‹ Minéralogie micrographique roches éruptives françaisesChapitre 12 sur 150 · ET LES AXES OPTIQUES DANS LES DIVERS SYSTÈMES CRISTALLINS · texte numérisé non relu

ET LES AXES OPTIQUES DANS LES DIVERS SYSTÈMES CRISTALLINS

1° Dans le système cubique^ l'ellipsoïde d'élasticité est une sphère ; par suite, toutes les directions peuvent être considérées comme des axes cristallographiques, d'élasticité et optiques.

2° Les systèmes quadratique et hexagonal sont doués d'un axe principal de symétrie; par suite de cette symétrie, l'ellipsoïde d'élasticité est de révolution autour de cet axe, qui joue le rôle d'axe optique unique, et qui, en même temps, est un axe d'élasticité.

Les autres sont situés dans un plan perpendiculaire, qui coïncide avec une section circulaire de l'ellipsoïde d'élasticité; ils sont donc égaux entre eux et peuvent d'ailleurs être pris arbitrairement dans une direction quelconque de ce plan. Dans les systèmes quadratique et hexagonal, il ne. peut y avoir dispersion ni des axes d'élasticité ni de l'axe optique.

3° Le système orthorhombique (prisme droit à base rhombe) possède trois . plans de symétrie p, g\ h\ et est doué d'un ellipsoïde d'élasticité à trois axes inégaux, qui se confondent en direction avec les axes cristallographiques.

Il en résulte que les axes optiques sont contenus dans le plan de deux des axes cristallographiques, coïncidant avec les axes de plus grande et de plus petite élasticité. 11 ne peut y avoir dispersion pour les axes d'élasticité,

qui sont invariablement liés à trois directions constantes ; mais les grandeurs relatives des axes d'élasticité étant susceptibles de varier, les axes optiques peuvent subir une dispersion dans le plan également invariable qui les contient nécessairement.

li" Dans le système monoclinique (prisme oblique à base rhombe), il n'existe plus qu'un plan de symétrie g\ perpendiculaire à un des axes cristallographiques, l'orthodiagonale. Cette orthodiagonale coïncide avec un des axes d'élasticité, et il en résulte que le plan g^ contient les deux autres axes cristallographiques et les deux autres axes d'élasticité ; mais ces axes ne coïncident plus respectivement entre eux et sont disposés d'une façon quelconque dans ce plan.

A) Tantôt le plan g^ contient les axes de plus grande et de plus petite élasticité, et par suite les axes optiques ; alors l'orthodiagonale coïncide avec l'axe d'élasticité moyenne.

B) Tantôt le plan des axes optiques est perpendiculaire au plan g^, et alors il n'est plus astreint qu'à passer par l'orthodiagonale, qui coïncide avec l'axe de plus grande ou de plus petite élasticité.

La dispersion des axes optiques et des axes d'élasticité est susceptible de modes variables, suivant ces différents cas, puisqu'un seul axe d'élasticité coïncide avec une direction invariable, qui est celle de l'orthodiagonale.

5*" Dans le système triclinique (prisme doublement oblique), il n'y a plus aucune relation de position entre les axes cristallographiques, d'une part, les axes optiques et d'élasticité, de l'autre.

Ces diverses propriétés servent à déterminer le système cristallin des minéraux taillés en plaque mince ; car le microscope polarisant à lumière parallèle permet de trouver la position des axes principaux de- l'ellipse, suivant laquelle le plan de la lame mince coupe l'ellipsoïde (E) de la substance considérée.

Avant de décrire les procédés très simples qui permettent d'arriver à cette détermination, nous entrerons dans quelques détails au sujet des. appareils de polarisation qu'il convient d'employer.

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