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IV. La magnésie prédomine de beaucoup sur la chaux

HYPERSTHÈNES.

Enstatite (Bastite).

Bronzite.

Hypersthène.

Mg,peu de Cà

Fè, Mg, peu de Cà

Beaucoup de Fè,

Mg, peu de Ca

Orthorhombiques.

Propriétés chimiques.

hk

La formule générale du groupe est :

RSï + mÂlÂl.

C'est celle d'un mélange de bisilicate avec des proportions variables d'alumine. Suivant que la chaux ou la magnésie dominent comme protoxydes, les propriétés cristallographiques et optiques changent. Il semble qu'une plus grande richesse en chaux entraîne un assemblage cristallin plus dissymétrique.

WOLLASTONITE

Propriétés La wollastonitc se présente en prismes aplatis suivant la face j), allon-

cristallographiques ,. i,a it i i !•/-• i a.

et optiques. §^^ suivaut l are te pfv, avec de nombreuses modiucalions sur les arêtes a et & et les angles e et o. Elle offre des clivages faciles suivant p et /i% difficiles suivant o^, a^.

Axes d'élasticité La bissectricc est positive (y), située dans le plan </% dans l'angle

et optiques.

Section g^.

Fig. 84.

Fis. 83.

obtus /)/i*==li0°12'; elle fait un angle de 78" avec l'arête h^g^ (Des Cloizeaux) .

zones principales.

WOLLASTONITE. 347

Les axes optiques sont contenus dans le plan de symétrie g^; on a dans l'aire 2 E = 68° à 70".

La dispersion est négligeable.

En fixant 2 V à ÛO" environ, et en appliquant les données exposées Extinctions dans les page 61, on voit, d'après le croquis (fig. 8/t), que l'arête h^g^ tombe dans le segment susceptible d'un maximum, tandis que l'arête pg^ n'est pas dans ce cas.

Zone ph^. — Les extinctions, dans cette zone symétrique, auront constamment lieu suivant les traces des clivages faciles, parallèles enlre elles et à l'arête de zone. C'est la zone la plus importante au point de vue pratique, puisqu'elle correspond à l'allongement habituel des prismes de wollastonite.

Zone pg\ — Les extinctions, rapportées à l'arête de zone, varieront d'un maximum de 32° (plan g^) à 0" (plan j)).

Zone Ug^. — La courbe des angles d'extinction, rapportée à l'arête de zone, partira dans le plan g^ d'un minimum de 12°; elle passera par un maximum d'environ 26" lorsque le plan de section fera avec g^ un angle de 72% et retombera à 0% lorsque la section coïncidera avec h^.

La wollastonite présente des macles fréquentes suivant la face d'association p.

Les couleurs de polarisation sont vives et limpides, comme pour certaines zéolithes, par exemple la mésotype.

La wollastonite est incolore et dépourvue de polychroïsme.

Elle présente une structure légèrement fibreuse, au microscope, parallèlement à l'arête h^g^.

On la trouve dans des blocs calcaires altérés, englobés dans les andésites (laves récentes de 1866 à Santorin), ou au contact avec des dykes de Pi.xxxv,fig.2,4et6. dolérites (Tyrol). Elle est associée à la fassaïte, au grenat mélanite, etc. G est donc un minéral d'origine secondaire ou métamorphique.

TS

Zcme.A'j;'' ^

Fig. 85.

Structure et associations.

La wollastonite paraît dépourvue d'inclusions. Elle est facilement attaquable aux acides et fait gelée avec eux. Diagnostic. On pcut coufoudrc au microscope la wollastonite avec le gypse et la

karsténite. Ces minéraux sont facilement solubles dans les acides et ne font pas gelée avec eux.

RENVOI AUX PLANCHES

XXXV, 2, 4 et 6.

PYROXÈNES

TscHERMAK, Mikrosli. Unterscheidung der Miner, aus der Augit, Amphibol und Biotttgruppe. Acad. des se. Bibliographie. Vienne mai 1869.

— Ueber Pyroxen und Amphtbol. Miner. Mittheil. 1871, 28.

Au point de vue pétrographique, les deux seules variétés de pyroxène intéressantes sont l'augite et le diallage.

Le pyroxène est monoclinique; l'angle mm sur la face A* est égal à Propriétés

^..►z , ,1. •• 1, 1 . crisullographiques

8y" 5', c est-a-dire voisin d un droit. ^^ optiques.

Section h^.

Ji^

FifT. 86.

Section perpendiculaire à hS ûfi.

Fiff. 87.

Section p".

Fig. 88.

Les cristaux et les microlithes sont généralement allongés suivant

l'arête AY. Les faces les plus habituelles sont celles du prisme U, g^^ m,

et les pointements p6«.

Dans la variété d'augite appelée fassaïte, les faces du prisme sont peu développées.

Clivages.

Axes d'élasticité et optiques.

Le pyroxène et pariiculièrement ïaugite présentent deux clivages faciles m, m, h peu près à angle droit. Leurs traces, dans les plaques minces, se mpntrent un peu interrompues; elles ne sont pas tout à fait reclilignes et présentent des parties fines et d'autres où le trait est comme écrasé ; on dirait la trace d'une plume sur laquelle on appuie irrégulièrement.

Dans le diallage, aux clivages mm se joint un état lamelleux suivant /t^

Dans la zone ph\ les angles des clivages m, m présentent les variations suivantes (fig. 87) : angle w {mm sur g^).>. d'un minimum de 93° à 180% angle <p (mm sur /i^), d'un maximum de 87° à 0°.

