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COLLÈGE PONTIFICAL

ties entre deux prêtres, le pontifex maximus__et__\e 2xç^ |j ^^^orurn~ôûrsacrificulus. Ge dernier, bien que traité parfois comme le grand prêtre par excellence, n'offrait en réalité qu'une partie des sacrifices où le roi avait officié précédemment, en particulier ceux que l'on célébrait au premier jour de chaque mois, he^pontifex maximus était le véritflhJpLUbf^f fit. Ift gardien de la religion d'Êtat^ **

Le ^rand pontife habitait l'ancien palais royal nommé Regia, Il nommait \Q rex sacrqrum et quinze autres fîamines^^ par voie de consultation des auspices, suivant l'ancienne coutume. C'est lui qui choisissait et surveillait les Vestales. Il avait aussi dans son ressort les mariages religieux ( confarreatio ) et d'autres cérémonies importantes touchant à la fois aux intérêts des familles et à ceux de l'État; avec l'aide de ses collègues*, il avait la garde dii Qalendrier et annonçait, au premier jour de chaque mois, les fjtes qui devaient y prendre place. Les fonctions de grand pontife étaient à vie. --

Il y eut d'abord neuf pontifes, chiffre qui fut porté à quinze après l'époque de Sylla, à seize après celleje César (46 av. J.-C); à l'origine, ils choisissaient leurs collègues par cooptation et nommaient le grand pontife, mais aigres que la^Je^ Ogulnia (300 av. J.-C.) eut ouvert le collège pontifical aux plébéiens, le peuple^btint. graduellement le droit de

1. Un flamen était un prêtre attaché au service d'une divinité particulière. Le mot signifie celui qui est inspiré ou celui qui souffle le feu. Les anciens le dérivaient à tort de fxlurn, nom du bonnet que portaient les Ûainincs. Les trois principaux flamines étaient le/?. D/aits (de Jupiter)j le fl. Martiidis et fl. Quirinalis. La femme du fi. Dialis, dite flaniimca, avait quelques devoirs religieux, comme la femme de Tarchonte roi athénien (cf. supra, p. 111).

2. Les autres pontifes faisaient aussi fonctions de prêtres toutes les fois qu'il n'y avait pas d'autre prêtre spécialement désigné ou que le

rétre spécial était empêché de remplir ses fonctions. ,i. Non pas le peuple tout entier, mais une sorte de comice sacerdotal oi!i[i(»sè doB dix-sept premières tribus, désignées par le sort, entre lea trente-cinq, dans une réunion des comitia tributa.

CÛLLÈGii: AUGURAL.

lua

désigner les j^qnùfes^qui devaient être cooptés par leurs collèguesTVomme la reine d'Angleterre donne au chapitre d'une cathédrale le congé d'élire à l'épiscopat telle ou telle personne dont elle a fait choix elle-même. Dans ces conditions, la cooptation du collège équivalait à une simpb confirmation. Le collège des aucjm^s (au nombre de quinze après Sylla et de seize après César) avait la Q-arde héréditaire des règles concernant les ;iuspices. On a déjà vu quelle était l'importance des auspices dans le jeu des institutions politiques de Rome. Il ne l]aut pas les confondre, comme on le fait souvent, avec les présages, omina, tels que les orages, que les dieux envoyaient spontanément pour avertir les hommes. Les auspices^ étaient des réponses formelles, par ouio]i par non, à des questions posées aux dieux suivant des formules régulières et par des personnes régulièrement qualifiées. Un homme qualifié pour interroger les dieux était dit « avoir les auspices » [habere auspicia)^ et le fait que les patriciens seuls jouissaient de ce privilège fut la source de grandes contestations entre eux et la plèbe. On finit par aboutir à une transaction. : tandis que les patriciens gaulaient leurs privala auspicia, tous les magistrats indistinctement devaient avoir les puhlicaauspicia . PôîTr ces derniers, le théâtre d'observation ou temrplum éFait Vavguraculum du Gapitole; on pouvait aussi, avec l'autorisation des auspices pris sur le Gapitole, transporter l'observatoire aux Rosira (sur le Forum) ou au jardin

F ig. 34.

Augure ei poulet sacre ',

L L'augure lien un bâton recourbé en crosse dit liluus; cf. fig. 30.

MIN'FUVA. l'i

FECIAUX.

de Scipion (Champ de Mais). Les généraux, avant de partii* en campagne, prenaient les auspices sur le Gapitole, et s'ils s'apercevaient qu'ils étaient viciés par quelque irrégularité, ils devaient revenir à Rome pour en prendre de nouveaux- (repetere auspicia] . L'inconvénient de cette règle sévère fit imaginer les auspicia ex tnpudiis, tirés de robservationl

Fig. 35. — Poulets sacrés dans leur cage.

des poulets sacrés que le général emportait avec lui. La tenue d^s assemblées^'investiture des magistrats et les déci-, eions des chefs d'armée en temps de guerre étaient égale-ment subordonnées- à la consultation préalaljle des auspices.

Lès'féciaûx~t/etm/es) étafent les gardiens des rites exigés pour la déclaration de la guerre au. le rétablissement do la paix.

Les quindecemviri saons faciuridis , chargés à l'origine par Tarquin de la garde des livres sibyllins, avaient Je soin du culte des divinités étrangèi^es, telles que Cybèie, Isis, etc. ^

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