CUIVRE PYRITEUX
Syn. Pyrite cuivreuse. — Cuivre minéralisé par le soujrè. — Mine jaune de cuivre. — Cuivre ferro-sulfuré. — Sulfure de cuivre et fer.
Car. D’un jaune métallique.
Fusible au chalumeau en un bouton nojr qui finit par se réduire complètement.
Pesanteur spécifique^ 4 ,3ï.
Eclat plus ou moins vif ; brillant dans les cassures fraîches.
Dur ; non malléable ; cédant à la lime ; donnant quelquefois des étincelles sous le choc du briquet ; cassure raboteuse.
Forme primitive et molécule intégrante :'Le tétraèdre régulier.
Formes indéterminables : Massive; concrétionnée. •
Reflet particulier : Irisé.
Composition : Cuivre , 35 ; fer, 3o ; soufre , 35.
Ce minéral , d’üiie extrême importance par la
richesse de ses produits , existe dans le sein de la terre , en veines, filons et couches, et paraît appartenir exclusivement aux formations primitives. Il constitue à lui seul des masses considérables gissantes sur des lits d’amphibole au Kupferberg, en Bohême; Radolstadt , en Silésie; sur les schistes bitumineux de Mansfeld , en Thuringc , sur un schiste argileux de transition ou psammitc ; à Zamabar, en Croatie; au Hartz, etc., etc. Ses couches alternent avec le schiste et la serpentine à Falilun, et Niakopparberg, en Suède; il forme des veines et des filons très-étendus courant dans le granit, en Saxe, à Schaudau; en Norwège , à llaeras; dans le gneiss , à Schwarzwald , en Souabe ; dans une roche quarzeuse, à Clifton, en Perthshire ; à Crombanc , en Irlande ; à Stolzembourg et à Golzberg , dans le Luxembourg ; à Baygorry, Chessy, Saint-Bel et Gyromagny , en France; à Allagne, en Piémont ; dans un schiste micacé , à Bicber , près de Hanau; à Saska, dans le Bannat, et à Schemnitz , en Hongrie ; dans la Sib&ie , dans le Cornouailles. Les substances qui accompagnent ordinairement le cuivre pyrilcux , sont : les chaux carbonatée et fluatée, la baryte sulfatée, le quarz , le grenat, l’amphibole, le talc, le plomb sulfuré, les cuivres natif, gris et carbonalé ; les fers sulfuré , oxidé, et spathique, le zinc sulfuré, etc., etc.
(î’est du cuivre pyriteux que l’on obtient presque tout le métal qui alimente le commerce ; et son
traitement long et difficile varie et se modifie suivant la richesse dés minérais et les connaissances chimiques répandues dans les diverses usines : dans toutes , le minérai est préalablement dépouillé de sa gangue et trié à la main. Le grillage se fait de la manière la plus économique , sur un aire, par tas, sur lesquels on place du bois recouvert de charbon; une cheminée en planche placée au centre du bûcher, sert à faciliter l'inflammation du com-' busliblc ; dans beaucoup d'usines , on dirige les travaux de façon à pouvoir recueillir le soufre que cette opération sépare. On procède à la première fonte du minérai grillé dans un fourneau à manche; elle se nomme fonte crue, parce qu’on n’y ajoute que des scories provenant d’une fonte précédente : le résultat est des mattes que l’on grille et fond une seconde fois avec addition de quarz concassé, dans les proportions de i à io. Cette addition de quarz donne naissance à un laitier trèsabondant qui jouit de la propriété d’entraîner par la vitrification l’o^ide de fer, tandis que le cuivre se rassemble au fond du creuset. On est obligé de répéter dix ou douze fois le grillage et la fonte des mattes; mais à chacune de ces refontes successives, on diminue la quantité du quarz. On obtient pour dernier résultat, du cuivre noir que l’on coule en saumons, et que l’on affine dans un fourneau à réverbère sans cheminée et presque circulaire. On ' essaye de temps en temps l’état de la fonte , et quand
on la juge suffisamment pure , on en tire des rosettes, ou *’on en coule des lingots que l’on porte au martinet ou au laminoir pour disposer le métal à être livré au commerce.
APPENDICE