ÉCLAT
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toutes les autres. Cependant il ne varie jamais de 1 éclat métallique à l'éclat vitreux; et, sous ce rapport, il peut avoir quelque* utilité.
ASTÉRISME, CERCLES PARHÉLIQOES, COURONNES.
§ 101. Astérimne. — On connaissait depuis longtemps une variété de saphir qui montrait, par réflexion, devant une vive lainière, une étoile brillante à six rayons. Plus tard, on s'est aperçu que le même phénomène avait lieu par réfraction , en regardant la lumière d'une bougie à travers la pierre. On vit ensuite que plusieurs substances donnaient également des étoiles, à branches plus ou moins nombreuses. M. Babinet a rattaché ces phénomènes à ceux des réseaux dont voici les faits analogues.
Lorsqu'on regarde la lumière d'une bougie à travers une lame de verre sur laquelle on a tracé des stries parallèles', fig. 366, on séo. 561. voit des deux côtés de la flamme une
bande lumineuse perpendiculaire à leur direction. Quand les stries sont croisées â angle droit, on aperçoit deux bandes lu mineuses croisées de même, et, consé-
quemmenl, une étoile à quatre rayons rectangulaires. Cest ce qu'on peut voir en regardant la lumière à travers un linge fin. Avec trois séries de stries, fig. 361, on a trois bandes, et, conséquemment, une étoile à six rayons, etc. Généralement, il y a autant de bandes lumineuses que de directions de stries, et les angles des bandes entre elles sont précisément ceux que présentent les stries elles-mêmes.
Des structures semblables dans les minéraux produisent les mêmes effets. Ainsi, quand on trouve des substancee susceptibles •le chatoiement par réflexion, on reconnaît qu'elles sont fibreuses, à fibres plus ou moins fines , et que c'est perpendiculairement â tes fibres que se montre la ligne de reflet lumineux qu'elles présentent. Le gypse et le carbonate de chaux fibreux, le quartz libreux, le quartz asbestifère (œil-de-chat), etc., présentent ces effets d'une manière saillante.
En examinant au microscope les corps astérisants, on y découvre aussi le plus souvent des structures correspondantes. Ainsi une plaque coupée perpendiculairement à l'axe d'un prisme hexagone de saphir présente des stries qui forment entre elles des triangles équilatéraux : elles doivent donc donner des étoiles
* Ene lame de verre sur laquelle on a passé le doigl légèrement humide produit W ntfmc effet.
à six rayons; un prisme d'émeraude est dans le même cas, etc. Un prisme carré d'idocrase présente sur ses bases, au microscope, des lignes rectangulaires, et il donne» en effet, des étoiles à quatre rayons rectangulaires. Un prisme de sulfate de baryte présente deux systèmes de lignes qui se croisent obliquement» et il produit une astérie à quatre branches qui se croisent de même, etc.
L'espèce d'astérisme que présente une substance peut donc nous donner sur sa structure intérieure des indices qui nous échappent de toute autre manière. Ainsi on doit conclure que les prismes de saphir et d'émeraude sont formés de prismes triangulaires équilatéraux; que les prismes d'idocrase sont formés de prismes carrés; que ceux de sulfate de baryte sont formés de prismes rhomboïdaux, etc. Ce qui prouve, en effet, qu'il en est ainsi, c'est qu'une plaque coupée dans des corps parallèlement à Taxe ne produit qu'une seule ligne lumineuse, ou tout au plus deux lignes rectangulaires dont Tune correspond au clivage de la base.
Les observations, en se multipliant, nous donneront sans doute quelque jour des résultats importants, et Ton verra probablement pourquoi certaines substances, le quartz, par exemple, malgré leur analogie avec d'autres, ne produisent pas d'astérismes ; on déterminera la forme et la disposition des molécules qui con- \iennent au grenat trapézoèdre pour produire des étoiles à six rayons inclinés de 60°, lorsqu'on le taille sur certains angles, et des étoiles à quatre rayons inclinés de 60 et 120° sur d'autres; pourquoi il n'en est pas de même dans d'autres substances du système cubique, etc.; pourquoi enfin les différentes formes d'une même substance offrent à cet égard des dispositions diverses, et quels sont les rapports qu'elles peuvent avoir entre elfes.
§ 102. Cercle parliélique. — Toutes les substances astérisques produisent encore un autre phénomène qui tient aux systèmes de stries parallèles à f axe, déterminées par les arêtes des molécules prismatiques composantes, sur lesquelles la lumière se réfléchit aussi en traversant la pierre. Ce phénomène consiste en un cercle lumineux passant par la flamme qui sert de point de mire. Non-seulement il a lieu dans les substances cristallisées, mais il se voit encore dans toutes les matières irrégulièrement fibreuses, à fibres parallèles, taillées perpendiculairement à leur direction.
g 103. couronnes. — Lorsque les substances sont composées uniformément de fibres régulières, parallèles, et qu'on taille des plaques perpendiculairement à leur direction, on voit à travers ces plaques une couronne circulaire autour dé la lumière qu'on prend
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pour point de mire. Les couronnes sont plus on moins grandes suivant la grosseur des fibres, qu'on peut parvenir à évaluer rigoureusement par la mesure du diamètre des cercles".-
g 104. CwJwrg f wyw i. — On doit distinguer dans les minéraux des couleurs propres et des couleurs accidentelles. Us premières tiennent à la nalure même des corps et sont dès lors importantes pour leur distinction ; telles sont celles des métaux, du soufre, des sulfures, des oxydes, et souvent de leurs composés. Ces couleurs sont toujours uniformes dans toute l'étendue du corps; elles varient seulement d'intensité dans les oxydes, et jusqu'à paraître tout à fait noires, suivant qu'ils sont plus ou moins compactes; mais alors la poussière a toujours la môme teinte, et c'est pourquoi on en indique particulièrement la couleur dans l'exposé des caractères. Les couleurs propres varient quelquefois avec l'arrangement particulier dès molécules. C'est ainsi que le soufre, fondu à 109° et refroidi, présente la couleur jaune et devient cassant; tandis que, porté au point d'ébullition (400°) et refroidi brusquement, il devient brun rouge et mou. Le phosphore refroidi lentement présente une couleur jaunâtre, et il est noir lorsqu'on le refroidit rapidement.
§ 105. couleur» Accidentelles — Un grand nombre de corps, terreux, pierreux et vitreux, sont naturellement blancs; mais ils se trouvent fréquemment mélangés de matières douées de couleurs diverses, qui les colorent dans tout ou partie de leur masse. Ces corps peuvent donc présenter éventuellement une multitude de couleurs différentes, suivant les circonstances où ils se sont formés : c'est ainsi que le cristal de roche est tantôt incolore, tantôt coloré en jaune, en vert, en brun, en noir, en violet, etc.; que l'émeraude, qu'on se figure toujours comme une pierre verte, se trouve tantôt incolore, tantôt bleue, jaune, etc.
On voit fréquemment les matières qui ont cristallisé ensemble se pénétrer dans quelques parties, et celles qui sont colorées se disséminer dans la masse des autres en leur donnant une teinte particulière. Souvent ces sortes de mélanges troublent la transparence des corps, qui en deviennent même tout â fait opaques; mais souvent aussi les ccrps restent alors plus ou moins diaphanes, ce qui indique ou que la matière étrangère est en parti-
* On produit le phénomène des couronnes en projetant l'hnlcioc sur une plaque de verre à travers laquelle on ipgarde la lumière.