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GROUPE DES SULVURIDES. — SULFURES

chk>rhydrique. Eofin sa composition présente une combinaison de persulfure et de protosulfure. Elle se trouve en petites masses lamellaires, quelquefois en cristaux, dans les roches cristallinos, et principalement à Bodenmais en Bavière.

Molybdénite. — Molybdène sulfuré,

S 249. Substance métalloïde , gris de plomb, onctueuse au toucher , offrant dé petits cristaux rares , en prismes hexagones réguliers, ou de petites masses lamellaires composées de lamelles Qezibles.

Infusible au chalumeau , laissant par le grillage un résidu blanc d'acide molybdique : attaquable par Tacide azotique, et laissant Bussi un précipité insoluble d'acide molybdique.

Cette substance se trouve en petits amas dans les terrains cristallins, où quelquefois aussi elle est disséminée ; parfois on la ren- Dontre dans les dépôts métallifères d'étain , de fer magnétique et de Boîvre. Elle est assez commune dans les Alpes , les Pyrénées , etc. , mais elle n'a d'autre emploi que dans les laboratoires pour la prél>aration du molybdène et de ses composés.

Chalkosine. — Cuivre sulfuré, cuivre vitreux,

S 220. Substance métalloïde, gris d'acier, presque ductile; se XHipant facilement avec un instrument tranchant; cristallisant en irismes hexagones réguliers diversement modifiés.

Fusible au chalumeau , donnant des grains de cuivre lorsqu'on ndte la matière grillée sur le charbon avec de la soude ; soluble lans l'acide azotique , solution devenant bleue par un excès d'amnoiiiaque , et ne donnant alors que peu ou point de précipité.

La chalkosine, qui renferme SO pour 400 de cuivre, est en général une matière accidentelle des gîtes de cuivre pyriteux ; mais elle BSt assez abondamment disséminée, en petits rognons, dans les sdiistes du grès rouge, § 476, note, aux pays de Mansfeld et de Hesse ; elle forme aussi presque à elle seule les dépôts cuivreux de rOural , où elle se rattache encore aux dépôts sédimentaires. Elle est d'autant plus importante alors que le cuivre pyriteux manque entièrement dans les provinces russes.

Chalkopyrite. — Cuivre pyriteux ^ pyrite cuivreuse.

% 224. c«rae«ère«. — Substance métalloïde , jaune de bronze, cristallisant dans le système prismatique à base carrée : tu^\b\Q ^v^^

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chalumeau en globules attirables à Taimant, et qui donne ensuite des globules de euivre avec la soude. Attaquable par l'acide azotique; solution devenant bleue lorsqu'on y ajoute un excès d'ammoniaque , et donnant en même temps un abondant précipité jaune qui est de l'oxyde de fer.

Le cuivre pyriteux pur, beaucoup moins riche que la chalkosine , renferme 35 de cuivre , 30 de fer et 35 de soufre.

Cette matière se trouve quelquefois cristallisée ; on la connaît en tétraèdres et en octaèdres que Ton a crus longtemps réguliers. H était, en effet, facile de se tromper dans des mesures peu rigoureuses ; car, par exemple , le tétraèdre de cette substance a ses faces inclinées de iiO^ et 7^ iO', ce qui est très-près de i09*> 28' i6'\ et 70® 3i' 44" que présente le solide régulier de la géométrie. Du reste, la chalkopyrite se trouve en masses compactes, très-brillantes dans la cassure fraîche , souvent mélangées ou entremêlées de matières étrangères.

§ 222. «isement; Importance. — Ce minerai de cuivre appartient en général aux terrains granitiques, où il forme souvent des filons ou des amas puissants. On le trouve cependant aussi dans les terrains de sédiment, particulièrement dans les schistes cuivreux que nous venons de citer dans le Mansfeld en y indiquant la chalkosine.

Ce sulfure est le principal minerai de cuivre; et partout où il existe, du moins en quantité suffisante, on l'exploite avec activité. Mais la France est peu riche sous ce rapport : nous ne possédons que les mines de Chessy et Saint-Bel , près de Lyon|; celles de Baigorry, dans les Pyrénées, sont actuellement épuisées; celles des Vosges, où le cuivre n'était qu'accidentel, n'ont jamais produit beaucoup ; et s'il en existe des indices dans d'autres lieux , ils ne paraissent pas pouvoir suffire aux dépenses que nécessiteraient des établissements : aussi tirons-nous annuellement de l'étranger pour 8 à 9 millions de ce métal.

Les pays qui possèdent les mines de euivre les plus abondantes sont l'Angleterre , la Russie , l'Autriche et la Suède. La première de ces contrées fournit près de la moitié de la masse totale qu'en produit l'Europe , et qui s'élève à 2i millions de kilogrammes. Il nous vient aussi du cuivre de la Chine , du Japon , du Mexique et du Chili.

Stibine. — Antimoine sulfuré,

$ 223. se* caraetères. — Substance métalloïde, gris de plomb, cristallisant en prismes rhomboïdaux clivables parallèlement au plan des petites diagonales.

