‹ Minéralogie usuelle, ou Exposition succincte et méthodique des mineraux, de leurs caractères, de leurs gissemens et de leurs applications aux arts at a l'économie. Par M. DrapiezChapitre 57 sur 187 · MÉSOTYPE · texte numérisé non relu

MÉSOTYPE

. Syn. Zéolithe en aiguilles. — Zéolithe rayonnée. — , Crocalithe. — Zéolithe farineuse. — Albâtre zéolithitjuc. — Natrolite. — Zéolithe jaune.

Car. Soluble en gelée dans l’acide nitrique ; fusible au chalumeau avec bouillonnement en émail

spongieux. ,

Forme primitive : Le prisme droit rhomboïdal.

Molécule intégrante : Prisme triangulaire rectangle scalène.,

I1 ormes indéterminables : Bacillaire , libre ou ra- *

(liée ; globulaire-radiée ; fibreuse-radiée ; marne- \ lonnée ; capillaire ; filamenteuse ; floconneuse ; compacte.

Rayant la chaux carbonatée ; cassure un peu>vitneusc.

Pesanteur spécifique : 2,08.

Electricité se développant par la chaleur dans une partie seulement des cristaux.

1 ransparente ; translucide ; opaque. v T

Réfraction double.

limpide ; blanchâtre ; jaune ; rougeâtre ; noirâtre. , , *

Composition : Silice , 49 ; alumine , 26 ; soude ,

' 16; eau, 9. » * ' . î

La mésotype parait être principalement dépendante des terrains volcaniques ; on 1^ trouve remplissant Jes cavités des roches basaltiques à Féroé , " en Islande-, en Angleterre, en Auvergne , dans le Tyrol , en Italie, en Siçije, à Bourbon, à la Guadeloupe. La variété rqugeâtre , ou crocalite * est en- . gagée sous forme globuleuse , dans une roçhe trapéenile amygdaloïdeV renfermant aussi des cristaux de pyroxène et des grains de stilbite rouge , à Adelfors , en Tyrol. La variété jaune , ou natrolithe, se trouve sur le Hochen-Twiel , en Souabe , où elle » a été découverte par Fleuriau de Bellevue ; -en

Ecosse, près de Burnt-Island , dans les îles de Mail et de Canna ; à Marienberg , en Bohême : elle a pour gangue des laves porphyriques pétro-siliceuses d’un gris-veFdâtre ; elle y forme des petites veines ou des masses concrétionnées , souvent fibreuses. Ces masses, assez dures pour recevoir jme espèce de poli , sont quelquefois employées dans la bijouterie.

Silice combinée avec la chauoc., la potasse et Veau.

espèce unique.

APOPHYLLITE.

Syn. Zéolithe d’Hellesta. — Ichthyophtalmite .

Car. Plongé dans l’acide nitrique , il ne tarde pas à s’exfolier, et se résout ensuite en une matière floconneuse et gélatineuse ; fusible au chalumeau en émail blanc ; déiitable par feuillets à la simple flamme d’une bougie.

. Forme primitive : Le prisme droit symétrique. Molécule intégrante : Prisme triangulaire rectangle isocèle. m „

Forme indéterminable : Laminaire.

Rayant légèrement la chaux fluatée ; passée avec frottement sur un corps dur, ce minéral se délite par feuillets.

Pesanteur spécifique ; 2,37.

Electricité vitrée par le simple frottement.

Transparent ; translucide ; opaque.

Réfraction simple.

Limpide ; blanchâtre ; grisâtre ; verdâtre ; rougeâtre. ' . »

Eclat : Nacré.

Composition : Silice , 5i ; chaux , 28; potasse ;

4; eau, 17.

L’apophyllite a pour gisscmcnt principal les mines d’Uto , en Suède , où il été découvert par M. Dandrada ; il y a pour gangue une chaux carbonatée laminaire rougeâtre , renfermant des prismes d’amphibole d’un vert-noirâtre , et du fer oxidulé en très-petits cristaux. L'apophyllite se retrouve aussi , dans la vallée de Fassa, en cristaux jaunâtres ou rougeâtres , mêlé d’amphigène et de . chaux carbonatée , dans un griinstein passant à l’état rie wacke.

ftrotsirme Claesr.

SUBSTANCES MÉTALLIQUES AUTOPSIDES, -

£ ’est-à-dire existant naturellement dans un ou plusieurs • états, douées de l'éclat métallique.

Si les substances métalliques autopsides brillaient constamment de leur éclat particulier, l’étude de cette grande série n’offrirait à l’observateur aucune ^ • chance embarrassante; mais bien souvent cet éclat „ est masqué , soit par une enveloppe terreuse , pro-

duilc par le contact permanent de l’air et de l’eau, soit par un état de combinaison du métal avec un agent quelconque , d’où résulte la transparence ou l’opa- • cité terne , aspect habituel des substances hétéropsides. On sent , d’après cela , combien est difficile l’indi cation des caractères propres à guider le minéralogiste dans la distribution des substances métalliques privées d’éclat. Une pesanteur spécifique au-dessus de une couleur constante dans la

poussière , et qui , à la vivacité près, se trouve être la même que celle du minéral ; un dégagement de vapeurs sulfureuses ou alliacées pendant la combustion , telle est la réunion d’indices sur lesquels l’obsurvaleur doit compter pour placer avec sécurité un : minéral , d’apparence terreuse ou saline , parmi les

substances métalliques autopsides.

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