‹ Minéralogie, Volume 3Chapitre 86 sur 99 · GROUPE DES SUICIDES. — SILICATES ET SELS DIVERS · texte numérisé non relu

GROUPE DES SUICIDES. — SILICATES ET SELS DIVERS

ver parmi eux quelques espèces à un axe, mais la plupart cependant en présentent deux.

Les micas à base de lithine ont été souvent désignés sous le nom de lépidotite, parce que les petites masses qu'ils présentent sont en général composées de lamelles très-brillantes, nacrées, blanches, roses, violâtres, verdâtres, qu'on a comparées aux écailles que portent les ailes des papillons.

On trouve assez souvent le mica cristallisé, mais rarement en cristaux nets; il y a de ses formes qui paraissent présenter des prismes hexagones réguliers, d'autres qui sont en prismes rhomboïdaux, presque toujours obliques. Quelquefois les cristaux sont réunis en masses globulaires, qui sont comme composées d'écaillés brillantes plus ou moins étendues ; ailleurs ce pont des lamelles entremêlées et formant ce qu'on nomme les chlorites écailleuses, ou réunies de manière à former des fibres ou des dispositions palmées. Enfin, le mica se trouve quelquefois en grandes feuilles qui ressemblent à du verre à vitres.

Les couleurs des diverses matières appelées micas varient du noir au vert foncé, au vert clair, au brun, au rouge; d'autres offrent dçs teintes qui vont du blanc au grisâtre, au jaunâtre, au rose, au violet, etc.

Gisement et usage. — Les micas appartiennent essentiellement aux terrains de cristallisation. Ils entrent dans la composition des granits, des gneiss, des micaschistes, des hyalomictes, des leptinites,§ 172, 506, 350, et ils forment, par l'accumulation d une multitude de paillettes disposées à plat, la plupart des schistes argileux; on distingue ces paillettes jusque dans l'ardoise. Ils se trouvent fréquemment en quantités plus ou moins grandes dans les caleairesqui sont enclavés dans les terrains de cristallisation, § 290, 4°. On les trouve encore dans les trachytes, les basaltes, les tufs basaltiques.

Presque toutes les matières sableuses des dépôts de sédiment renferment des paillettes de mica disséminées, qui se distinguent par leur éclat argenté ou doré; ce sont ces paillettes que le vulgaire a prises souvent pour de l'argent ou de l'or; les scbles mômes des derniers dépôts tertiaires en sont remplis dans certains points, et pour ainsi dire formés.

Le mica est de peu d'usage; on emploie les grandes feuilles comme verre à vitres sur les bâtiments de la marine russe, et il s'en fait sous ce rapport une grande exploitation en Sibérie. Du reste, c'est le mica, et particulièrement la variété nommée lépidolite, qui forme les poudres brillantes, argentées, dorées, rosâtres, dont on se sert pour sécher l'écriture. '

g 557 . S od a 1 i te. — Ici c*est le chlore qui entre dans la composition, et l'analyse conduit à concevoir que le chlorure de sotfium se trouve combiné à la néphéline comme le carbonate de chaux dans la cancrînite. La sodalite est une substance blanche, quelquefois colorée en bleu, cristallisant en dodécaèdre rhomboïdal; elle se trouve dans les cavités des blocs de dolomie de la Somma, et paraît faire partie constituante des laves du Vésuve. On la cite en couches épaisses au Groenland au milieu des micaschistes.

§ 358. La Py.rosmalite et l'Helvine sont des substances fort rares, mars remarquables pat- leur ccfrhpo&ition. La première, en prisme oblique rhomboïdal, renferme dans sa composition 14 pour 100 de chlorure de fer. Elle provient des minerais dé fer magnétique de Bjelkà près de Nordmark en Vermeland. Là seconde, en tétraèdre, de couleur jaune, renferme 15 pour 100 de sulfure de manganèse, combiné avec un silicate de manganèse, de glucyne, etc. Elle a été trouvée près de Schwarzenberg eu Saxe, dans une gangue chloritique qui traverse le gneiss, et accompagnée de blende, de fluor, etc.

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