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ceux des pyroxènes en ce qu'ils n'ont pas d'anglej reutrants, et se présentent, fig. e, comme résultant de la réunion de deux cristaux, fig. c, en sens inverse.

On trouve aussi les amphiboles en masses bacillaires ou fibreuses, à fibres droites, divergentes ou entrelacées; à cet état, l'actinote surtout forme quelquefois des masses considérables, des dépôts ou des couches : il s'en trouve aussi en masses lamellaires.

Les amphiboles appartiennent à peu près à tous les dépôts de cristallisation, et l'actinote surtout y forme quelquefois des couches subordonnées ou des dépôts plus ou moins étendus où il se trouve en même temps du mica, du feldspath, des grenats, etc. Le quartz est fréquemment rempli d'actinote disséminée, et forme des roches

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particulières plus ou moins schistoïdes ; quelquefois les calcaires enclavés dans les terrains cristallins en sont aussi remplis. Nous verrons que, mêlée avec l'orthose ou l'albite, l'amphibole forme les siénites et les diorites, § 342. Cette matière est beaucoup plus commune dans les terrains trachytiques que les pyroxènes.

Il est à remarquer qu'en fondant de l'actinote dans un creuset, on obtient, par un refroidissement lent, une matière qui présente les clivages des pyroxènes, d'où il semble résulter une grande analogie entre les deux substances, qui peut-être ne diffèrent réellement que par la cristallisation, , malgré les proportions différentes que présentent les analyses. On connaît des cristaux d'amphibole qui présentent le clivage du pyroxène, ce qui tend â rappeler l'effet de la chaleur sur le sulfate de zinc, etc., § 48.

§ 321. Asbesfe et amiante. — - C'est en grande partie aux substances magnésiennes que nous venons de citer que se rapportent les matières fibreuses qu'on désigne sous les noms (Tasbeste et à? amiante.. Les dépots de serpentine présentent souvent des fissures qui sont remplies de ces matières, tantôt à fibres assez grossières, tantôt, au contraire, à fibres fines et souples comme de l'étoupe de soie : ces matières sont des silicates magnésiens, la plupart hydratés ou hydratifères, et quelques-uns anhydres. On voit quelquefois les passages de la serpentine ou des diallages à ces sortes de substances.

Les pyroxènes offrent aussi des passages à des matières fibreuses souples qui semblent en être des variétés; mais ce sont surtout les trémolîtes qui présentent assez fréquemment ces sortes de modifications; il en résulte des masses fibreuses à fibres peu adhérentes qui sont de véritables asbestes. Celles-ci diffèrent beaucoup de celles qui proviennent des matières purement magnésiennes, en ce que les fibres en sont toujours très-roides, cassantes, et tel+cs qu'en les brisant les mains se remplissent de petites pointes qui font éprouver une certaine douleur. Il paraît cependant que ces asbestes roides n'appartiennent pas toutes à la trémolite, et qu elles en contiennent seulement les éléments réunis en d'autres proportions. Nous verrons aussi des asbestes qui proviennent de l'épidote, § 337.

D. Silicates divers.

§ 322. Les silicates de manganèse, simples ou hydratés, ont jusqu'ici peu d'importance. La Rhodonite est la r seule espèce bien établie; elle est de couleur rose, et sa cristallisation, peu commune,

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aussi bien que sa composition, en font une isomorphe de la wollastonite, et de toutes les substances qui s'y rattachent.

Daïis les silicates de cuivre, qui se font remarquer par la couleur verte, où vert bleuâtre, il n'y a que la Dioptase, substance très-rare, qui soit cristallisée; elle est en prismes hexagones terminés par des rhomboèdres.

§ 323. Calamine. — La calamine, est importante comme minerai de zinc abondant et très-pur. C'est une matière blanchâtre ou jaunâtre, rayant seulement la fluorine; donnant de l'eau par calcination, mais insoluble au chalumeau; soluble en*ge(ée dans les acides, dont la solution donne les indices du zinç,<§ 136, 4°. Elle cristallise dans le système prismatique rectangulaire, et le plus souvent en petites tables rectangulaires biselées de diverses manières. On la trouve aussi en petites masses stalactitiques et mamelonnées, en petites masses fibreuses, qui ressemblent fréquemment aux zéolites, § 347, en masse lamellaire compacte, souvent caverneuse, ou enfin en masse terreuse.

