Écriture cursive. — Pendant longtemps les lettres
1. Lorsque ei résulte de rallongement de e, comme dans elvat (écrit ENAI; comparez so-tiv).
2. Lorsque o'J résulte de l'allongement de 0, comme dans pouAv^ (écrit BOAH: comparez le latin volo et la forme homérique ^oXeiaO-
KCRITUIU^: CURSIVI'J. \)
grecques écrites, appelées onci<2/es ^ ressemblèrent aux lettres majuscules ou capitales des textes lapidaires, avec cette différence que les premières affectaient parfois des formes arrondies : C pouri, (■ pour E, (Opour O. L'habitude d'écrire rapidement, dans la pratique des affaires, donna naissance à l'écriture dite cursive^ dont les caractères sont analogues à nos minuscules. A partir du ix^ siècle après J.-C, les lettres bnciales ne furent plus employées que rarement dans les manuscrits, et l'écriture cursive en minuscules devint la règle.
Les manuscrits en onciales présentent déjà quelques ligatures^ c'est-à-dire des groupes de lettres tracées d'un seul trait de plume, avec certaines abréviations convenues. Ces ligatures sont très fréquentes dans les manuscrits en cursive et furent même reproduites par les premiers imprimeurs de textes grecs. L'étude de ces ligatures, qui varièrent avec les époques et les écoles de calligraphie, permet souvent de déterminer la date et la provenance d'un manuscrit.
7. Accents, ponctuation. — L'esprit rude était indiqué par le signe I- (moitié de la lettre H)j c'est un usage qui paraît originaire de la Grande-Grèce, des villes d'Héraclée et de Tarente. Les grammairiens d'Alexandrie s'emparèrent de ce signe et du signe opposé, i : de là -Y esprit rude et V esprit doux de nos textes.
La notation des accents est attribuée à Aristophane de Byzance, fameux grammairien d'Alexandrie qui vivait vers 260 av. J.-G. et qui pensait faciliter ainsi la lecture d'Homère. L'accent grave marquait le son moyen, l'aigu un son plus élevé, et le circonflexe un son alternativement plus élevé et plus grave. A l'origine, chaque syllabe portait un accent :
1. Unciales lilterx. Ces mots ne se trouvent employés que dans un passage de saint Jérôme, où ils désignaient simplement de grandes lettres [uncÀa). On a pensé qwhmciates eiait une corruption du texte pour initiales^ mais la désignation de lettres onciales a prévalu.