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Très-facilement fusible au chalumeau, et donnant par le grillage des vapeurs blanches abondantes; attaquable par l'acide azotique, avec précipité immédiat d'oxyde d'antimoine.

La composition Sb' Su' de cette substance correspond à 73 d'an • tîmoine et 27 de soufre.

Les cristaux de stibine sont de longs prismes terminés au sommet par quatre faces, et le plus souvent groupés en masses bacillaires. La substance se trouve aussi en masse lamellaire et quelquefois compacte.

Cette matière , quoique peu abondante , se trouve cependant assez communément , et constitue à elle seule des Blons particuliers dans le granité ou dans les roches qui s'y rattachent ; elle est aussi subordonnée à d'autres gîtes métallifères, et principalement aux dépôts d'argyrose. Elle est exploitée pour en tirer le métal dont nous avons précédemment indiqué les usages, § 194. Nous en avons en France dans l'Ardèche, le Gard, la Lozère, la Haute-Loire, le Cantal, le Puy-de-Dôme, etc.

S 224. Ses eoinblnal«OD« mwee diantre» «ulfare*. — La Stibine se trouve souvent combinée avec d'autres sulfures , comme on le voit dans le tableau des espèces , en formant divers composés de même formule , avec des bases différentes. La plupart de ces substances offrent peu d'importance, mais celles qui renferment de l'argent attirent l'attention sous le rapport des arts; telles sont :

4*.L'Argyrithrose, ou argent rouge ^ argent antimonié sulfuré, substance non métalloïde , de couleur rouge , cristallisant dans le système rhomboédrique. Elle est fusible au chalumeau, dégage des vapeurs d'antimoine par la calcination, et laisse en définitive un bouton d'argent. Elle renferme 59 pour 4 00 d'argent.

La cristallisation de l'argyrithrose est très- variée; elle offre des prismes à bases d'hexagones réguliers, des scalénbèdres, des dodécaèdres à triangles isocèles, souvent groupés en dendrites ou en petites masses botryoïdes.

Cette substance ne se trouve qu'en petite quantité dans les mines d'Europe , et subordonnée aux gîtes d'argyrose, § 208; mais au Mexique et au Pérou elle forme la partie la plus importante de certains dépôts et la source de produits considérables.

2° La Psaturose, ou argent sulfuré aigre, argent antimonié sulfuré noir. Substance métalloïde, gris de fer , cristallisant en prismes rhomboïdaux; elle est très-riche en argent, dont elle renferme 69 pour 400, et se trouve avec la précédente.

3* LaMiargyrite, qu'on ne connaît encore qu'à Braunsdorf en Saxe, dans les minerais argentifères; elle est aussi en " \vom-

boïilaux, comme la psaturose, mais d*un éclat moins prononcé, d'une couleur plus noire ; elle diffère aussi par ses proportions, la quantité d argent n'allant qu'à 36 pour iOO.

Il existe aussi des combinaisons triples de sulfure d'antimoiDe avec des sulfures de cuivre et de plomb, le dernier remplacé quelquefois par le sulfure d'argent. Ce sont elles qui ont porté et portent souvent encore le nom de cuivre gris, groupe qu'on a déjà divisé en burnonite, polybasite^ panabase, et qui renferment sans doute encore beaucoup de matières différentes.

La Boum on i te est en cristaux qui se rattachent an prisme rectangulaire. La Polybasite, qui renferme 64 pour 400 d'ai^ent, est en prismes hexagones accolés les uns aux autres , et qui poIl^ raient bien être réguliers ; elle provient surtout des mines de Guanaxato et de Guarisamey au Mexique ; ce serait une substance précieuse si elle était en masse considérable. La Panabase cristallise en tétraèdres réguliers. Toutes ces substances sont des matières de filons : cependant la dernière forme çà et là des gîtes particuliers où elle est exploitée comme minerai de cuivre, et recherchée surtout pour l'argent qu'elle renferme le plus souvent; mais elle est difficile à traiter à cause de l'antimoine. J

g 225. Remplacé par rarsenle. — L'arsenic remplace quel- . quefois l'antimoine dans les combinaisons; c'est ce qui arrive à la ^ Proustite, espèce d'argent rouge par tous les caractères physiques, , et à la Tennantite, espèce de panabase , où se trouve de l'arsenic au lieu d'antimoine. Ce métal se mêle dans toutes les espèces , et c'est en le rassemblant avec l'antimoine qu'on parvient aux formules indiquées.

Réalgar et Orpiment.

§ 226. Ces deux substances ne présentent pas l'éclat métallique; la première est rouge lorsqu'elle est en masse, et la seconde jaune. Elles donnent une forte odeur d'ail par le grillage, et ne laissent aucun résidu.

Lo Réalgar se trouve en prismes rhomboïdaux obliques asseï nettement prononcés , réunis quelquefois en petites masses bacillaires; le plus souvent il est en petites masses compactes.

L'Orpiment se trouve on cristaux peu distincts, rhomboïdaux, avec des clivages parallèlement aux plans des diagonales, dont un beaucoup plus distinct que l'autre , comme dans la stibine. On le rencontre plus fréquemment en petites masses lamellaires, quelque- /ô/s ûoUtiqueSj ou bien compactes et terreuses.

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