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DISTHENE
Baoer. Beitrag sur Kenntniss der krystallog. Verhdltnisse des Cyanits. Ztsch. d. deatsch. Geol. Gesell. Bibliographie. 1878, 283.
VoM R&TH. Ein Beitrag sur Kenntniss der Krystallisation des Cyanits. Ztschf. fur Krystallog. 1878, 1.
Le disthène est un silicate d'alumine de la formule Al Si, comme l'an- Propriétés chimiques. dalousite et la sillimanite. Sa densité oscille entre 3,58 et 3,68. 11 est infusible et inattaquable aux acides:
Le disthène est triclinique; ses faces les plus habituelles sont m, t, p, Propriétés avec allongement suivant l'arête mf. Angles w^^iOf)" 15', ph' = 99'' li', '"'It'oTueï^"'' pg^ =83° 3'. L'angle plan de la face m est presque droit et égal à 90° 15'.
Il y a deux clivages très faciles m et t, et un irrégulier suivant p.
Section m.
Fig. 124.
Fiff. 125.
La bissectrice, toujours négative (a), est sensiblement perpendiculaire à la face m,
. Dans le plan m (fig. 124), la normale optique «, trace du plan des axes
Extinctions
dans la zone
d'allongement «if.
"Macles.
Couleurs de polarisation.
Coloration, polychroisme.
Structure.
A60 MINÉRALOGIE MICROGRAPHIQUE.
optiques, fait avec l'arête mt un angle de 30% et avec l'arête /jm un angle de 60» 15'.
La dispersion est négligeable.
Il résulte des données de la figure 125, combinées avec l'épure générale (page 61), que les extinctions du disthène dans la zone d'allongement mt oscillent entre un maximum de 30° (face m) et 0" (face perpendiculaire à m et passant par l'arête mt). Le maximum de 30" sera donc caractéristique du disthène et permettra notamment de le distinguer de la glaucophane, dont l'extinction est loin d'atteindre un pareil maximum dans la zone h^g\
Le disthène présente, suivant la face d'association m (dont l'angle plan est presque rectangulaire), trois macles distinctes suivant que l'axe de rotation est perpendiculaire à m, se confond avec l'arête mt ou enfin avec l'arête mp.
Au point de vue des extinctions dans la zone d'allongement favori mt, la première de ces macles se comporte comme un cristal unique, car la rotation a lieu autour de la bissectrice.
Les deux autres macles donnent naissance à des cristaux hémitropes dont les extinctions, dans la zone mt, se font symétriquement par rapport à la ligne de macle. L'angle maximum compris entre deux lamelles hémitropes pourra donc tendre vers 60° au fur et à mesure que le plan de zone se rapproche de la face d'association m.
Le disthène présente encore une quatrième macle analogue à celle de la staurotide, avec deux individus allongés, à 60" environ l'un de l'autre.
Entre les niçois croisés, le disthène se pare de couleurs vives.
Les cristaux de disthène présentent généralement une jolie couleur bleue, assez pâle, qu'ils perdent à peu près entièrement en plaques minces. Le polychroisme n'est sensible que lorsque la coloration subsiste encore; les sections parallèles à t sont les plus dichroïques.
Le relief est moyen.
Le disthène se développe généralement sous l'influence d'actions secondaires. C'est un minéral métamorphique au premier chef. Il se présente souvent en cristaux isolés, allongés suivant mt, dans lesquels les clivages
DISTHÈNE. A61
faciles, parallèles à la longueur, dessinent de fines stries, tandis que le clivage irrégulier jo produit quelques cassures perpendiculaires.
Le disthène se montre aussi en agrégats fibreux.
On le connaît dans les micaschistes, les gneiss, les leptynites, rarement dans les éclogites en association avec le grenat, la smaragdite, etc., plus rarement encore dans le granité.
Certains sables des rivages de la mer ou d'alluvions le contiennent abondamment; tels sont ceux de Croix (Bretagne).
Le disthène est pauvre en inclusions ; on y trouve du grenat, du mica noir. Les clivages sont souvent oblitérés par des produits ferrugineux et notamment par des paillettes hexagonales de fer oligiste.
La seule confusion possible est avec la glaucophane dans certaines éclogites. Cénéralement la glaucophane est plus colorée que le disthène en plaques minces, et par suite beaucoup plus polychroïque. Dans la zone A* g\ les extinctions du disthène atteignent un maximum de 30% supérieur à celui de la glaucophane ; c'est la seule zone qui puisse prêter à confusion, les clivages de la glaucophane se coupant sous un angle plus aigu que ceux du disthène.
PI. IV, fig. 2.
Inclusions.
Diagnostic.
RENVOI AUX PLANCHES