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CHIFFRE DE LA POPULATION

paragraphe précédeat). Les citoyens ainsi créés s^appelaient

ôr.fxoTCoIrjTOt.

Les ci4;oyens proprement dits étaient les fils de parents qui étaient citoyens eux-mêmes. Le nombre des citoyens athéniens atteignait, dit-on, 14 240 en 445-4 et 21000 lors du recensement de 309 av. J.-G. Thucydide (II, 13) attribue aux Athéniens une armée de 29 000 hoplites au début de la guerre du Péloponnèse (431 av. J.-G.). Sur ce nombre, il y avait plus de 3000 métèques, mais il faut ajouter, par contre, les 6-/iT£ç qui servaient .dans la flotte, de sorte que le nombre total des citoyens alors sous les armes peut être évalué à environ 30 000. La proportion des adultes mâles au chiffre de la population dans l'Europe méridionale est d'environ 1 à 4, de sorte qu'on peut estimer à 120 000 le nombre total des citoyens athéniens, y compris les femmes et les enfants, pendant la période classique.

Le fils de parents athéniens recevait son nom au dixième jour après sa naissance. Le fils aîné était généralement appelé du nom de son grand-père paternel ; les autres enfants portaient les noms d'autres membres de la famille dans les deux lignées ascendantes.

A la fête des Apaturies (mois de pyanepsion ou d'octobre), l'enfant était enregistré dans sa phratrie (èyypàçeiv ou elaâYstv eîç Toùç (ppàirepaç)*. Cette cérémonie avait lieu le troisième jour de la fête, que l'on appelait xoupswtcç, Après le sacrifice d'un agneau (xoupetov ou ixstov), les fpâxzpe(; assemblés votaient sur l'admission de l'enfant, et, si le vote était favorable, son nom était inscrit sur la liste par le secrétaire. La liste s'appelait xotvov ou (ppaTsptxov Ypaix^xaTeTov : c'est l'équivalent de notre registre d'état civil.

Les enfants mâles devaient, en outre, être présentés à leur ôrjpioç. Cette cérémonie avait lieu le 1^* hécatombéon (vers le

1. Il s'agit des phratries créées par Clisthène, et non pas des anciennes phratries attiques.

DROITS CIVIQUES. ÎOâ

mois à\d juillet), quand le garçon avait atteint l'âge de dix-sept ans*. Les ôTniôxat étaient appelés à statuer sur son admission. Admis, il était inscrit sur le Xrj^apxtxov Ypaixixaxeïov, liste de ceux qui avaient droit à la Xyj^iç, c'est-à-dire à l'héritage légal et à la possession. Lejeune homme admis, dans undème devenait majeur; à partir de ce jour, il était désigné par son nom, suivi du nom de son père et de celui de son dème, par exemple AyjijlocOévtiç AriixcaOévouç llatavisuç ^. Il avait le droit d'as-« sister aux réunions de l'èxxXriCTta, bien que les devoirs militaires auxquels il était soumis lui permissent rarement d'y prendre part avant l'âge de vingt ans. A cet âge, il était inscrit sur le registre de l'assemblée, iciva^ éxxXriaiaCTTixoç. Il ne pouvait devenir sénateur (pou>ieuTr,ç) ou juge de l'Héliée (yiXtaCTTriç) avant l'âge de trente ans.

La perte des droits civiques ou d'une partie de ces droits s'appelait àxiixia. Certains honneurs pouvaient être conférés à des citoyens, par exemple l'àTéXeta ou exemption des litur^ gies^ la icpoeôpta ou droit à une place d'honneur dans les fêtes, la ffixrjaiç Iv irpuTavelto OU droit d'être nourri au Prytanée, le axéçavoç, OU couronne d'or offerte par l'État, etc.

Un enfant pouvait être adopté (Gexôç) par une personne qui n'appartenait pas à sa famille. L'enfant était alors admis dans la phratrie et dans le dème de son père adoplif. L'adoption (ôéfftç) d'un enfant par un homme sans enfants était considérée comme un devoir de celui-ci envers ses ancêtres, dont il était moralement tenu de perpétuer le culte.

56. Division des citoyens. — On a déjà vu que le citoyen athénien, c'est-à-dire le mâle adulte, qui possédait seul des droits politiques, était nécessairement membre d'une phratrie et d'un dème. Il appartenait aussi à une tribu, car chaque dème faisait partie d'une tribu.

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