SULFATES
§ 228. Idée sénéraie. — - Les sulfates sont faciles à reconnaître lorsqu'on les traite au feu avec un mélange de charbon et de souscarbonate de soude ; la matière qui en résulte dégage de l'hydrogène sulfuré par l'eau acidulée.
La plupart des sulfates sont hydratés; plus des deux tiers sont solubles dans l'eau, qui précipite alors de diverses manières, selon la nature des bases. Ceux qui sont insolubles , traités par la méthode § 43i, 7°, laissent leurs bases à l'état de carbonate, qu'on peut dissoudre dans un acide pour en examiner la nature.
Il n'y a que deux sulfates qui forment des dépôts assez considérables à la surfece de la terre : plusieurs autres sont le plus souvent des matières accidentelles des gîtes métallifères , et le plus grand nombre se forment journellement en petites quantités.
Sous le rapport des usages, la pierre à plâtre, qui appartient à gq groupe, est peut-ôtre la matière la plus imporîaivVô*, cw, ^\\^w
trouve dans la nature beaucoup de sulfates utiles dans les arts, ils n'y sont pas assez abondants pour suffire à nos besoins, et il faut les préparer artificiellement.
Nous nous occuperons spécialement ici de ceux des sulfates qui ont le plus d'importance sous différents rapports.
Anglésite, Barytine, Célestine.
§ 229. Ces trois sulfates ont de très-grandes analogies. Tous trois remarquables par leur poids, et naturellement incolores, ils présentent les mêmes genres de formes cristallines , qui peuvent être ramenées à des prismes rhomboïdaux peu différents, savoir :
Pour la barytine, à un prisme rbomboldal de. . 101*^42' et 78« ift'
Pour l'anglésite 103» 42' et 76» 18'
Pour la célestine 104<* 30' et 75» 30'
L'anglésite n'est pas clivable ; mais les deux autres substances se clivent avec facilité, suivant les prismes indiqués.
Les formes sont très-nombreuses, surtout dans la barytine, qui est plus commune : ce sont des formes du troisième groupe cristallin, et particulièrement des prismes rhomboïdaux, simples ou modifiés de diverses manières , des octaèdres d'une espèce ou de l'autre, et toutes leurs modifications tabulaires. Les figures suivantes donnent une idée générale de ces formes.
L'Ânglési te noircit au contact de l'hydrogène sulfuré; elle est fusible au chalumeau , et réductible sur le charbon par l'intermédiaire du carbonate de soude. La Barytine et la Célestine ne noircissent pas , et ne donnent aucun globule métallique ; la première est difficilement fusible ; la seconde fond avec facilité. La solution barytique précipite toujours par un sulfate , quelque étendue qu'elle soit, et non la solution strontianique.
Outre les variétés cristallines, la barytine se présente sous des