant dans les Vosges en presiju'ile parallèle aux montagnes anciennes de la Torét Noire.