III. QUARZ-RÉSIîîITE
Syn. Ilydrophane. — Opale. — Girasot. — Peehstein. — Pierre de poix. — Pissite. — Xilopale. — Bois pétrifié.
Car. Insoluble dans l’acide nitrique ; infusible au chalumeau.
Massif ; compacte ; concrétioftné : pseudomorphique.
Rayant le verre; médiocrement étincelant sous le briquet. -**
Cassure : largement conchoïde, ayant le luisant de la résine.
Pesanteur spécifique : 2,o4 à 2,3i.
Translucide ; opaque.
Blanc-laiteux , tirant au jaunâtre ou au rougeâtre ; acquérant de la transparence par l’immersion dans l’eau ( hydrophanr. ) ; blanc-laiteux.
Nuancé de bleuâtre: irisé dans l’intérieur {opale) ; blanc-bleuâtre.
Nébuleux ; à reflets rougeâtres et dorés {girasof) ; blanchâtre; d’un jaune de'miel.
Jaunâtre; brunâtre; brun; gris - bleuâtre ; d’un rose vif, mais qui s’altère par le contact de l’air.
Aspect du bois , dont certaines variétés ont conservé la fonne et le tissu.
L’Islande et la Saxe renferment les plus beaux hydrophanes argileux. L’opale est plus abondante en Hongrie que dans aucun autre gîssement ; elle y est disséminée en petites veines ou en couches minces dans un porphyre argileux, en partie décomposé. Le quarz résinite commun se trouve dans un grand nombre d’endroits , mais toujours disséminé en nids ou en veines ; il en existe cependant de petites couches dans le porphyre de la Silésie. Les rognons concrétionnés ne sont pas rares entre
les couches gypseuses du terrain des environs de Paris. La Sibérie , les .monts Ourals et d’ Ataï , le Mexique en offrent çà et là des masses plus considérables. On rencontre assez communément le bois pétrifié , et l’on cite , entré autres gissemens , Moldosko , ou l’on a observé un arbre entier parfaitement conservé , qui avait trente-un mètres de longueur. (Rownson, Voyages en Hongrie , t. 3, p. io4.)
Les hydrophanes , les opales et les girasols sont très-recherchés pour la bijouterie -, on monte rarement les autres quarz-résinites. On attribue à l’imbibilion du liquide la transparence qu’acquiert l’Jbydrophane dans l’eau. On a remarqué en effet que , pendant l’immersion de cette pierre , il se dégage de sa surface une foule de très-petites bulles d’air chassé par l’eau , qui a pris sa place entre les molécules de la pierre. D’un autre côté , celle-ci ne reprend sa translucidité que lorsqu’elle s’est entièrement dépouillée , par l’évaporation , de l’eau interposée. Haiiy prétend , et c’est probablement avec raison , que l’opale ne .doit sa beauté qu’à ses imperfections; il assure que ses reflets sont le résultat d’une multitude de fissures qui interrompent la continuité de sa propre substance , et occasionent la réflexion de rayons différemment colorés.
Parmi les bois- pétrifiés, la structure est ordinairement si bien conservée , qu’il n’est point difficile de reconnaître au tissu , l’espèce à laquelle les frag-
mens ont appartenu ; ils ressemblent au bois naturel pénétre d’huile. Les curieux recherchent les échantillons de troncs de palmier, où des points noirs qui sont ceux d’attache à la tige du pédoncule des feuilles , tranchent agréablement sur le fond blanchâtre qui occupe la place de cette tige.