‹ MinervaChapitre 105 sur 294 · Selon d'autres, l'âge de dix-huit ans · texte numérisé non relu

Selon d'autres, l'âge de dix-huit ans

1. Une femme citoyenne portait son nom suivi de celui de son père ou de son mari et du dème d« l'un des deux ; ^eiâsaxûàxY) Xapiou *Ayvou(7Îou.

1Ô4 TRIBUS, DÉMES.

P Tribus (çuXaî). — La population de l'Attique fut répartie par Giisthène en 10 tribus portant les noms suivants* : 'Eps-

XOrifç, AX^r\ic,j IlavôtovtÇj Aeovxîç, 'AxaiiavTtç, OtvTi'tç, KexpOTitç, "^l7:::o-

OwvTÎç» AlavTtç, 'AvTtoxîç. Ges noms dérivent de certains héros attiques, Érechthée, Egée, etc., qui étaient appelés les èzw- \'o^o\. ou «px^iyétai des différentes tribus et auxquels les çuXétai rendaient des honneurs religieux.

Chaque tribu possédait quelques biens et tenait une réunion annuelle à Athènes pour élire ses magistrats particuliers et vaquer aux affaires d'intérêt commun. Les surveillants de la tribu et de ses biens s'appelaient littixeXriTal tîjç fuXïiç et étaient assistés par un trésorier (ra^t'aç).

2° Dèmes [àr\p.o{). — Chaque tribu était originairement composée de 10 paroisses isolées ou dèmes. A l'époque de la réforme de Clisthène, il y avait 100 dèmes, mais' leur nombre s'accrut considérablement dans la suite. Les dèmes étaient des districts géographiques, comme Acharnes, Marathon, Halimus, Myrrhinus, mais plusieurs portaient des noms d'anciennes familles, comme Boutadœ, Dsedalidœ. Ils différaient beaucoup par le chiffre de la population : ainsi Acharnes, à l'époque de la guerre du Péloponnèse, fournit 3000 hoplites, tandis qu'à Myrrhinus, trente citoyens suffisaient pour former un quorum^ dans les décisions relatives aux affaires du dème.

Chaque dème possédait des biens-fonds, qui étaient loués à des fermiers, et administrait ses intérêts civils et religieux (entretien des temples et des routes, police du dème, etc.). Toutes les affaires du dème étaient contrôlées par l'àyopâ ou assemblée des ôruxorat, qui élisait un surveillant ou démarque (ôriiJiapxoç), avec des commis pour l'assister.

1. L'ordre dans lequel nous énumérons les dix tribus était consacré p.ir l'usage • on le retrouve dans tous les documents officiels d'Alhcnes.

2. On appelle ainsi, dans la langue parlementairej le nombre de membres suffisant pour qu'une délibération soit valable.

PHRATRIES, TRITTYES. 105

Le démarque tenait la liste des ôrinôrac (c'est le Xy,^tapx'>'-ov YpaixpiaTerov mentionné p. 103), et ses fonctions prenaient par là une véritable importance dans l'État, car la listû des^ br][i6xai était aussi celle des citoyens. Le démarque, comme la plupart des autres fonctionnaires publics à Athènes, occupait sa charge pendant un an seulement et devait, à l'expiration de ce terme, rendre ses comptes à un vérificateur (eviOuvoç) et aux assesseurs de celui-ci. Des personnes qui habitaient un dème auquel elles n'appartenaient pas s'appelaient syxexTyjtJiévot et payaient un impôt de résidence (èyxTYiTtxôv).

Les magistrats de la tribu et du dème avaient certains pouvoirs disciplinaires à l'égard de ceux qui désobéissaient à leurs ordres.

3° La phratrie ((pparpta) était une subdivision du dème, mais son organisation nous est mal connue.

4° Trittyes (xpiTTûeç). — Chaque tribu était divisée en trois trittyes, à peu près égales entre elles, qui comprenaient plusieurs petits dèmes ou bien un ou deux dèmes importants. Les noms de trittyes *que nous connaissons sont presque tous identiques à ceux de certains dèmes (Kepaixerç, Aaxtàôat, 'EXeuatviot, liatavtetç). La trittye, qui était surveillée par un trittyarque (rptTTÛapxoç) , paraît avoir été surtout une division militaire de la population.

5" Il est vraisemblable que la vieille division des tribus ioniennes (alytxopeTç, yeXéovTsç, etc, cf. p. 90) subsista après la réforme de Glisfhène, mais elle perdit certainement toute importance politique.

En résumé, chaque Athénien appartenait nécessairement à une phratrie, à un dème, à une trittye et à une tribu. Chacune de ces communautés avait ses affaires propres, qui étaient disculées en public, et qui comportaieïTt la nomination de magistrats et de fonctionnaires, la tenue de registres et de comptes, la levée de fonds, la fixation de règlements et le châtiment des délinquants. Le soin de ces intérêts locaux

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