Cette substance se trouve assez souvent comme matière accidentelle dans les gîtes métallifères, principalement avec les minerais de plomb et de cuivre; mais elle forme aussi de grands amas à elle seule dans les terrains de sédiment depuis la formation carbonifère jusqu'au lias. Elle est alors exploitée avec avantage pour la préparation du zinc et du laiton, et elle présente un minerai facile à traiter, qui renferme jusqu'à 68 pour 100 d'oxyde de zinc, lien existe de grands dépôts dans la haute Silésie, en Belgique, principalement près d'Aix-la-Chapelle, où se trouvent les mines de la Vieille-Montagne, et dansée pays de Juliers. Nous en avons en France, à Montalet près dUzès, à Combecave près de Figeac, dont on pourrait peut-être tirer parti. C'est cependant encore de Belgique que nous arrive tout le zinc métallique dont nous nous servons.

La Willebmne, même silicate anhydre, cristallisant dans, le système rhomboédrique, tapisse les cavités de la calamine de la Vieille-Montagne.

§ 524. Zircon. — Substance vitreuse, presque toujours transparente, le plus souvent rouge, quelquefois jaunâtre, bleuâtre et même incolore; d'un éclat gras particulier qui rappelle l'éclat du diamant; toujours cristallisée, et offrant des prismes à bases carrées, ordinairement pyramidés et modifiés de diverses manières, très-rarement des octaèdres.

Assez dure pour rayer le quartz, mais rayée par la topaze; infusible au chalumeau, mais perdant ses couleurs par l'action du feu.

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SILICATES ALUMIISEUX.

Le zircon ne se trouve que disséminé; il existe dans les siénites et dans les gneiss, qui en dépendent, dans les basaltes et les tufs basaltiques, et rarement dans les trachytes. Il se trouve, et souvent en assez grande quantité, dans les sables des ruisseaux qui traversent ces divers terrains : c'est ainsi qu'on en rencontre près du Puy-en-Velay, au Riou-Pézoulion, et qu'il existe à Ceylan, où on l'a d'abord remarqué.

Cette substance est quelquefois employée dans la joaillerie; mais, à l'exception de quelques pierres bien choisies, elle produit en général très-peu d'effet C'est du. zircon qu'on extrait la zircone pour l'usage des laboratoires.

§ 325. G a d ô 1 i n i t e. — Substance noire, vitreuse, rayant le verre avec facilité, fusible au chalumeau, en verre opaque : indiquée en prismes obliques rhomboïdaux, qui sont du moins très-rares.

Elle ne se trouve dans la nature qu'en très-petite quantité, disséminée dans les pegmatites, et n'a encore été observée qu'en Suède, aux environs de Fahlun et à Ytterby. C'est la substance dont on tire Yytlria; elle en renferme de 45 à 55 pour 100, suivant qu'elle est plus ou moins mélangée de matières étrangères.

§ 326, Cérérite. — Substance rosàtre, ou violâtre, tirant au brun ou au gris, très-pesante, rayant difficilement le verre, donnant de l'eau par calcination et infusible au chalumeau.

C'est de cette matière qu'on extrait principalement l'oxyde, de cérium, dont elle renferme 68 pour 100. Elle se trouve avec laC<?'rine, qui n'en renferme que 28, dans les mines de cuivre de Saint- Gorans, à Hyddarhytta en Suède. Les autres matières cérifères sont encore moins riches.

§ 327. T h or i te.— C'est une substance noire, vitreuse, rayant le verre, qui donne de l'eau par calcination, et prend aiors une couleur jaune. Elle forme des nids dans les siénites de l'île de Loewen en Norvège; c'est encore la seule matière dans laquelle on ait .trouvé l'oxyde de thorinium, qui se rapproche de la zircone et de l'alumine.

Silicates ahunineux simples.

Solution, privée de silice, donnant le plus souvent, par l'ammonianui', un précipité floconneux abondant et attaquable par la potasse caustique.