Le pyroxène est un minéral positif, dans lequel le plus petit axe d'élasticité sert toujours de bissectrice à l'angle aigu des axes optiques. Ces derniers sont contenus dans le plan de symétrie g^i on peut négliger ici la dispersion des axes d'élasticité et des axes optiques. Les angles qui ont servi à dresser l'épure de la figure 89, sont dus à M. Des Gloizeaux et se rapportent à un pyroxène diopside :

2 V (partie jaune du spectre) = 58° 59',

angle de /i^ g^ avec la bissectrice = 38° Zj4',

angle dep^/^ avec la normale optique = 22° 55'.

Fig. 89.

Fig. 90.

D'après M. Tschermak, l'angle 2V augmente légèrement avec la teneur

'*\..Hl

PYROXENES.

en fer; l'angle de /lY avec la bissectrice varie de 39 à 5li°; enfin l'angle de pg^ avec la normale optique oscille entre 23°il' et 38"! i'.

Nos propres observations nous permettent d'admettre que, dans le plus grand nombre des cas, h^g^ fait avec la bissectrice un angle voisin de 38°, souvent même ne dépassant pas 35°; tels sont par exemple les pyroxènes des variolites, les diallages des euphotides de la Durance, de plusieurs variétés d'ophites des Pyrénées, d'un grand nombre d'andésites et de ^ basaltes, les microlithes augitiques de certaines andésites du Cantal, etc.

Conformément aux conclusions précédemment développées (page 61), Extinctions dans les on voit, d'après le croquis (fig. 90), que l'arête pg' tombe dans le segment '°°^' principales. susceptible d'un maximum, tandis que l'arête h^g^ n'est pas dans ce cas. Nous allons suivre les angles d'extinction dans les différentes zones, en commençant par la plus importante, et en prenant pour abscisses les angles du plan de zone avec le plan initial g^, pour ordonnées les angles d'extinction rapportés à l'arête de zone.

Zone h^g\ — L'angle d'extinction varie d'une façon continue entre le maximum 38°44' correspondant à la face g\ et 0° correspondant à la face h\

C'est la zone la plus importante, car elle correspond à l'allongement habituel du pyroxène.

Zone h^g^.

Zone pgK

Fig. 91.

. -'f/."..iÂ^./f/.'.

Fig. 92.

Zone pg\ — L'angle d'extinction part, dans la face g^^ d'un minimum de 22°55' ; la courbe passe par un maximum de 28°24'40'' pour le plan de section faisant avec g^ un angle de 67°lZt'6''; puis elle décroît rapidement et tombe à 0° dans le plan ».

Zone ph\ — Les extinctions, dans cette zone symétrique, restent constamment à 0°.

Clivages faciles.

II est intéressant de rapporter sur l'épure le plan de lamellisation h^ du diallage; pour la zone h^ g^ ses traces sont parallèles à l'arête de zone, puisqu'il est parallèle à hK Dans la zone pc/, ses caractéristiques (voir page 81) sont :

Les extinctions de la zone pc/, rapportées aux traces du plan h', partent d'une valeur de 38" kk' (plan g^) ; le maximum précédemment constaté correspond ici à une valeur de 3k° /lO' 26 ', de telle façon que, pour cette zone, il y a plus de 67 chances sur 90 de trouver des angles d'extinction compris entre 39" et 34° si on les rapporte aux lamelles du diallage. Puis les angles d'extinction tombent brusquement jusqu'à 0° à mesure que le plan de zone se rapproche du plan p {fuj. 93).

Le Pyroxène augite, fréquent dans un grand nombre de roches, présente deux clivages très marqués dans les plaques minces, suivant les faces mm du prisme.

Zone pg^.

Dans la zone h^g^ leurs traces se confondent avec celle de l'arête de zone. Cherchons leurs caractéristiques e et 8, pour la zone pg^ (voir page 81).

Prenons l'arête de zone verticale et se projetant en Z. Repérons sur la trace du plan g'^ le point où l'arête h^ g^ perce la sphère {fig. 9/j). Les plans m passent par ce point et font un angle connu mg^ = 136" 27' avec g^. Dans le triangle sphérique Zh^ R,

PYROXENES.

rectangle en R, on connaît l'hypoténuse Zh^ = 105° 49', et l'angle Z/i* R = mg^ — 136° 27'; on en déduit :

sin cî = sin Z/i* sin mg^ ^ = 138° 28' kh'\ cotgmgfi

tge =

Id

cos Zh^ '

D'où l'on déduit facilement pour le second plan m ;

^' = ,: — ^ = 41°31'16", 6' = Tc— e = 104°31'3V'.

y^ = p/ii = 106°49',

y„ = 47°33'12" et 132° 26' 48",

On peut suivre sur la fig. 93 les divers angles d'extinction que comporte le minéral, si l'on cherche à les rapporter à ses clivages faciles : ils partent dans le plan g^ d'une valeur commune 38° 44'; puis, pour un des plans m, l'angle décroît rapidement, passe à 0° au voisinage du plan de la zone faisant environ 45° avec (/^ ; à ce moment avec la trace de l'autre plan m, l'angle d'extinction est très grand et voisin de 70° ; puis avec m, cet angle croît rapidement dans un sens inverse du sens primitif, et pour la face p, on a une extinction bissectrice des tracés mm: et égale à 47" 33' 12 "; au delà du plan p,

les phases se reproduisent symétriquement par rapport au centre a; = -, y = -.

ZONE pgi.

ei6.s

es.i

eS-3

eî eî.5

e« ei-7

g0.83=eS

eO.S8=e3

I. Angle des plans de section avec la face p. III. Sections notées minéralogiquement. IL Angle des clivages mm, entre eux.

ZONE phK

al5-S5

ou.si

oT.oe

Ot-43

ai-92

Ol.l8

al -46

ai.28

ai-12

qO .38 = 03

oO-98=ai

qO. 1=019

/il

«o.se^aï

/il

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