FER NATIF
Car. Le gris foncé , tirant sur le blanchâtre.
Eclat supérieur à celui des autres métaux , le platine excepté.
Soluble dans l’acide nitrique , qu’il colore en brun-rougeâtre. Fusible au chalumeau.
Dureté assez grande , qui s’accroît par la trempe , et surtout par l’acération ; dans ce dernier cas , le fer devient le plus dur des métaux ; il donne , par le choc du quarz, des étincelles vives et brillantes , qui sont dues à la grande combustibilité du mé- % tal , et conséquemment à la rapidité avec laquelle il
décompose le gaz oxigènc de l’air atmosphérique.
Cassure mettant à nu une multitude de facettes plus ou moins larges, extrêmement brillantes.
Ductilité et élasticité supérieures à celles de tous les autres métaux. Le laminoir le réduit en plaques très -minces, et la filière en fils d’une finesse aussi plus grande que celle des cheveux.
Moins tenace que l’or seulement.
Susceptible d’acquérir facilement et de conserver long-temps la propriété magnétique.
Formes cristallines dérivant du cube ou de l’octaèdre.
Forme indéterminable : Massive."
La nature , si prodigue de minérais de fer, semble , au contraire , avoir mis tous scs soins à nous refuser ce métaf dans l’état de pureté. Son existence fut regardée pendant long-temps comme problématique , ce qui s’explique par le petit nombre de gissemens où l’on a jusqu’ici- reconnu le fer natif. Le seul d’entre ces gissemens qui ait procuré ce minéral cristallisé en cubes , est le centre dé l’Afrique , vers le haut du fleuve Sénégal. Les montagnes de Kamsdorff et d’Eibenstock en Saxe , celles de Miedziana-Gora en Pologne , de Grand Galbert en Dauphiné, de diverses parties de l’Amérique méridionale et de l’île Bourbon , ont fourni des grains et même des blocs de fer natif dans lequel l’analyse chimique a constaté la présence de quelques atomes de plomb et de cuivre.
L’immense généralité des usages du fer, les services importans que chaque jour il rend à l’économie générale et particulière , à la sûreté respective des peuples , aux progrès des. sciences , à la prospérité des arts , dispensent de tous détails qui , sous ce rapport , concernent ce métal , le plus précieux de tous. .
On a divisé le fer natif en volcanique , pseudo- * volcanique et météorique ; ces trois états si différens de la même substance , font l’objet d’un examen particulier.
APPENDICE