§ 3*28. L'alumine est en général abondante dans tous les minerais de ce groupe; mais souvent aussi elle se trouve remplacée, soit en partie, soit en totalité, par le peroxyde de fer, ou par les

oxydes isomorphes de chrome et de manganèse. Il en résulte que le caractère de donner par l'ammoniaque un précipité floconneux attaquable par la potasse caustique n'est pas absolu, mais on le trouve le plus communément.

§329. Staurotide, Disthène, Andalousite. — Les silicates alumineux simples sont tantôt anhydres, tantôt hydratés, ou nydratifères. Dans les premiers nous n'avons guère à remarquer aujourd'hui que la staurotide, le disthène, Y andalousite, suIh stances disséminées dans les terrains de cristallisation.

r La staurotide, de couleur brune, tantôt transparente, tantôt opaque, difficilement fusible, est en général cristallisée, et en prismes

Le disthène, fréquemment de couleur bleue, ce qui lui a valu aussi le nom de cyanite, est totalement infusible; il se trouve en cristaux prismatiques allongés, minces, mal conformés au sommet, et clivables en un sens, ou bien en petites masses bacillaires et mêmè fibreuses très-denses.

Ces substances appartiennent généralement aux roches métamorphiques. Elles se trouvent toutes deux réunies dans les micaschistes du Saint-Gothard; mais la staiirbtide se présente seule en Bretagne, dans les schistes argileux, et le disthène seul dans les roches quartzeuses du Tyrol, dans diverses roches porphyriques, etc.

Vandalousite, ordinairement opaque, blanche, grisâtre, rougeâtre, cristallise en prismes rhomboïdaux très-rapprochés du prisme carré. Elle présente aussi de petites masses à fibres fines, avec lesquelles on a confondu certaines variétés de disthène. Sa variété la plus remarquable est celle dont nous avons parlé sous le nom de macle, g 59. Cette substance se trouve dans les terrains cristallins, ou métamorphiques, en Bretagne, en Forez, en Tyrol, en Bavière, etc.

g 330. Silicate* hydraté* ou hydratifère*. — Ces silicates hydratés sont tous des matières compactes, très-tendres, quelquefois translucides et d'un éclat résineux, le plus souvent opaques et ternes, passant à l'état terreux. On n'en connaît pas de cristallisés, et ce n'est que par l'analyse qu'on peut les distinguer les uns des au-

rhomboïdaux plus ou moins modifiés, fig. a; fréquemment en groupes cruciformes, h etc, qui, dans le principe, l'ont fait particulièrement remarqueret désigner sous le nom de pierre de croix, ce que signifie encore le nom actuel.

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très. On voit dans le tableau des espèces qu'ils se rapportent à trois types, silicates, bisilicates et trisilicates, et qu'ils ne diffèrent dans chaque ordre que par les quantités relatives d'eau, ou d'hydrate, et de silicate. Ceux qui sont hydratifères se distinguent surtout en ce que les acides leur enlèvent facilement une certaine quantité d'alumine.

Ces matières se trouvent en petits nids dans certains dépôts métallifères, en noyaux dans des roches amygdaloïdes, en rognons dans les calcaires, ou dans les matières arénacée»qui en séparent les couches; quelquefois elles forment des amas assez considérables, ou des espèces de filons dans ces dernières; elles constituent, en grande partie, les dépôts argileux qu'on trouve dans les terrains de sédiment, où fréquemment elles sont mêlées de matières sableuses plus ou moins abondantes.

les silicates ferriques qui se rapportent à ce groupe sont aussi tantôt simplement hydratés, tantôt hydratifères; on ne les connaît jusqu'ici qu'en nids plus ou mojns volumineux, dans des dépôts de minerais de fer ou de manganèse.

g 331 .Argiles.— C'est auxsilicatesalumineux hydratés, ou hydratifères, qu'appartiennent les matières désignées sous le nom d'argile, ainsi que les terres labourables qu'on nomme terre forte, terre franche, etc. Ce sont toujours au fond des 3ilicates déterminés, mais souvent salis par des mélanges de toute espèce, qui fréquemment consistent en sables quarlzeux, tantôt purs et tantôt impurs, parce qu'ils proviennent de la destruction de diverses espèces de roches.

