‹ Minéralogie, Volume 3Chapitre 33 sur 99 · COULEURS · texte numérisé non relu

COULEURS

cules extrêmement fines, ou qu'elle se trouve dans une sorte de combinaison chimique. Les effets du polychroïsme nous indiquent dans les corps des' dispositions particulières des matières colorantes que peut-être un jour ils nous conduiront à expliquer.

Ces matières colorantes sont quelquefois des principes fugaces que le feu peut détruire, comme dans la plupart des quarte noirs; quelquefois ce sont des principes organiques, comme dans la cornaline, qui doit en grande partie sa couleur rouge à des globules organisés qu'on y voit quelquefois dispersés isolément.

Les couleurs accidentelles ne sont pas toujours uniformes, comme les couleurs propres; d'une part, elles varient d'intensité et de nuances, de l'autre elles se mélangent fréquemment, de manière que la même masse, le même cristal se colore de diverses manières dans ses différentes parties. On indique souvent les dessins que ces diverses couleurs forment entre elles, par les épithètes mbanés, zonaires, tachetés,, pointillés, veinés, nuages, dendritiques, flambés, miniformes, etc. Plusieurs de ces dispositions paraissent tenir aux circonstances qui ont accompagné la formation des corps, et peuvent s'expliquer, comnie les marbrures du savon, par plus ou moins de liquidité et de viscosité des matières au moment qui a précédé la consolidation. D'autres sont des résultats de décomposition de l'intérieur à l'extérieur, ou réciproquement. Les dispositions flambées et ruiniformes tiennent à* des fissures dirigées dans tous les sens, et dans lesquelles ont pénétré des liquides ou des vapeurs qui ont occasionné des décompositions â plus ou moins de profondeur; le marbre ruini— forme de Florence n'est qu'une variété de pierres calcaires prise dans le voisinage des fentes, par lesquelles s'échappent les vapeurs qui constituent le phénomène des fumarolles. (Voy. Géologie.)

g 106. Mm Miperfleieto* — Il y a des couleurs accidentelles qui n'existent en réalité qu'à la surface des corps. Souvent elles tienrnent à des pellicules minces de matières étrangères qui y sont déposées ; ce qui a lieu particulièrement pour certains minerais de fer qui présentent soit sur leurs cristaux (fer oligiste de l'tle d'Elbe), soit sur les stalactites, des teintes irisées, très-vives et plus ou moins variées, que le lavage détruit quelquefois entièrement. Dans d'autres circonstances, ces iris tiennent à l'altération même de la surface, comme il arrive fréquemment dans le cuivre pyriteux.

g 407. Mm intérieur». — - Il y a aussi des iris qui se manifestent â l'intérieur des corps, et dont les uns sont dus à des fissures plus

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