ÉDILITÉ
impunément. Leur pouvoir principal, développement de leur us auxilii primitif, ou droit de délivrer des prisonniers, l'tait Vintercessio^ c'est-à-dire le droil d'opposer leur j;e/Q aux actes projetés deJousJesa.utres magistrats ou même d'un de leurs collègues. Ce droit, complété par l'inviolabilité personnelle, leur assurait unjcoiUrôl^^)res^ue^^ sur les personnes de tous les citoyens. Seuls, un autre tribun ou un dictateur pouvaient empêcher un tribun d'arrêter.la marche des affairesjpubliç^ues, à l'exception toutefois du çens et des autres fonctions censoriales, sur lesquelles leur pouvoir ne s'étendait pas.
Les tribuns étaient élus par les comices tribules^^ assemblées dont les patriciens faisaient partie, mais où ils n'avaient, comme nous l'avons vu plus haut (p. 158), que peu d'in» fluence. A l'origine [4.9j^ay. J.-C), il y en eut deux ou cing; puisj)n porta leur nombre à dix (457 av. J.-C). Tous les tribuns étaient nécessairement plébéiens.
Sylla, en 82, diminua beaucoup le pouvoir et la dignité des tribuns, mais Pompée, en 70, leur rendit tous leurs anciens privilèges. Apres cette époque, ils abusèrent si souvent de^leur veto, qu'ils soulevèrent une réprobation générale, César, pour les paralyser, s'investit lui-même de la tribuniciajootestas.
124. Les Édiles étaient plébéiens ou curules. Les premiers n'étaient, à l'origine, que les auxiliaires des tribuns et les gardiens des plébiscites ; mais les patriciens, pour les détacher des tribuns, leur attribuèrent certaines fonctions spéciales. En 36 6 av. J.-C, deux édiles curules patricie^na furent nommés pour surveiller les jeux publics^; mais, plus
1. A l'origine, ils furent nommés par les concilia plebis curiata, puis, à partir de 471 av. J.-C, par les concilia plebis tributa, d'où les patriciens étaient exclus.
2 Ce n'était là qu'un prétexte; en réalité, les patriciens voulaient pouvoir traiter avec la plèbe par l'entremise de magistrats autres que les tribuns et appartenant à leur ordre.