‹ MinervaChapitre 15 sur 294 · PONCTUATION, SIGNES NUMÉRIQUES · texte numérisé non relu

PONCTUATION, SIGNES NUMÉRIQUES

Gèôôwpoç, mais bientôt on se contenta de n'en marquer qu'un dans chaque mot, en omettant d'indiquer les sons moyens.

C'est encore à Aristophane de Byzance qu'on attribue l'invention des points (fTTtYiJ.at), -mais des signes de séparation entre les mots se trouvent déjà dans les inscriptions grecques plus anciennes.

Les manuscrits antérieurs au vu'' siècle indiquent rarement les esprits et les accents. En général, les manuscrits antérieurs à cette date sont écrits en lettres onciales continues, sans que les mots soient séparés les uns des autres, excepté là où ils terminent un paragraphe. Tous les procédés usités aujourd'hui pour rendre la lecture facile sont restés presque inconnus des anciens.

8. Signes de numération. — L'emploi des lettres de l'alphabet comme signes de numération, de 1 à 24, se rencontre parfois à partir du iV^ siècle: les grammairiens d'Alexandrie adoptèrent ce système lorsqu'ils divisèrent Ylliade et VOdyssée en vingt-quatre chants. Vers 250 av. J.-C, on trouve, d'abord sur les monnaies d'Alexandrie et de Tyr, puis dans toute espèce de documents, les signes numériques empruntés à l'alphabet grec tels que les grammaires et les lexiques les donnent aujourd'hui. Il faut remarquer que l'alphabet servant à la numération possède les signes f (= 6) et Q (= 90), qui manquaient à l'alphabet ionien, en même temps que les lettres ioniennes X, w, Q; il est donc probable que nous avons là l'œuvre d'un savant d'Alexandrie à qui l'ancienne histoire des alphabets grecs était familière. On ajouta un nouveau signe, 7î> (sampi - 900), à la fin de la série; c'est probablement, comme son nom l'indique, la combinaison d'un S (C) et d'un n.

Dans les inscriptions, en particulier dans celles de l'Attique et du Péloponnèse, on trouve des signes de numération différents. Les chiffres de 1-4 sont représentés par des barres verticales,!, II, III, IIII; r (abréviation de Tcév-re) dé-

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