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ODEUR, SAVEUR, DÉLIQUESCENCE, EFFLORESGENGB

§ 425. •deuru propres. — Les odeurs sont plus fréquentes et plus nombreuses dans le règne minéral qu'on ne le pense habituellement; il y a un grand nombre de corps (ju'on peut distinguer par ce moyen , qui nous sera surtout très-utile dans les essais chimicjues. Il y a des odeurs propres et dos odeurs accidentelles : les unes et les autres se présentent tantôt immédiatement, tantôt par frottement , par élévation de température ou pjir combustion.

Les odeurs propres immédiates sont fournies par le naphto et le

pétrole, le chlore, l'acide sulfureux, et mém? par certains métanW qui ee dblinguent facilement par ce moyen , comme l'élaîn , le fer et le cuivre. Beaucoup dautres corps produisent une odeur caractéristique par la combustion , comme le soufre et les sulfures, !«< sélénium qui produit une odeur de raifort, l'arsenic, qui donnf^ une odeur d'ait, lesuccin et quelques matières résineuses quiont deS' odeurs tantôt agréables , tanlât fétides , les bitumes , etc.

Le frottement produit au^si le dégagement de certaines odeur», comme dans quelques variétés de succins, dans le quarz et (oolet les maUères siliceuses, qui, frottées l'une contre l'autre, produisit toujours une odeur caractéristique. L'insuffla lion développe aussi, diverses odeure sur plusieurs substances terreuses ; on ne confondr* pas, par exemple, au moyen de ce caractère, la craie, lo tripoli, magnésie terreuse , la terre de Cologne , etc.

S 136. edcnn accideateiiM. — Beaucoup de matières oITk des odeurs qui sont dues à des corps étrangers mélangés ou retH dans leurs pores. Il en est qui se dégagent aussitôt que la malii est sortie du sein de la terre, et qui disparaissent après un cerll temps; mais le plus souvent c'est par le frottement qu'elles se n nifestent. Beaucoup de pierres calcaires dégagent alors une odi fétide , bitumineuse et animale , comme cela a lieu dans l'espèce ai marbre nommé petit grantle , dont la plupart de nos meubles aujourd'hui couverts. Dans quelques autres matières, c'est tmt odeur d'hydrogène sulfuré , et même d'hydrogène arsénié, odeurs sont souvent attribuées à la décomposition des maliëres .. ganiques qui ont été enfouies dans le sein de la terre : mais il egt| remarquer qu'il s'en produit d'analogues dans des substances,; même cristallines, qui se trouvent dans les terrains de cristallisa-

§ i27. savron. — Il ne peut exister de saveur que dans d matières solubles, dont il ne se trouve qu'un très-petit nombre dai la nature , parce qu'elles sont tôt ou lard dissoutes par les eau Ainsi, ce caractère, si utile pour la distinction des sels artificidB devient peu important pour la minéralogie. Nous nous conle d'indiquer la saveur acide que certaines eaux empruntent ai acides su Ifuri que et hydrochlorique , la saveur salée quepréseolsl sel commun , la saveur astringenle des sulfates d'alumine , de fti dezinc, de cuivre, qu'on rencontre çà et là en elllorescence, et saveur alcaline du sous-carbonate de soude.

§ 128. néiiqucBccncF. —On nomme ainsi la propriété quep( sèdent certains corps d'attirer l'humidité de l'atmosphère et dei

ESSAIS GHIMIQUIS. 89

dîBBoadre à mesure dans Teau qui en résulte. Le sel commun est légèrement déliquescent; mais il y a beaucoup de sels qui le sont fortement, et c'est sans doute pour cela qu'on ne les trouve pas à la gurfiaice de la terre : ils sont tous entraînés dans les mers, où la plu* part se trouvent à Tétat de chlorure.

Bni«rcflceiice. — C'est la propriété qu'on trouve dans d'autres corps de tomber en poussière. Souvent elle est due à la perte d'une certaine quantité d'eau en proportion définie , et par conséquent à un changement chimique , ce qui a lieu , par exemple , dans les carbonates, sulfates et phosphates de soude; mais il y a des cas où il n'en est pas ainsi , et où le corps tombe en poussière sans rien perdre de sa composition. On suppose qu'alors le phénomène est dû à un changement dans l'arrangement géométrique des molécules , en se fondant sur ce que les sels soumis à des cristallisations forcées ne peuvent conserver longtemps leur forme, et que plusieurs autres, goumis à une température plus ou moins élevée, présentent dans leur intérieur des fissures dirigées sous un nouveau système de cristallisation , qui en diminuent la cohésion et permettent bientôt la réduction en poussière, § 48, 49.

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