‹ Minéralogie, Volume 3Chapitre 81 sur 99 · C. Silicates calcaire^ ou calcarêomagnêtiem · texte numérisé non relu

C. Silicates calcaire^ ou calcarêomagnêtiem

g 318. Nous ne connaissons que deux silicates simples à base de chaux; un bisilicate qui se clive en prismes rhomboïdaux, et un trisilicate qui paraît aussi se rapporter au même système de cristallisation. La plupart des autres pourraient être considérés comme des bisilicates simples, où la chaux, la magnésie, le protoxyde de fer, se substituent les uns aux autres pour former des substances qui se clivent aussi en prismes rhomboïdaux et qui dès lors paraîtraient isomorphes. Cependant Jes analyses semblent aussi offrir des rapports assez constants entre les silicates de diverses bases, pour avoir fait penser qu'il en résultait des combinaisons comme nous les avons tracées dans le tableau des espèces.

Plusieurs de ces corps sont peu importants, et ne se trouvent qu'en nids accidentels au milieu de certaines roches; d'aulres, au contraire, se rencontrent très-fréquemment, et méritent en conséquence qu'on s en occupe plus spécialement : ce sont, d'une part, le diopside et l'hédenbergite, réunis jadis sous le nom depyroxêne, qu'on peut considérer comme formant un genre de minéraux; de l'autre, la trémolite et l'actinote, réunies sous le nom à'amphibole 4 qui forment encore un genre à côté du premier.

Genre Pyroxène.

g 519. On nomme pyroxène des substances blanches, vertes ou noires, qui cristallisent en prismes obliques, qui se clivent, les unes parallèlement aux pans d'un prisme rectangulaire, les autres à ceux d'un prisme rhomboïdal de 92°b& ; les bases du prisme, que le clivage présente quelquefois aussi, sont inclinées à l'axe de 106° à 106° i. Ces substances rayent difficilement le verre et sont toutes rayées par le quartz; elles sont fusibles au chalumeau, en verre incolore ou coloré, suivant qu'elles sont privées d'oxyde de fer ou qu'elles en renferment plus ou moins.

GROUPE DES SILICIDES. — SILICATES CALCAIRES, ETC. 259

On nomme ùiopside des variétés blanches ou d'un vert clair qui ne renferment que de la chaux et de la magnésie, ou une légère quantité de protoxyde de fer. UHédenbergite, d'un vert foncé et presque noir, ne renferme au contraire que du protoxyde de fer avec peu de magnésie ou même pas.

On désigne sous le nom à'Augite des variétés noires, toujours à poussière brune, dont le clivage rhomboïdal est plus apparent, et qui se trouvent particulièrement dans les laves et les produits basaltiques; la composition en est généralement altérée, mais les «aractères cristallographiques sont les mêmes, si ce n'est qu'en général les formes sont plus simples.

Les pyroxènes se présentent presque toujours cristallisés; les cristaux les plus communs sont des prismes divers terminés par des sommets obliques, fig. a> b, c, et souvent des cristaux groupés de ces espèces, ci : ce sont là en général les cristaux noirs des volcans. Il en existe aussi eh octaèdres irréguliers plus ou moins modifiés, e, f. et telles sont les variétés vertes, du Tyrol, qui ont reçu le

nom de fassaile. On connaît aussi les pyroxènes, et particulièrement les variétés vertes, en petites masses bacillaires, lamellaires, granulaires et compactes; mais alors il faut une grande habitude pour les distinguer de beaucoup d'autres substances; il n'y a même que l'analyse qui puisse réellement fournir un caractère net et précis.

Les pyroxènes forment quelquefois des veines, des filons, dans les roches de cristallisation; ailleurs ils sont disséminés dans des calcaires enclavés au milieu de ces terrains, dans les dolomies, dans les grands dépôts de fer magnétique. L'augite se trouve particulièrement dans les laves anciennes et modernes, dans les basaltes, rarement dans les roches trachytiques. Les volcans en ont quelquefois rejeté avec profusion des cristaux isolés, qu'on trouve sur leurs flancs. Ces pyroxènes noirs sont parties constituantes de la roche plus ou moins granitoïde nommée dolérile, où ils sont mélangés avec le labradorite, § 342; ce sont eux qui colorent les basaltes et lesmélaphyres en noir. .

Genre Amphibole.

§ 320. On nomme amphibole des substances blanches, vertes ou noires, fort analogues aux pyroxènes, clivables aussi en prisme rhomboïdal, mais où les faces sont inclinées de 124° à 127°. La composition présente aussi les mêmes éléments que les pyroxènes, mais réunis dans des proportions différentes.

On Homme particulièrement Trémolite des variétés blanches ou légèrement verdâlres, qui ne renferment que de la chaux et de fa magnésie. On désigne sous le nom à'Actinote les variétés d'un vert foncé où la magnésie est remplacée en tout ou en partie par le protoxyde de fer. On donne le nom de Hornblende aux variétés noires qui, comme Taugite, se trouvent particulièrement dans les laves» les basaltes et les roches trachy tiques, et dont la composition est généralement altérée.

La trémolite se trouve en prismes rhomboïdaux plus ou moins allongés, mais dont les sommets sont toujours frustes; l'actinote est en prismes du même genre plus ou moins modifiés, et à sommets dièdres. La hornblende est en cristaux réguliers et bien proportionnés, qui ressemblent beaucoup à ceux du pyroxène augite, fig. a t b t c, d. Les groupements que Ton connaît se distinguent de

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