CANDIDATURES
le dictateur était supérieur à tous les autres; les tribu: étaient supérieurs à tous les magistrats s^f le dictateur^; un consul était supérieur à un censeur ou à^un préteur, etc.*. Le veto pouvait s'exercer de diverses manières. Par Vinlercessio^ un magistrat annulait, autant que possible, une mesure déjà prise (par exemple quand les tribuns faisaient sortir un citoyen de prison). Par la prohibition un magistrat empêchait un magistrat inférieur de donner suite à une résolution prise par lui. Un magistrat inférieur lui-même pouvait empêcher un magistrat supérieur de tenir les comices en recourant à i'obnuntiatio, c est-à-dire en annonçant que les auspices étaient défavorables, ou à la spectio, c'est-à-dire en annonçant qu'il voulait observer le ciel {servare de caelo). Ce dernier expédient devint fort ordinaire dans les dernières années de la République et donna naissance aux plus audacieux abus.
132. Candidatures. — Tout Romain était inscrit par les censeurs dans une centurie, au cens qui suivait l'époque oii il avait atteint râge de dix::sepit ans. Depuis ce moment il était électeur, mais il ne devenait éligihde (sauf les dérogations exceptionnelles autorisées par des lois) qu'aprè^,, avoir servi pendant dix ans dans l'armée.
I/g^dre suivant lequel on pouvait exercer les magistratures fut fixé 'en 180 av. J . -G . jpar Ja lex Villia annalis. Un citoyen était tenu de suivre la carrière des honneurs (cursus^honorum) en passant successivement par la questure, l'édilité curule, la préture et le consulat. Deux ans d'intervalle étaient exigés entre deux magistratures consécutives. Ainsi, un citoyen pouvait être questeur à 28^ ans, édile à 31,
1. Les tribuns pouvaient se faire opposition l'un à l'autre (cf. Tite Live, 11,43,3; 44,3,4), mais il arrivait plus souvent qu'ils agissaient de concert pour exercer collectivement leur veto {pro collegio, Tite Live, ÏV, 26, 9).
1. On ne connaîL pas ex.'ictement les degrés inférieurs de cette hiérarchie.