Les argiles, qui se trouvent en dépôts assez considérables à la • surface de la terre, sont des matières éminemment utiles. D'un côté, elles arrêtent les eaux de pluie qui filtrent dans les terres de sédiment, et les forcent d'aller s'écouler au jour sous la forme de sources, § 255. D'un autre côté, elles sont employées à un grand nombre d'usages, et surtout à la fabrication des briques et des diverses sortes de poterie, objet d'une haute importance, qui procure l'existence à un nombre infini de familles. Les argiles grossières servent pour les poteries communes; d'autres, plus pures, sont employées pour les terres de pipe ou terres anglaises, et une sorte de porcelaine commune d'un excellent usage. Les belles porcelaines sont fabriquées avec la terre particulière nommée kaolin, qui résulte d'une décomposition de matières feldspathiques.

Les terres à foulon ne sont encore que des argiles calcarifères, grasses au toucher, et se polissant sous l'ongle, qui se dilatent dans l'eau et s'y délayent en rendant ce liquide plus ou moins savonneux. Elles sont de la plus giande importance pour les fabriques

de draps, où on les emploie pour débarrasser les tissus de l'huile dont on a été obligé d'imbiber la laine pour la travailler. En France, les plus renommées sont celles d'Issoudun (Indre), de Villeneuve et de Septôme (Isère), de Flavin (Aveyron), de Rittennau en Alsace.

La pierre à détacher qu'on vend à Paris est une argile calcarifère de la formation gypseuse, § 230, qu'on emploie tantôt seule, tantôt mélangée avec un peu de carbonate de soude, qui lui donne la propriété de raviver des couleurs altérées par les acides.

Les allophanes et les halloysites, qui sont abondantes dans quel- . ques localités, comme celles de Beau vais et de Bayon ne, pourraient être employées avec avantage pour la fabrication du sulfate d'alumine pur, qui est si important dans l'art de la teinture.

Silicates ahunineux doubles.

Solution acide renfermant diverses matières en même temps que l'alumine, et précipitant dés lors par divers réactifs.

§ 532. Cette division, dans laquelle l'alumine est aussi remplacée par ses isomorphes, peroxyde de fer, Fe, oxyde de chrome -Gr et oxyde de manganèse Mn, renferme un nombre immense de corps, dont le tableau ne présente que les plus communs, ou les plus utiles sous le rapport de la classification. On voit qu'il y en a d'anhydres, d'hydratés, <et même d'hydratifères. Dans les premiers, un grand nombre sont à base de chaux, de protoxyde de fer et de manganèse; d'autres renferment de la potasse, de la soude ou de lalithine. Plusieurs, quoiqu'à bases différentes, présentent les mêmes formules de composition, et forment en conséquence des groupes particuliers, ou genres, qu'il importe de distinguer.

Plusieurs silicates hydratés ont leurs correspondants parmi les silicates anhydres, comme la Conichrite dans les Grenats, la Thomsonite dans la Wernérile, la Scolézite dans le Labradorite, la Stilbite dans laCarnatite. Le plus grand nombre sont à base de chaux. Il en est qui renferment plus ou moins de protoxyde de fer, et présentent alors des substances fort analogues, de couleur verte, qu'on a désignées sous les noms de cldorile ou de terre verte. Quelques composés magnésiens, qui ont plus ou moins de rapports avec le talc et les micas, renferment des hydrates de magnésie.

11 y a aussi des composés dans lesquels l'alumine parait faite fonction de corps électro-négatif, et il en résulte des combinaisons de silicates et d aluminates. Cette même substance y est quelquefois encore remplacée, en tout ou en partie, par ses isomorphes. .

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Enfin, certains silicates alumineux renferment du fluor, du chlore, du soufre, dont les fonctions sont peu connues, et d'autres des carbonates, des phosphates, des sulfates de diverses bases, ce qui rappelle les carbonates sulfatifères, § 500.

A» Silicates alumineux doubles anhydres.

§ 533. Parmi les nombreuses espèces de cette division, nous avons particulièrement à considérer : le groupe de formules analogues à la tête duquel se trouvent Yldocrase et le Grossulaire, et qui constitue ce qu'on a appelé les Grenats, puis le groupe ZoUite et Tkallite, qui formé les Êpidotes et auquel se joint la Méioniie; enfin le groupe dans lequel se trouvent YOrthose, YAlbite, etc., de même formule dè composition, et qui forment ce qu'on nomme, en général, le Feldspath, auquel il faut joindre le Labradorite f le Ryacolite, YAndésine et YOligoclase* désignés sous le même nom, quoique de formules différentes. Ce dernier groupe nous intéresse en ce que ses espèces jouent un rôle important dans les terrains de cristallisation; les autres, parce qu'ils s'y rencontrent fréquemment. Nous y ajouterons YÊmeraude, dont le nom bien connu doit faire désirer quelques détails stir les matières qui le portent.

