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STRUCTURE DES CORPS BRUTS

MINKRALOUIE.

même une «eule, et par conséquent point de solide déterminé. Souvent aussi les clivages ne se manifestent que par des miroitements qu'on aperçoit à l'intérieur du cristal.

L'observation des clivages est souvent très-utile pour distinguer les différents corps. C'est ainsi que le diamant, si caractérisé d'ailleurs, ne se confondrait pas avec le sel commun, quoique cristallisant dans le même système. A plus forte raison distinguera-t-on les substances de systèmes différents, lors même que les formes extérieures seront masquées ou détruites.

Le clivage détermine souvent des divisions en .plaques plus ou moins épaisses, et l'on dit alors que la substance est laminaire ou. même feuilletée. 11 ne faut pas confondre ces divisions avec les stuctures analogues produites par agrégation, § 79.

g 74. Noyra central de» erUiiuix. — Nous ne devons pas négliger d'indiquer aussi un mode particulier de clivage, qui a conduit Hafly à ridée d'un noyau central, dans les différents cristaux qu'un même corps peut présenter. Si l'on a, par exemple, un cristal 337. cubique de fluorine, on trouve qu'il peut se cliver sur chacun des huit angles solides, d'où, avec un couteau, on peut enlever une petite pyramide, à la place de laquelle apparaît une face triangulaire, fig. 557. On peut ensuite successivement enlever des lames parallèles à chacun de ces petits plans, et l'on arrive à former un octaèdre qui se trouve comme placé au centre du cristal.

Si l'on prend, au contraire, un octaèdre de galène (minerai de plomb), on remarque qu'il se clive sur les six angles solides, iig. 558, et qu'on peut également enlever des lames successives à chaque angle, ce qui conduit bientôt à un cube, qui, placé au 358. 539. centre du cristal, semble avoir servi de

point de départ. De même les scalénoédres de carbonate de chaux (pierre calcaire) présentent trois clivages à leur sommet, fig. 559, et, en enlevant des lames suivant ces trois directions, on arrive.à un rhomboèdre central qui semble avoir servi de base à la cristallisation. Tous les cristaux ciivables présentent des phénomènes analogues

D'après ces observations, Hatiy a été ednduit à concevoir dans chaque, substance une forme primitive, ou noyau, et à expliquer l'existence de toutes les autres, qu'il a nommées secondaires, par des lames décroissantes diverses appliquées sur la première, précisément comme les lames qu'on peut enlever successivement.

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