II. QUARTZ -AGATE
Syn. Agate. — Quarz en stalactites. — Silex agate. — Pierre d’hirondelle. — Calcédoine. — Cornaline. — Sardoine. — Prase. — Chrysoprasa — Mère d’émeraude. — Œil-de-chat.— Silex. — Caillou. — Pierre à fusil. — Pierre meulière. — Onix. — Surdonix. — Cacholong.
Car. Insoluble dans l’acide nitrique ; infusiblc au chalumeau.
Forme régulière : Le rhomboïde obtus.
Formes indéterminables: Mamelonné; cylindrique ; conique ; guttulaire ; géodique ; slratoïde ; tuberculeuse ; incrustante ; aéro -hydre ; pseudomorphique.
Étincelant , mais plus difficilement que le quartz, sous le choc du briquet. Cassure terne ou médiocrement luisante, offrant l’aspect de celle de la cire.
Pesanteur spécifique : 2,6 a 3,5.
minf.r. 7
Translucide ; quelquefois opaque sur quelques points.
Nébuleux ; blanc ; blanchâttre ; bleu-verdâtre ; vert-pomme; vert sombre ; brun; dendrité; herborisé ; panaché ; ponctué ; ondulé ; etc. ; enfin , susceptible de toutes les variations , de tous les mélanges possibles dans les couleurs , ce qui , très-souvent , donne lieu à des bizarreries accidentelles fort singulières.
Composition : La même que celle du quarzhyalin , dans les agates translucides ; les autres contiennent des matières hétérogènes dont la nature et les principes sont extrêmement variés.
Moins abondant que le quarz-hyalin , le quarzagate se trouve néanmoins comme lui dans tous les terrains ; il occupe à-peu-près les mêmes gîtes ; il appartient à toutes les formations; il forme assez souvent de grandes masses continues ; d’autres fois il constitue des amas considérables de fragmens qui , par l’arrondissement de leurs angles, semblent avoir été long-temps le jouet des eaux , et s’être trouvé déposés par elles aux lieux où se terminait leur domaine. Il est encore journellement le produit de quelques volcans en activité au Mexique. Les eaux alcalines et bouillantes du Geyser, en Islande , le déposent autour de la bouche de ce singulier volcan ; il y forme des bourrelets concrétionnés , composés d’une multitude de trèspetites couches superposées. Le quarz-agate pyro-
maque stratifie le calcaire par des couches composées de masses tuberculeuses non adhérentes les unes aux autres : souvent ces couches sont tellement rapprochées qu’elles ne laissent qu’une très-faible puissance à celles alternantes de calcaire. Le quarzagate grossier se retrouve en veines irrégulières dans toutes les roches.
Les belles agates sont recherchées pour la parure ; on en fabrique , au moyen des poinçons et de la roue , une foule de petits meubles d’ornement qui sont le soutien d’un nombre assez considérable de petites fabriques ou moulins établis sur des rivières, des ruisseaux qui serpentent à travers les terrains abondans en cette production. On cite surtout le bourg d’Oberstein , sur la Nasse , où cette unique branche d’industrie assure l’existence à plus de trois cenls familles. Chacun sait l’usage que l’on fait du quarz-pyro maque, mais on ne connaît peut-être pas aussi généralement les moyens extrêmement simples dont on profite pour fournir à très-bas prix (4o à 60 centimes le cent) les pierres à fusil. On établit la fabrique sur le bord même de la carrière de chaux carbonatée dans laquelle sont engagées les masses pyromaques de couleur blonde (c’est celui qui se prête le mieux à la taille) ; on débite d’abord la pierre en prismes, dont les faces plus ou moins nombreuses doivent avoir la largeur de la surface supérieure de la pierre à fusil. Cela fait, on cherche à détacher des prismes des écailles
longues et minces, en plaçant une espèce de ciseau sur une ligne qui couperait trois faces du prisme et en frappant un coup sec sur le ciseau. Cette écaille , que l’on obtient avec assez de facilité quand la pierre est fraîchement tirée, offre en dessous une surface large , en dessus une plus étroite , sur l’un des côtés , une autre qui se termine en coin aigu , enfin, sur le côté opposé , une quatrième face formant un talus beaucoup plus court que celui du coin. On la divise en plusieurs parties, suivant l’étendue que l’on veut donner aux pierres à fusil , à l’aide du tranchant d’un ciseau d’acier, fiché dans un culot de bois: un coup avec une rondelle de fer emmanchée, suffit pour opérer la division. On termine les pierres avec la rondelle , de manière que trois faces latérales , que l’on nomme les flancs et le talon , soient suffisamment inclinées sur Y assis , ou face supérieure , et que la mèche, ou partie qui frappe les platines, soit bien affilée. Un ouvrier ordinaire fabrique trois cent à trois cent cinquante pierres par jour.
Le quarz-agate grossier, caverneux ou carié , plus connu sous le nom de pierre meulière , que l’on exploite au milieu du calcaire, à La Ferté-sous- Jouarre, fournit dans un rayon fort étendu toutes les meules qui servent à la mouture.
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^ * QUARZ-AGATE CALCIFÈRE.
Car. Soluble en partie , et avec effervescence , dans l’acide nitrique.
En masses compactes.
Rayant le verre ; cassure lisse , terne , légèrement conchoïde.
Opaque.
Blanc-jaunâtre ; blanc-grisâtre.
Composition : Silice ; chaux carbonatée.
Il accompagne souvent le quarz- agate pyromaque.
Le quarz-nectique ne paraît être qu’une modification du quarz-agate calcifère , qui contient moins de chaux carbonatée , et qui jouit d’une si grande légèreté qu’il surnage l’eau jusqu’à ce qu’il soit pénétré de ce liquide. A l’exception de la cassure qui est inégale, et de sa fragilité, qui ne lui permet que très-rarement de rayer le verre , il est en tout semblable au précédent.