Émeraude. — Béril, aigue-marine.

% 334., Substance vitreuse, rayant le quartz et rayée par la topaze, cristallisant en prismes à base d'hexagone régulier.

Fusible au chalumeau en émail blanc Renfermant de la glucyne. '

Cette substance se trouve généralement cristallisée, et c'est toujours le prisme hexagone qui domine. Ce prisme est très-rarement terminé par des pyramides, mais souvent il se trouve déformé et devient cylindroïde.

Les couleurs sont variées; il y a des émeraudes limpides, ou opaques et incolores; d'autres sont jaunes, vert-bouteille et bleuâtres. Rarement elles présentent un beau vert, qui est dû alors â l'oxyde de chrome.

Giserfient. — L'émeraude se trouve en général disséminée ; elle appartient particulièrement à l'espèce de granit nommée pegmatite. Quelquefois on la trouve dans le gneiss. La belle émeraude verte se trouve au Pérou dans un schiste argileux lié avec des calcaires. Assez souvent l'émeraude est hors de place dans dés dépôts arénacés qui proviennent de la destruction des roches que nous venons d'indiquer. C'est une matière assez commune, qu'on trouve

en France en grande quantité dans les pegmatites du Limousin; il n'est pas rare dans le pays de ia trouver en morceaux brisés dans les tas de pierres réunies pour l'entretien des roules*

Usage. — On emploie pour la bijouterie l'émeraude verte du Pérou, certaines variétés bleuâtres qu'on nomme aigues-marines, et les variétés vert jaunâtre qu'on nomme bêrillz première est la seule qui ait quelque valeur; elle est môme d'un prix très-élevé lorsque, étant assez grande, elle ne présente aucun défaut.

Genre Grenat. . <

§ 335, On nomme grenats des matières qui cristallisent dans le systèriie cubique, et généralement en dodécaèdres rhomboïdaux, ou en trapézoèdres; qui sont toutes susceptibles de rayer le quartz, et (pii sont fusibles au chalumeau. Elles présentent la même formule de composition, quoique les bases soient très- variables; l'une étant tantôt la chaux, tantôt le protoxyde de manganèse, etc.; l'autre tantôt l'alumine, tantôt le peroxyde de fer ou Toxyde de chrome correspondant. Souvent tous ces composés sont mélangés ensemble dans le môme cristal, et les couleurs sont, par suite de cela, très-variables. Le plus communément ce sont des teintes rouges plus ou moins foncées, qui appartiennent particulièrement à YAlmandine; mais il y a aussi des grenats jaunâtres ou verdâtres qui sont, le plus souvent, des Grossulaires, des grenats vert-émeraude qui forment VUwarovite, enfin des grenats bruns et noirs qui constituent la Spessartrne et la Mélanite.

Les grenats sont presque toujours cristallisés, et alors abondamment disséminés dans les diverses roches de cristallisation, principalement dans les micaschistes, les gneiss, les pegmatites, les schistes argileux, les roches serpentineuses, les calcaires qui ayoisinent les terrains de cristallisation. On en trouve aussi dans les terrains trachytiques, basaltiques et volcaniques modernes; dan6 ces derniers, ce sont le plus souvent des grenats à base de peroxyde de fer, c'est-à-dire l'espèce qu'on a nommée mêlante. On trouve aussi le grenat en petites masses granulaires, et même à l'état compacte et lithoïde; quelquefois il constitue alors de petites couches au milieu des micaschistes.

Les grenats des diverses teintes rouges sont très-recherchés par les bijoutiers; ceux qui sont d'un rouge de feu, ou violatres, d'une belle teinte veloutée, sont désignés sous le nom de grenat styrien, • grenat oriental, et forment probablement ce que les anciens appe*laient escarboucle; ceux qui sont d'un rouge tirant plus ou moins

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