ARMÉE SPARTIATE
ment qui prenaient journellement un repas en commun sou
des tentes; ces repas de corps s'appelaient àvôpera ou çiôlxia. Chaque troupe se composait d'environ quinze membres qui comblaient les vides éventuels par des élections. Chaque membre devait fournir sa quote-part pour l'entretien de la table commune. Des règlements, mal observés il est vrai, condamnaient le luxe, l'opulence et toutes les marques d'inégalité : les Spartiates s'appelaient ôVotot, c'est-à-dire pairs ou égaux.
En guise de monnaie, les Spartiates employèrent longtemps des barres de fer, ce qui rendait impossibles les relations commerciales avec l'étranger. Ce système ne fut formellement abandonné que vers 320 av. J.-C, mais, bien avant cette époque, l'argent avait commencé à circuler parmi les périèques. Les rois et les éphores avaient aussi depuis longtemps commencé à acquérir des biens hors de Sparte et à prendre des habitudes de luxe que les lois étaient impuissantes à réfréner.
81. Service en campagne. — Les Spartiates étaient tenus de servir comme hoplites dans l'armée active depuis leur vingtième jusqu'à leur soixantième année. L'armée était divisée, au v^ siècle, en douze là^oi commandés chacun par un Xo^ayôç, Chaque Xôxoç avait un effectif nominal de 500 hommes et comprenait quatre îievTrjxoaTueç et seize évwjxoTtat. A cette époque, les nolk\i(xpy,oi paraissent avoir été les aides de camp des rois. Mais, après la guerre du Péloponnèse, le nombre des Spartiates se trouva tellement réduit, qu'il fallut procéder à une réorganisation de Tarmée : elle fut dès lors divisée en six iJiopat, commandées chacune par un itoXéixapxoç. L'importance numérique des ixôpat variait beaucoup, mais elles contenaient toujours une forte proportion de périèques. Chaque ixôpa était divisée, comme auparavant, en irevTrjy.o cttûeç. Les gardes du roi s'appelaient îuuerç, c'est-à-dire cavaliers^ bien qu'ils paraissent, en général, avoir fait leur service à