ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME
§ 420. Peu d- importance de réiectricité. — Toutes les substances minérales sont susceptibles de s'électriser , soit par l'un , soit par l'autre des moyens connus , et elles diffèrent en général les unes des autres , soit sous le rapport de la faculté conductrice , soit sous celui de l'espèce d'électricité acquise , ou du plus ou moins de facilité à l'acquérir , et enfin du temps pendant lequel elles conservent cet état.
Cependant ces caraclôrcs ont peu d'importance par suite de I difficulté que l'on trouve aujourd'hui à expliquer les nombreuse uxceptions qu'ils présentent. Pur le frottement, les variétés cristat Unes 110 prennent pas toujours la même espèce d'électricité qw celles qui sont produites par agrégaUons irréguliëres. H arriw encore que deux cristaux de la même substance prennent des éleC' tricités différentes , et qu'un même cristal acquiert par le frotlemeufi de l'une de ses faces une espèce d'électricité, tandis que par I9 frottement de l'autre il acquiert une électricité opposée.
Quant â la facilité à s'éleclriser il y a de grandes dilférences c les corps ; il en est , comme le spath d'Islande et la topaze, qn'il n faut pour ainsi dire que toucher, tandis que d'autres ne s'électriseï qu'avec la plus grande difliculté. Ceux que nous venons de ciH conservent la vertu électrique pendant plusieurs jours , et d'autn comme le quarn et le diamant, la perdent pour ainsi dire aussiU Ces faits seraient sans doute fort importants , mais ils présenta des exceptions analogues aux précédentes.
On ignore jusqu'à présent à quoi tiennent toutes ces différence seulement il est à présumer qu'elles sont en rapport avec l'étal i surfaces qu'on ne sait pas suffisamment appri^ier , ou en génél avec l'état moléculaire du corps.
§121. ile«triclt* polaire. — Un des phénomènes les plus il marquables est la propriété, qu'on trouve dans certaines substann de manifester l'état électrique par une température uoiforméfflEd croissante, en présentant alors une espèce d'électricité à l'onedl extrémités et une espèce différente à l'autre , ou , comme l'on dRen offrant des p61es électriques. Une température uniforméiDO décroissante détermine les mêmes elTcts; mais alors les pdles i trouvent renversés.
Ce qui est remarquable , c'est la relation de ces phénc les circonstances cristallo graphiques. Les substances qui présent! l'électricité polaire[t>oracite, tourmaline, etc.] offrent cetl« p ticularité que les deux pôles , qui sont géométriquement identiqâa présentent des modifications tout à fait différentes , g iS. Cette sii gularité conduit à admettre des constitutions moléculaires partiot Hères qui sont peut-être la cause du phénomène.
g 1^. ^ivetroacope, — Malgré le peu d'importance de la fi part des phénomènes électriques , rappelons cependant les m d'observation. 'Pour reconnaître si un corps est éloctrisé, il si de le présenter à un corps mobile à l'état naturel , qui eSt a attiré. Pour reconnaître l'espèce d'électricité , il faut donner ai mobile une électricité connue : si alors le corps électriséeieri
PROPUiTiS PHYSIQUES DIVKRSIS. 87
ime répulsion , ii a la même électricité que celle de rinstrument ; gH exerce one attraction , il possède l'électricité contraire.
g 423. MBS"^^»""''' — L'action sur le barreau aimanté est ex- Mmement limitée , car jusqu'ici il n'y a que le fer qui se trouve dtns la nature à des états où il puisse produire quelque effet. A l'un de ces états il agit purement par attraction et de la même manière flor l'un et l'autre pôle : ii est attirable. Sous les autres états( oxyde noir et sulfure magnétique ) , le même point du minéral agit par attraction sur l'un des pôles et par répulsion sur Tautre ; c'est-à-dire que le minéral a lui-même des pôles.
ONCTUOSITÉ, APRETÉ.
s 424. Il existe des corps qui présentent au toucher une onctuosité remarquable, très-développée surtout dans la substance nommée stétUite^ dont, à cause de cela, on emploie la poussière pour faire glisser les bottes : elle se retrouve à des degrés moindres dans beaucoup d'autres matières, telles que le prap^iYe, dont on fait les crayons dits de mine de plomb , dans diverses oi^pèces d'argiles , etc. ; cette propriété varie peu dans la mi^me substance , et avec l'habitude , elle peut servir à reconnaître différents corps.
n y a aussi beaucoup de corps qui , soit en masse , soit en poussière , sont au contraire âpres au toucher , et que dès lors il est impossible de confondre avec les précédents.
On distingue comme intermédiaires des corps ma /(/res au toucher. Ce sont le plus ordinairement des matières avides d'eau qui enlèvent à l'instant le peu d'humidité qui se trouve sur les doigts , et dès lors produisent une rudesse particulière. Ces matières se distinguent quelquefois par le happement à la lanpjue , sorte d'adhérence qu'elles contractent avec l'organe en s'emparant rapidement de son humidité naturelle.