CUIVRE PHOSPHATÉ
Syn. Mme de cuivre phosphore et antimonial. — Phosphate de cuivre. — Cuivre phosphore.
Car. Fusible , à la flamme, d’-une bougie , en culot métallique, gris, cassant; soluble, sans effervescence, dans l’acide nitrique, qui acquiert une teinte bleue
Forme primitive : L’octaèdre rectangulaire.
Formes indéterminables : Fibreuse; mamelonnée : massive.
Rayant la chaux carbonatée ; facile à gratter avec un corps dur ; poussière bleue.
Pesanteur spécifique : 3,5i à ^O'j.
Opaque ; quelquefois translucide.
Vert; vert-bleuâtre, très-foncé.
Reflet ; Noirâtre.
Composition : Oxide de cuivre , 69 ; acide phosphorique, 3i.
Ce minéral- a été découvert dans la mine de Finberg , près de Rheinbrctenbach , dans la Prusse rhénane. On l’a retouvé à Chemnitz , en Hongrie ; et tout .récemment il a été rapporté des mines de Falhuen au Chili. Partout il a pour gangue le quarz hyalin , sur lequel se trouvent aussi du cuivre oxidulé capillaire et du cuivre natif. Ses filons traversent les psammites. Les cuivres carbonaté et arséniaté , que l’on pourrait confondre avec cette
espèce , si l’on n’avait la précaution de constater comparativement les trois substances, sont loin de se comporter au chalumeau de la même manière que le cuivre phosphaté.
XIVe ESPÈCE.
CUIVRE SULFATÉ.
„ Syn. Vitriol de cuivre. — Vitriol de Chypre. — Couperose bleue. — Sulfate de cuivre. — Hydro-trisulfute de cuivre. Beud.
Car. Soluble dans quatre parties d’eau. Eprouvant au feu la fusion aqueuse , et formant par le dessèchement une masse bleuâtre ; laissant sur le fer poli, humide , des traces cuivreuses lorsqu’on l’y passe avec frottement ; s’effleurissant par le contact de l’air.
Saveur : Stiptique très-prononcée.
Forme primitive et molécule intégrante : Le parallélipipéde obliquangle irrégulier.
Formes indéterminables : Concrétionnée ; amorphe ; pulvérulente.
Fragile ; cassure conchoïde , brillante ; poussière d’un blanc-bleuâtre. •
Pesanteur spécifique: 2,1g.
Transparent ; translucide ; opaque.
Réfraction double.
Bleu azuré ; la croûte effleurie est d’un bleu pâle , verdâtre.
( 3ag )
Composition : oxide de cuivre , 3a ; acide sulfurique , 3a ; eau , 36.
Le cuivre sulfaté se produit journellement dans les mines de ce métal. Les minérais sulfureux , exposés aux contacts successifs ou simultanés de l'air et de l’eau , se décomposent insensiblement : le . soufre s’acidifie aux dépens des deux corps qui exercent, sur lui leur action décomposante; et, de son côté, le cuivre passant à l’état d’oxide par un phénomène semblable , se combine de molécule à molécule avec l’acide sulfurique, à mesure que celuici est formé. Le sulfate qui résulte de cette combinaison , en raison de sa dissolubilité , est entraîné par les eaux qui , quelquefois , le déposent sous forme cristalline , sur les parois des canaux qu’elles parcourent. C’est sur cette explication naturelle qu’ont été fondés certains procédés pour fabriquer, en grand, la majeure partie du sulfate de cuivre versé dans le commerce. On grille les minérais, puis on les arrose avec de l’eau. On laisse se terminer le plus complètement possible la sulfatisation par l’exposition à l’air. Dès que l’on juge l’opération assez avancée , on lessive la matière avec d^ l’eau chaude; on filtre la lessive , on la fait évaporer et on l’abandonne à la cristallisation dans dçs cUviers. Dans les mines où le carbonate de cuivre est abondant , on pourrait l’employer avantageusement à sa combinaison directe avec l’acide sulfurique pour -le convertir en sulfate.
Ce sel est en usage dans diflférens procédés particuliers de la teinture , et surtout dans ceux qui procurent au noir un œil bleuâtre. La médecine externe trouve en lui un puissant escarotique pour ronger les chairs baveuses?
. La dissolubilité et la saveur du cuivre sulfaté suffisent pour empêcher qu’il ng soit confondu avec d’autres substances minérales qui peuvent lui ressembler.
QUATRIÈME GENRE